RAIVVI – La Relation d’Aide par l’Internet pour les Victimes de Viols par Inceste

Les interventions/ateliers – écriture des lettres – Exercices pratiques par l’Art-Thérapie – sont complémentaires à tout parcours médical obligatoire et ne peuvent pas le remplacer. Les interventions peuvent être réalisées en collaboration avec les psychologues ou psychiatres, hôpitaux, centres de soins ou préventions…
Nos services accompagnent les praticiens et professionnels de santé dans leur compréhension de la dissociation péri-traumatique.

livre gérer la dissociation

Exposition à Tours – 22 novembre-1er décembre 2019

Affiche Migrants
Exposition Galerie Neuve 22 novembre-1er décembre

Thématique

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Préface française de la Dre Muriel Salmona
page 16 du livre
Et il pallie la méconnaissance, la sous-estimation et l’incompréhension qui entravent l’identification des violences et de leurs conséquences psychotraumatiques. Restituer aux victimes traumatisées une parole, une cohérence, une vérité, une solidarité et des droits dont elles sont privés. Redonner du sens dans ce qui leur arrive, est une nécessité absolue.

1ère exposition – Samedi 19 mars 2016

Exposition-témoignage sur une dissociation post-incestuelle :
Décomposer pour survivre – Recomposer pour vivre
Le fil rouge de l’exposition est constitué par les travaux artistiques d’une femme qui, victime de viols par inceste et de maltraitances pendant de nombreuses années, a développé une dissociation psychique.
La chronologie des dessins et autres créations permet de mesurer d’une part les conséquences de ces maltraitances sur le psychisme, d’autre part de redonner espoir aux personnes dissociées suite à l’exposition prolongée à des situations traumatisantes : il existe des espaces de liberté pour briser le silence et ce faisant, exister et recomposer son identité.

N’oubliez pas que derrière des syndromes post-traumatique graves,  il existe une personne qui demande à être regardée telle qu’elle est, comme elle est et qu’elle ne veut pas être regardée comme un rat de laboratoire où comme une personne qui amuse « la galerie ».
N’oubliez pas que cette personne n’a jamais demandé  à subir toutes ces conséquences post-traumatiques tous les jours. Elle n’a pas demandé à être violée, à être battue à mort, à être une chose et j’en passe. Elle ne demande qu’à être elle simplement et à être regardée ainsi, comme toute personne a le droit d’être regardée et respectée.

BD

BD – Atelier sur le livre du Petit Prince pour les personnes migrantes à Tours

Le petit prince
Nous avons repris, ce lundi 27 Janvier, le travail sur le livre du Petit Prince, un des thèmes de cet atelier.
Nous avançons doucement, mais les personnes présentes sont très concentrées, très appliquées et comprennent ce que l’auteur exprime. Comme toujours, il avait pas mal de monde.
Nous en sommes au chapitre 22 que nous avons lu, ainsi que le chapitre 23. Parfois nous regardons les épisodes sur le portable, avant de commencer à dessiner.
Nous prenons le temps d’expliquer les mots qui pourraient être un peu compliqué à comprendre, et à trouver des synonymes. Nous avons un dictionnaire à portée de main, pour que les jeunes apprennent à s’en servir.
Un des buts de cet atelier, est de permettre la compréhension de ce qui est lu et de donner l’envie de continuer la lecture.
La partie dessin ne commence donc lorsque tout le monde a bien compris la thématique des chapitres. Les dessins produits montrent bien que tout a été compris, et comment chaque personne l’interprète. Certains mots ont servi de fil conducteur aux créations de cet atelier. Ces mots ont été : poupée de chiffon, train, fontaine et petit prince.
Ce fut un atelier qui a porté à la réflexion, et où les couleurs ont été bien employées.
Une fois tout rangé, nous avons terminé par un goûter.

BMP – Forme sur fond lumineux bleu-blanc

BMP – Forme sur fond lumineux bleu-blanc
Ce dessin est sous-tendu par ce que je vis en ce moment en tant que bénévole dans plusieurs associations. Comme tout évolue très vite, je n’ose pas poser de questions et si j’en pose comme elles sont sans réponses, cela réactive ce qui passait avec les mères nourricières dans mon passé, qui ne répondaient jamais à mes interrogations, qui me posaient des questions auxquelles je ne pouvais pas répondre ce qui provoquait toujours des punitions incompréhensibles pour moi, sauf que je les avais déçues, que j’étais mauvaise, que je n’avais pas le droit d’exister. Alors parfois tout se mélange en moi et cela je peux l’exprimer par le dessin.
En effet, j’aime par moment créer des formes où les lignes se mélangent, où on ne sait pas où ça commence et où ça finit. En même temps, c’est un peu un moment de calme…
Cet composition est née pendant que je réfléchissais sur le phénomène de dissociation, car par moments je n’en vois pas le bout. Alors je suis là, avec mon crayon sur ma feuille, soit à gribouiller, soit à dessiner quelque chose de plus compréhensible. Parfois, c’est ainsi que mes compositions apparaissent.
Comme j’ai toujours ce côté têtu à vouloir comprendre et à vouloir également trouver des solutions, donc des réponses, je peux alors dans ces moments-là partir très loin dans mes réflexions.
Parce qu’il m’arrive de ne pas comprendre pourquoi il n’y a pas de solutions, pas de réponses, cela c’est ce que j’ai vécu avec les mères nourricières. J’en reviens à ce vide, à ce néant quand j’attendais une réponse de leur part, sauf la violence d’une punition.
Ceci reste encore pas mal marqué dans le présent et j’ai cette impression qu’avec le bénévolat ceci s’accentue. Les angoisses peuvent se montrer très violentes et les dissociations également, ce qui du coup augmente la méfiance, la frayeur d’être jugée et mise de côté et par contre coup la nécessité d’être en permanence sur le qui-vive.
Mais, voilà, c’est peut-être ce qui se passe dans toutes les associations, où tout est en mouvement constant et dans des changements. Il n’y a pas vraiment de stabilité dans tout cela, et moi j’ai cette stabilité. Mais la vie n’est pas stable ça bouillonne régulièrement. C’est dans un continuel mouvement. Ça me rappelle la mer et les caprices.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre création ?

Pour en revenir à mon dessin, celui-ci renferme un peu toutes ces situations qui se mélangent, mais cela au final donne quelque chose de beau, de non agressif.
Mais à dire vrai, je ne sais pas si c’est ce que souhaitais. Je n’en n’ai aucune idée. Quand je réfléchis je ne sais pas trop où sont mes émotions ; elles se mélangent trop d’un seul coup. Cela devient comme une bombe prête à exploser, partout sans vraiment avoir de sens précis. Explosion d’un trop plein que je ne sais pas gérer, car c’est trop fort dans mon cerveau.
Donc une fois les traits reliés aux uns aux autres ça finit par faire apparaître une esquisse sans vraiment de début et de fin.
En ce qui concerne les couleurs, il fallait de la lumière, pour que je puisse trouver une porte de sortie. Mais je n’ai pas chercher comment le réaliser, il fallait juste que ma composition soit lumineuse. Peut-être que cela m’évitait de trop réfléchir, ce qui n’est pas bon pour moi, car cela provoque des dissociations. Juste de la lumière.
Mais en attendant j’avais choisi mes couleurs et je comptais bien les déposer sur mon esquisse pour l’habiller.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm. Crayons papier HB. Peinture aquarelle.

Que ressentez-vous devant votre dessin ?

Je reste un peu sans voix quand j’observe ma production sur le chevalet, parce que je me disais que entre mes pensées et la finition de mon dessin il y a une marge. Mais ce n’est pas grave. Qui cela intéresse, c’est un peu comme ces derniers jours qui s’intéresse au fait que l’on ma blessée. Je ne mets pas de point interrogation car je ne veux pas entendre ou lire une réponse malhonnête ! C’est la vie ! Combien de fois que j’entends cela. Alors c’est la vie !
Je pense dissociation quand je regarde ma composition. Mais en attendant cette œuvre est apaisante.