BMP – Quand notre cerveau est pressé et donne du jus de crâne !

BMP – Quand notre cerveau est pressé et donne du jus !
Pression, Harcèlement, Stress, Déprime, trop de travail, etc… et cela finit par nous fait souffrir et finit par presser notre cerveau  dans son jus ! Notre cerveau présente le principal organe du système nerveux tout comme il est l’organe vital du corps. Il nous permet de voir, entendre, bouger, parler, sentir et penser, tout est possible grâce à notre cerveau et à son réseau de neurones encore mystérieux pour moi, mais il gouverne notre comportement, nos souvenirs, désirs et instincts.
Il agit aussi sur notre espérance de vie. À prendre au sérieux et donc en prendre soin est donc essentiel pour assurer son bon fonctionnement. Sauf que voilà, un jour, on entendra par exemple de la bouche d’une autre personne : Allez, encore un effort, tu y es presque ». Nous avons tous entendu cette phrase et vécu cette sensation d’effort. Quand il est question de serrer les dents et de trouver l’énergie pour atteindre ce but qu’on s’était fixé on fait tout pour y arriver, pour ne pas décevoir par exemple, par orgueil etc… On sait que ce serait difficile, mais on décide de le faire malgré tout. Au moment d’agir, il faut trouver les ressources pour atteindre l’objectif fixé. Sauf que ça peut se montrer, par moment, plus complexe et nous conduire vers un grand danger pour nous. Par moment il m’arrive de l’observer sauf que mon cerveau a horreur du vide et ne reste jamais sans rien faire. Un tord !
J’écrirais  que le stress en tout genre est un tueur silencieux. Il pourrait se définir comme étant une réaction de notre organisme face à ce qu’il perçoit comme une agression. Ce qui n’arrange rein à notre cerveau ! Il existe  plusieurs sources de stress : le manque de considération, le mépris, le harcèlement  moral, le harcèlement sexuel, l’incertitude face à l’avenir professionnel, les relations avec la hiérarchie, les conditions de travail… Avec les conséquences importantes comme : trouble du sommeil, problème de concentration, irritabilité, émotivité, perte d’appétit, appétence pour l’alcool sont aussi des signes du stress.
Il faut savoir que travailler sous une pression n’augmente pas la performance. Bien au contraire on part dans une dérive ! La performance diminue dans notre cerveau, car celui-ci est complètement pressé, bouffé par les demandes des autres ou par notre monde de vie etc. Un grand mal être s’installe de plus en plus dans notre cerveau et celui-ci n’arrive plus à suivre.
Voilà pourquoi il est important de prendre soin du fonctionnement de notre cerveau et de le laisser se déconnecter en partie, ainsi cette fonction pause assurera une meilleure concentration entre autre, et cela évitera également de se retrouver en mode pressé comme un citron ! Pour accompagner mon écrit je vais donc faire naître une création sur le fait des dommages que cela pourrait engendrer de ne pas prendre soin de son cerveau.

Comment avez-vous concrétisé votre esquisse ?

L’idée de mon esquisse : je dessinerais un cerveau qui sera compressé à la main avec un presse-agrume, un presse-citron comme pour faire un jus de citron sauf que là, ça sera avec le sang du même cerveau qui se retrouve pressé. Je souhaitais faire apparaître une forme qui ne passe pas inaperçu, car je trouvais que le sujet que j’abordais était important par rapport aux conséquences multiples qu’il peut arriver à la personne.
J’ai donc commencé mes premiers traits pour dessiner le cerveau, ensuite a suivi l’apparition du presse-agrumes, presse-citron et j’ai terminé par le mouvement de la main, qui presse le cerveau qui a pris la place d’un fruit.
Pour le manteau de couleur de mon esquisse, je suis passée dans les tons : rose-rouge, blanc, marron clair, jaune, beige clair. Sans oublier le noir-gris. Quelques finitions ont été faites aux feutres.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Cette production a été conçue sur une feuille de 36 x 46 cm. Comme médium de la peinture aquarelle, un crayon HB pour faire naître mon esquisse. Pour les finitions des feutres.

Que ressentez-vous en face de votre création ?

Je regarde ma création, à ce moment-là, j’ai eu cette réflexion que notre cerveau semble fort, mais en vérité il peut aussi se montrer très fragile, et cela demande à y réfléchir pour prendre cette habitude d’en prendre soin. Je me sens angoissée, mais pas par le fait d’avoir pris mon pinceau, car j’y ai pris de plaisir. Cette angoisse me semble embrouillée avec une autre émotion et là, c’est le point d’interrogation ! Je n’ai pas trop envie de lui donner une suite. Mon vœu est juste de profiter de cet instant présent.

BMP – Écouter l’autre, mais en gardant de bonnes distances

BMP – Écouter l'autre, mais en gardant de bonnes distances

L’écoute est une disposition à résonner avec une autre personne. Mais comment s’investir dans une juste mesure, sans se laisser envahir ni tomber dans l’indifférence ?

C’est une question que je me pose souvent quand j’observe le mouvement dans les associations. On en revient aux limites des deux personnes.
C’est vrai on peut passer son temps à écouter tout le monde et ça dans tous les domaines, même pour aider sauf que voilà cette sur-implication affective, qui finit par transformer l’écoutant en éponge, est vaine et dommageable, car cela pompe l’énergie, ça épuise et puis j’écrirais que la mission (sauver/résoudre) n’est pas réaliste. Pourtant, il y a des personnes qui se noient dans cette écoute surinvestie, et ça je l’ai observé, ce qui concerne ma remise en question comme à chaque fois ! Mais pourquoi avoir cette sur-implication ? Peut-être  par peur de ne pas être assez aimantes ou aidantes pour sauver tout le monde, par souci d’avoir réponse à tous les problèmes, ces personnes ouvrent trop leur cœur. C’est là que cela devient difficile de garder à distance les « affects » d’autrui et d’en observer et reconnaître le subjectif de l’objectif et de bien faire notre travail, sans oublier que l’on est beaucoup moins présent en écoute envers la personne qui nous parle. Puis il y a cet autre catégorie où les personnes s’en foutent un peu de cette écoute. Ça donne encore plus à réfléchir tout ça !
De mon côté, après réflexion, j’écrirais que la bonne distance est dans l’empathie, (mais je peux aussi me tromper) pourtant cette qualité d’écoute, mais aussi de présence cherche à mieux entrer dans la logique d’autrui, à le comprendre plutôt qu’à le juger tout de suite ou à l’influencer.
Cette  empathie permet à l’écoutant de ne pas dépasser son seuil personnel de tolérance et ça, c’est très important, pour se protéger et ne pas péter les plombs. Cette distance d’écoute, c’est une aussi une façon de se protéger en interrompant avec une personne qui par exemple deviendrait envahissante ou agressive sans oublier de lui donner une solution de rechange, un endroit où il pourra trouver une écoute ou un accompagnement si besoin.
Je pense que  bien écouter l’autre,  c’est de rester dans l’empathie, car ceci permet de rester dans de bonnes limites et dans un sérieux. Je vais donc accompagner cet écrit par une production.

Comment avez-vous concrétisé votre esquisse ?

Ma première idée d’esquisse était de dessiner une grande oreille à la place d’un visage et de retranscrire ce dernier en tout petit à côté de cette oreille. Ceci montre que dans cette écoute, pour la mettre en un mouvement positif envers l’autre il ne faut pas oublier nos limites et qui nous sommes. C’est ce qui permet de ne pas se transformer en éponge pour finir par partir en vrille.
À cette oreille, j’ai voulu rajouter un corps, car cela serait beaucoup moins angoissant pour celui qui regarde du moins c’est ce que je pense.
Une fois mon esquisse bien incrustée dans ma feuille, à cette oreille et à ce début de corps j’ai rajouté des couleurs, et ce fut un rouge marron bien mélangé avec du gris, du beige et du jaune pour le maillot. Les finitions ont été faites aux feutres.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Cette production a été conçue sur une feuille de 36 x 46 cm. Comme médium de la peinture aquarelle, un crayon HB pour faire naître mon esquisse. Pour les finitions des feutres.

Que ressentez-vous en face de votre création ?

J’observe ma production, et j’ai eu pensé que l’écoute est très importante pour moi. C’est quelque chose qui reste toujours présente en moi et qui, par moment, m’angoisse fortement. Cette écoute c’est quelque chose qui me lie à l’autre. On n’est pas transparent, on est vivant. Je pense qu’il y aura de quoi continuer à écrire sur l’écoute.