BD – Premier moment de partage  d’arts plastiques à la CSF

La CSF JOUE LES TOURS 10 Rue Gay Lussac, 37300 Joué-lès-Tours
CSF

Il y a quelques jours j’ai fait la connaissance de cette nouvelle association par le biais d’une personne qui fait partie de l’harmonie de Tours. Cette même personne était venue à l’exposition à la Galerie Neuve au Sanitas en novembre l’année dernière.

L’association CSF

Elle a déjà mis en place une aide aux devoirs. Mais aussi une aide pour les personnes étrangères afin qu’elles puissent apprendre le français. Cette association travaille également avec l’association Mouvement vie libre. Une association qui aide les personnes contre l’alcoolisme etc…
Peut-être qu’un partenariat va se faire avec l’association La Table de Jeanne-Marie. Je dois donc voir cela avec la présidente.

Les vendredis

Donc on m’a demandé si j’étais d’accord de venir tous les vendredis partager des moments d’arts plastiques avec des enfants ou des adultes. Pourquoi pas ? je vais essayer. J’ai été accueillie par N. et T.
Ça ne change rien concernant ma présence auprès du centre social Plurielles du Sanitas, de la Table de Jeanne-Marie et l’Amac, même s’il y a eu quelques changements depuis peu…
Ces ateliers commenceront à partir de 17h30 jusqu’à 19h tous les vendredis.


Donc hier j’ai eu mon premier petit groupe, il y avait 8 enfants entre 9 ans et 14 ans. Un mélange de personnes françaises et étrangères.
Nous avons appris à nous connaître avec des premiers échanges. Ensuite je leur ai demandé ce qu’ils souhaitaient faire pour le premier atelier. Ils m’ont répondu : le modelage.
Certaines personnes connaissaient et d’autres non. Dans ce petit groupe tout le monde se connaissait, ce qui était déjà important. L’aide mutuelle pouvait se mettre en place tout de suite.
Pour cet atelier je suis accompagnée par M. mon aide qui est présente avec moi à la Table de Jeanne-Marie. Je lui avais proposé de m’accompagner elle m’a dit oui. Je pensais que c’était une chouette idée.

L’atelier argile

Une fois les morceaux d’argile distribués à chaque personne, j’ai fait une démonstration.
Comment travailler ce morceau d’argile ?
Tout le  groupe était  bien concentré et posait beaucoup de questions. Ce n’est qu’après cette démonstration que j’ai vu naître les premières formes.
Pour ma part, comme je le fais à chaque fois, je passe voir chaque personne. Je trouve toujours qu’il est important de les accompagner surtout quand c’est une première découverte.
J’ai également posé les règles afin que cet atelier se passe dans de bonnes conditions à chaque fois. C’est-à-dire qu’il fallait faire attention au matériel, qu’il fallait s’écouter les uns et les autres, qu’il fallait éviter de parler tous en même temps, qu’il fallait se respecter, mais aussi respecter les idées des uns et des autres. Pas de mots vulgaires ou d’attitude raciste. Pas de bagarres et pour finir qu’il fallait également participer au nettoyage et au rangement.
Mettre des règles, je trouve que c’est rendre responsable la personne dans sa façon d’être mais aussi être responsable de ses dires.
Ce fut un moment de partage qui s’est passé dans une bonne ambiance. À la fin de l’atelier nous avons pris un petit moment pour échanger. Je voulais entendre les divers avis des personnes par rapport à leurs ressentis à cet atelier et je voulais aussi entendre leurs propositions d’ateliers pour la suite, leurs préférences mais aussi ce qu’elles aimeraient découvrir.
Nous avons terminé cette soirée par un petit en-cas préparé par les parents.

BMP – La forme d’un corps aux diverses rayures

La forme d’un corps aux diverses rayures
Il y avait longtemps que je n’avais pas repris mes crayons artist pen black. J’apprécie ces crayons, car cela demande un peu plus de finesse  et de minutie dans mes motifs. Cela m’aide pour la concentration et pour la finesse des gestes.
Je souhaitais aussi garder une légère empreinte sur la forme cubiste mais pour cette production ça sera peut-être moins flagrant.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre idée ?

Pour concrétiser mon esquisse, je suis restée dans l’univers des corps que je fais apparaître dans diverses attitudes et formes.
Un corps couché sur le côté, avec une main légèrement posée sur la bouche.
Ce geste n’est pas apparu comme cela au hasard, non, il exprime le fait qu’en ce moment je me tais devant les divers problèmes que je rencontre dans le bénévolat, problèmes qui me hérissent le poil.
De fait, je ne sais pas si c’est bien de ne rien dire, mais si je commence à donner mon avis, la frayeur apparaît, et je ne peux et ne dois rien dire. Je suis toujours dans cette attitude de ne pas vouloir blesser, mais voilà, parfois je me dis que je devrais parler, que cela m’évitera d’entendre des jugements erronés, mais je n’y arrive pas.
Il y a  comme une muselière qui se met en place automatiquement… Je ressens dans ma bouche une mauvaise chaleur et une lourdeur, puis mes lèvres elles-mêmes se dessèchent. L’interdit de parler, c’est cela. Mais je sais que c’est le passé qui est là, alors je parle au présent et je me répète tu es dans le présent, et ça passe doucement la rumination disparaît et là je me dis : voilà tu n’as peut-être rien dit, peut-être que tu aurais dû, je n’en sais rien, mais une chose est sure : la rumination du passé a disparue !
J’ai donc dessiné un corps légèrement de travers, comme emboîté dans sa forme, et positionné sur le côté. Peut-être qu’on peut percevoir une certaine détente.
En dessinant cette forme de corps, je ne ressentais pas de sensations dans ma tête, mais il fallait que ce corps soit sur le côté, pas autrement..

Qu’avez-vous ressenti en produisant votre travail ?

Je savais que j’allais m’amuser en habillant ce corps de cette couleur noire, qui apporterait pourtant une lumière à ma production. Expliquer comment cela se ferait n’est pas possible, mais je savais qu’il en serait ainsi.
Une fois mon esquisse terminée, j’ai eu besoin de la poser un petit moment sur le chevalet, je voulais absolument percevoir ce corps emboîté car c’est ainsi que je sens le mien par moment. D’office je me suis sentie rassurée et c’est seulement à ce moment là que j’ai commencé à y mettre les premiers traits noirs.
J’ai pris plaisir à habiller ce corps. Car il m’arrive de percevoir mes œuvres nues. Pas assez de couleur, un fond vide etc. un peu comme si je restais sur ma faim. Cela, je ne le voulais pas. Après ne pas vouloir et réussir, ce n’est pas la même chose.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm.
Crayons graphiques, 3B.
Crayons Faber-Castell artist pen black.

Que ressentez-vous devant votre dessin ?

Je regarde ma production, et je trouve que ce dessin est sobre. Tout est bien centré, ce corps n’est pas envahi par l’extérieur et il n’envahit pas non plus l’extérieur. Donc il respire, quoi qu’une oeuvre ne respire pas, elle fait partager une émotion ! oui je délire parfois et même souvent. mais CHUTTT 🙂 !