Replay – Charlie Hebdo : comment ne pas céder à l’intimidation ? – Ce soir (ou jamais !) – La peur

Ce-soir-ou-jamais
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Christian Scharetti – Metteur en scène, directeur du TMP de Villeurbanne

Il faut se méfier des émotions. Il y a un équilibre à trouver entre émotions et raison…/…
C’est l’activité de penser qui fait que je n’ai pas peur de la peur.

Kaoutar Harchi – Sociologue et romancière

Je crois qu’il est important à un moment donné d’avoir confiance en soi et la confiance est une sorte de relais salutaire de la peur. Avoir confiance en soi en tant qu’individu libre et intelligent, avoir confiance aux autres, dans l’amour qu’ils nous portent et avoir confiance aussi en ce qu’ils nous font, c’est-à-dire avoir confiance en nos valeurs, la valeur de liberté, la valeur d’esprit critique qui était défendue par Charlie Hebdo…

Eric Dupond-Moretti – Avocat

Je voudrais qu’on en revienne à la question de nos peurs… Comment on islamise nos gamins dans les cités ? Je pense qu’il y a un déficit culturel gigantesque chez ces gamins…
… On a vu un reportage sur l’un des frères. Ils ont un volume lexical réduit à sa plus simple expression. Quelle idée, quelle pensée ça véhicule ? Dans ce vide absolu des illuminés viennent leur raconter qu’il vaut mieux être mort que vivant et que la vraie vie commence après la mort…

Gérald Garutti – Acteur et metteur en scène

L’ignorance est quand même un terreau fondamental du fanatisme… avoir des outils de penser et surtout un rapport au temps. D’avoir le temps de la pensée, le temps du travail. Là nous avons une responsabilité. Évidement qu’il faut raisonner les émotions, enfin la dialectique entre émotion et raison est archi-classique, mais opposer émotion et raison, à ce moment-là il n’y a plus d’art puisque l’art sans émotion est un art mort… Il faut travailler à partir des émotions à construire une pensée, un raisonnement, une alternative, un sens. Et pour ce sens là, tous les outils sont bons. Ça peut être un dessin, un rapport au verbe, une plaidoirie, une forme de pensée.

Kaoutar Harchi – Sociologue et romancière

Il y a tout un travail à faire à partir de la culture, l’improvisation, le théâtre, des ateliers d’écriture etc. mais on ne peut pas nous, en tant qu’individu, prendre en charge ce qui revient à la responsabilité étatique.
… Les temps scolaires sont très importants et à partir du moment où les statistiques vont quand même toutes dans le même sens à savoir que l’école participe à répéter les inégalités sociales, si ce n’est à les rendre d’autant plus fortes, il y a là un chantier qui oui, dépend de nous, mais nous dépasse, et je crois que nous avons tous une responsabilité en tant qu’artiste…

Quimperlé. Soigner grâce à l’art-thérapie jusqu’au 16 janvier 2015

une-des-oeuvres-exposees-a-la-mediatheque_2162373_660x375Le Télégramme – 28 novembre 2014
Jusqu’au 16 janvier, la médiathèque expose une série de portraits réalisés par des patients de la clinique de l’humeur de Kerglanchard, à Quimperlé. Une manière de mettre en lumière l’atelier d’expression plastique créé en janvier 2012 au sein de l’établissement par Chantal Guyader. « Je pense que l’art est une bonne façon d’ouvrir le champ des possibles ». Si la phrase résume le travail que Chantal Guyader effectue quotidiennement avec ses patients, elle peut également s’appliquer au parcours professionnel de l’infirmière. Au pôle psychiatrie depuis près de quinze ans, elle se découvre en 2009 une passion pour l’art. « Depuis je n’ai plus arrêté de peindre ». D’abord pour elle, avant qu’une rencontre avec un art-thérapeute ne l’amène à envisager de pouvoir intégrer le processus créatif comme un maillon essentiel dans la chaîne des soins apportés aux malades. « J’ai débuté dans un cadre expérimental. Je me suis vite aperçue que cela apportait un réel bien-être ». Elle sollicite alors la direction de l’établissement pour l’ouverture d’un atelier d’expression d’art plastique qui voit le jour en janvier 2012 au sein de la clinique de l’humeur. Sur prescription médicale Même s’il est ouvert à tous les patients, l’atelier est destiné principalement aux personnes souffrant de troubles bipolaires qui fréquentent l’hôpital de jour. La participation aux ateliers est prescrite par les médecins de l’établissement. « La plupart sont des novices et découvrent la pratique artistique en rentrant dans l’atelier ; eux-mêmes sont souvent surpris de ce qu’ils sont capables de créer ». Et de citer l’exemple de cette patiente qui, prostrée, pouvait à peine tenir un crayon au début de ses séances d’art-thérapie. « Aujourd’hui, elle a repris confiance. C’est pour elle un lieu où elle peut exprimer beaucoup de sentiments jusqu’alors enfouis ».
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