RAIVVI – La Relation d’Aide par l’Internet pour les Victimes de Viols par Inceste

Les interventions/ateliers – écriture des lettres – Exercices pratiques par l’Art-Thérapie – sont complémentaires à tout parcours médical obligatoire et ne peuvent pas le remplacer. Les interventions peuvent être réalisées en collaboration avec les psychologues ou psychiatres, hôpitaux, centres de soins ou préventions…
Nos services accompagnent les praticiens et professionnels de santé dans leur compréhension de la dissociation péri-traumatique.

Avertissement

Il n’y aurait que moi je mettrais mes dessins en privé, mais bon à l’art-thérapeute de voir. Les personnes ne respectent pas la règle du blogue : ne pas copier, collé.
Je veux bien servir d’exemple mais je ne veux pas servir de jouet ou je ne sais quoi d’autre. Les personnes ne me connaissent même pas et ne s’occupent pas de ce que je peux ressentir !

Peut-être serait-il nécessaire de rappeler les règles de ce blogue, ça fait partie des limites ça non ! Bonne journée.

L’art-thérapeute décide de mettre les dessins en privé car en ce moment nous travaillons sur les limites et elles doivent être respectées. Avis au copilleurs !
Si la personne qui pille est la même que celle qui pique les ateliers des consœurs sur Facebook, attention nous allons porter plainte.

« Nous vous rappelons que le téléchargement des travaux présentés sur le site Art-Thérapie Virtus est destiné à un usage strictement privé.
Toute reproduction desdits travaux pour un usage autre que privé effectuée sans le consentement de l’auteur constitue une contrefaçon susceptible d’entraîner des sanctions à votre encontre.
(articles L.122-4, L.122-5, L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle). »

livre gérer la dissociation

Exposition à Tours – 22 novembre-1er décembre 2019

Affiche Migrants
Exposition Galerie Neuve 22 novembre-1er décembre

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Préface française de la Dre Muriel Salmona
page 16 du livre
Et il pallie la méconnaissance, la sous-estimation et l’incompréhension qui entravent l’identification des violences et de leurs conséquences psychotraumatiques. Restituer aux victimes traumatisées une parole, une cohérence, une vérité, une solidarité et des droits dont elles sont privés. Redonner du sens dans ce qui leur arrive, est une nécessité absolue.

1ère exposition – Samedi 19 mars 2016

Exposition-témoignage sur une dissociation post-incestuelle :
Décomposer pour survivre – Recomposer pour vivre
Le fil rouge de l’exposition est constitué par les travaux artistiques d’une femme qui, victime de viols par inceste et de maltraitances pendant de nombreuses années, a développé une dissociation psychique.
La chronologie des dessins et autres créations permet de mesurer d’une part les conséquences de ces maltraitances sur le psychisme, d’autre part de redonner espoir aux personnes dissociées suite à l’exposition prolongée à des situations traumatisantes : il existe des espaces de liberté pour briser le silence et ce faisant, exister et recomposer son identité.

N’oubliez pas que derrière des syndromes post-traumatique graves,  il existe une personne qui demande à être regardée telle qu’elle est, comme elle est et qu’elle ne veut pas être regardée comme un rat de laboratoire où comme une personne qui amuse « la galerie ».
N’oubliez pas que cette personne n’a jamais demandé  à subir toutes ces conséquences post-traumatiques tous les jours. Elle n’a pas demandé à être violée, à être battue à mort, à être une chose et j’en passe. Elle ne demande qu’à être elle simplement et à être regardée ainsi, comme toute personne a le droit d’être regardée et respectée.

BD

BMP – Un corps allongé de côté dans des couleurs

BMP – Un corps allongé de côté dans des couleurs
Quand je ne suis levée, je voulais m’apporter quelque chose d’apaisant et de tranquille, me faire du bien en créant un cocon de bien-être qui serait installé pour toute la journée ; en quelque sorte, mettre des couleurs dans mon cerveau.
Je voulais donc déposer plein de couleurs, mais pas forcément avec un projet. Je désirais que des couleurs puissent respirer entre elles, avec plusieurs mouvements.
Voilà mes idées, elles étaient bien claires dans ma tête, j’étais, et elles aussi, bien dans le présent, même si j’avais un peu de mal à imaginer la forme sur la feuille. Mais je voulais me lancer !

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Mon premier geste a été de dessiner un corps allongé, je pense que pour donner naissance à mon idée, c’était la position la plus propice, pour ensuite l’envelopper de différentes couleurs.
Ensuite, mon autre idée était de ne pas trop rentrer dans trop de détails pour l’intérieur de ce corps. La forme, juste légèrement travaillée devrait suffire.
Au fond de moi, j’étais certaine que la légèreté du corps serait rendue par sa posture et que la gamme des couleurs feraient apparaître ce cocon de douceur et d’apaisement.
Je devais amener dans mon dessin une danse des couleurs qui serait créée par le mouvement de mon poignet mais aussi par celui de ma spatule, le tout enrobé par un bon dosage de mes couleurs.
Je dirais que le secret pour donner de la vie à ma production se trouvait là. Si on ajoute, le désir de profiter du moment présent, j’avais les ingrédients pour passer un bon moment.
J’ai donc commencé par dessiner le corps. Celui-ci couché de profil. Puis, je devais utiliser soit la spatule soit le pinceau.
Le corps dessiné, je suis donc passé à travailler le fond de ma création. J’ai utilisé une spatule de taille moyenne, de couleur blanche. Si je donne les détails, c’est parce qu’observer cela, m’aide à rester concentrée dans le présent.
J’ai mis plusieurs couleurs sur ma palette et avec peu d’eau et ma spatule j’ai commencé par faire apparaître les premiers pas de danse de mes couleurs.
Pour faire mes mélanges sur ma spatule, j’ai mis en même temps, beaucoup de jaune, de blanc, de bleu et de vert. J’ai fait des mouvements légèrement rapides pour éviter toute hésitation dans mes gestes.
Je ne voulais pas voir apparaître la situation de “saccadé”. Je souhaitais qu’une situation de « sécurité » apparaisse comme pour me rassurer moi-même quand la minute suivante allait être présente, quand j’allais avancer dans la naissance de ma production.
Une fois le fond terminé, je me suis occupée à habiller le corps. J’ai travaillé mes couleurs entre elles. Je voulais qu’elles tranchent sur mon fond.
Une fois le corps terminé et en couleurs, j’ai fait les finitions directement au pinceau. J’ai rajouté beaucoup de couleur par ci par là. J’ai observé mon tableau de loin et j’ai rajouté du vert, du jaune, du rouge et de l’orange toujours accompagné de la couleur jaune.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin réalisé sur feuille de format de 50 x 70 cm à grain fin.
J’ai utilisé les couleurs aquarelles  et les crayons de papiers, HB, 3B, 6B

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

Je pense que j’ai bien réussi à traduire l’idée que j’avais en tête. Ce corps baigne dans un agréable manteau de couleurs. Il me donne cette impression de flotter ! J’ai passé un agréable RDV avec les couleurs, mais depuis quelque temps ça me grattouille le cerveau !

BMP – Un moment pour moi

BMP – Un moment pour moi
Pas grand-chose à dire quant à savoir pourquoi que j’ai fait cette production, quoi que ! je voulais prendre mon pinceau et prendre un moment pour moi et mettre de l’ordre dans les tiroirs dans mon cerveau ! un peu comme pour mettre une limite en exprimant et bien voilà stop je peux faire plein de chose pour les autres. Mais là à ce moment précis, je voulais juste me prendre un moment pour moi. Être dans ma bulle. Car faire plusieurs choses à la fois, du moins réfléchir sur plusieurs événements en même temps, je me perds moi-même. Et puis le soleil est là ! avec le vent, avec parfois la pluie, j’apprécie cette instabilité.
Moi je suis là avec mon pinceau et je peins, je suis dans mon cocon et on ne vient pas m’étirer le cerveau dans tous les sens. Ha ! Ha !

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Pour concrétiser mon esquisse, j’ai laissé le geste de mon poignet, ma main avec mon crayon se « défouler » sur la feuille en même temps que je réfléchissais.
Je devais prendre une décision assez « ferme » et je devais donc retranscrire celle-ci en des mots. Mais les mots chez moi, dans ces moments-là, je tournicotte ! Je devais trouver un juste milieu, une situation qui reste encore difficile. Une solution douce, moins radicale. Moins coupeuse de tête ! J’en reviens aussi aux limites.
Pourtant je suis persuadée que ce « juste milieu » pourrait retranscrire beaucoup de souhaits, ou encore expliquer des événements, comme par exemple : attention je vous lance un signale d’alarme, n’aller pas trop loin ou encore peut-être faut-il se réunir et trouver une solution, Peut-être que j’ai d’autres projets, ou encore je n’ai pas trop envie ou encore… ou encore… ! Vous que voulez vous ? ou encore, ou encore ?
Mon cerveau était en mode, je réfléchis et donc je n’avais pas vraiment d’idée de forme à faire apparaître sur ma feuille, mais j’avais besoin de faire des traits qui ne se reliait pas complètement. Pourtant j’avais ce besoin que cette forme soit bien d’aplomb sur du solide, limite encastrée dedans pour que rien ne soit abîmé. Ou bien même si c’était le cas, que les morceaux soient retenus par ce solide. Qu’il reste fort !
Ce n’est qu’après que j’avais eu cette idée qu’il fallait que je dessine un corps, mais ce corps n’aurait pas une forme bien précise. Ah ça j’apprécie par moment. Peut-être pour retranscrire que le mien ne doit pas être encore fracturé, ou abîmé c’est ce qui m’a parlé sur le moment présent. Après il n’est pas sûr que les liens soient bien présents, mais dans ma tête, j’avais cette image de « solide » qui était là et rien ne pouvait se perdre ou autre. Il y avait le visage qui était là et qui apparaissait après le reste du corps qu’il ne soit pas vraiment dans une forme réelle, ce n’était pas grave. Peut-être d’ailleurs que c’était suffisant. Pour moi je percevais cette forme solide et donc c’était le plus important.
Pour les couleurs, j’en voulais des gaies comme pour jeter un sort positif et donc pour faire reculer ce qui me tracassait sur ce moment où je réfléchissais. Donc j’ai posé sur ma feuille du jaune, du bleu, du rose, du orange, du marron, du rouge, du vert… Et c’est en déposant les couleurs que je me suis fait cette réflexion que la tête pouvait fonctionner sans le reste de son corps. Du moment que le cerveau était là. Je ne sais pas pourquoi cette pensée est apparue. Pourtant c’est souvent que celle-ci vient m’effleurer.
Mais pour mon dessin, un corps apparaît, certes pas très sûr dans sa forme mais je sais que le « solide » est là pour tout retenir afin que rien ne soit fracturé ou brisé dans le temps présent. Le côté espérer était là.
Quand le mystère est présent, cela me rassure car cela garde chez moi une partie intouchable que personne ne peut venir atteindre. Il faut parfois ne pas se mettre complément à nu. Il faut garder une intimité.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm.
Peinture aquarelle, crayons de papier : HB, feutres de couleurs.

Que ressentez-vous devant votre dessin ?

Je me sens moins angoissée après je ne peux pas écrire que je n’ai aucune question. Ma forme est là et je me suis défoulée avec et dans les couleurs. Il y avait longtemps que je n’avais pas mis de couleur !