BD – Atelier Jouer avec les mots à La Table de Jeanne-Marie à Tours

BD – Atelier Jouer avec les mots à La Table de Jeanne-Marie à Tours
Nous étions un petit groupe. J’apprécie, ainsi, je peux être beaucoup plus à l’écoute. Évidemment nous avons respecté les gestes barrières. J’ai installé une personne par table.
Pour cet atelier j’ai été accompagnée par M. C’est la même personne qui m’accompagne aux ateliers au centre social Plurielles.
Comme thème j’avais choisi : Jouer avec les mots.
J’avais repris celui qu’Emmanuelle m’avait proposé lors du confinement.
Je remets le lien. Il m’avait marquée. D’ailleurs, je ne suis pas bien sûre d’avoir bien compris la consigne. Mais j’en ai fait apparaître une forme 🙂

Hier vendredi 10 juillet. Atelier d’arts plastiques à la Table de Jeanne-Marie. J’ai le double des clés donc je peux commencer à l’heure que je le souhaite et je peux fermer à l’heure que je veux.
Nous avons donc commencé l’atelier vers 15h.

BMP – Jouer avec les mots

Consigne : jouer avec les mots

Les mots peuvent aussi trouver toute leur place comme matière à investir, à modifier, à travestir… à penser. L’intérêt majeur d’utiliser les mots est de permettre à la pensée de s’élargir, de prendre du champ, de la nuance, de la distance, de la complexité. Notre pensée consciente s’exprime le plus souvent par des mots mais la souffrance psychique nous les réduit bien souvent à des significations univoques, comme un code informatique qui ne renvoie effectivement qu’à une fonction, alors que chacun de nos mots est riche de plusieurs sens, renvoie à plusieurs expériences… Jouer avec les mots peut donc aider à redonner de l’espace, de la richesse, aux mots employés et soutenir ainsi une plus grande souplesse de pensée.

Je trouvais que c’était important de faire travailler un peu le français. Comme l’atelier de français est en arrêt pour l’instant. Je trouvais que les deux situations suivantes comme : modifier, penser, étaient les bienvenues.
Quand j’ai proposé ce thème d’atelier ça a plu aux personnes même si celles-ci demandaient à en savoir plus, car cela leur paraissait un peu complexe.
Ça je pouvais l’entendre, donc à moi d’expliquer aux personnes que l’on pouvait le travailler d’une façon plus ludique, plus sympa, plus agréable, avec une forme et avec de la peinture.
Je leur ai présenté les étapes suivantes qui pourrait les aider :
• D’abord trouver le mot, ce lien important qui vous aidera à trouver d’autres mots. Par exemple, moi j’avais choisi le mot impossible.
• Ensuite vous prenez une feuille à côté de vous et vous commencez à dessiner votre esquisse que vous allez dessiner plus tard sur votre feuille au propre et vous imaginez vos mots que vous allez trouver que vous allez déposer sur celle-ci. Pour ça, moi j’avais fait des petits traits, que j’avais disposé par endroit pour me donner une petite idée, les traits remplaçaient les mots.
• Ensuite vous imaginez les couleurs que vous rajouterez.
• Pour trouver les mots. Le mot principal, vous l’avez car il vous a permis de trouver la forme de votre dessin, donc maintenant il suffit de changer les lettres de place pour trouver d’autres mots.
Je serai là pour vous accompagner avec M .
On a tout notre temps.
Le début a été un peu difficile mais une fois que les personnes avaient compris ça a été tout seul.
Certaines personnes avaient préféré dessiner l’esquisse, mettre les couleurs et après mettre en dernier tous les mots qu’elles avaient mis de côté.
D’autres ont préféré dessiner l’esquisse, mettre les mots et après mettre les couleurs.
Même si les personnes étaient chacune à leur table, il y avait une bonne ambiance, il y avait toujours cet échange.
Les personnes restent marquées par le confinement, les échanges restent toujours à ce sujet.
Toutes les personnes sont contentes de reprendre les crayons, les feutres et les pinceaux…
Il y a même aussi, des personnes qui viennent pour découvrir, mais aussi pour retrouver le contact. Je leur demande si elle veulent peindre ou dessiner. Elles me répondent : « non peut-être la prochaine fois » alors j’attends, parce qu’en général ça se passe ainsi, la semaine suivante la personne prend le crayon ou le pinceau. Ça ne sert à rien de brusquer, la magie doit opérer toute seule 🙂 et quand le déclic est là, l’inattendu apparaît ! l’émotion se montre.
Les personnes étaient contentes de ce qu’elles avaient crée. Elles avaient appris des mots nouveaux.
Les personnes ont passé un moment apaisant et c’est ce qu’elles demandent en ce moment.
Nous avons rangé ensemble et nous avons terminé par un goûter.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Peinture gouache ou acrylique, pinceau, pastel, crayon de papier.
Feuille blanche 36 x 48 cm. Feutres.

BMP – De l’importance des outils informatiques durant la crise de la Covid-19

BMP – De l’importance des outils informatiques durant la crise de la Covid-19
Je réfléchissais à cette crise sanitaire, j’essayais de réfléchir à ces outils (informatiques) qui ont permis malgré tout de maintenir un contact humain, avec les amies, la familles, les associations et d’avoir des aides, par exemple avec un médecin ou avec des associations.
J’en reviens donc à parler de la technologie, que ce soit avec les téléphones portables ou les ordinateurs.
Pour moi ça a été une aide qui a permis à mon cerveau à ne pas couler dans une grande dépression par exemple.
Pourtant la technologie ce n’est pas mon fort ! Mais là, durant cette période cela a été mon sauveur, malgré ma frayeur liée aux écrans, qui reste encore un peu présente, même si grâce à Emmanuelle, celle-ci à bien diminué depuis.
Mais je dois reconnaître que cela m’a aidée.
Durant cette période difficile pour tous, mes ateliers ont été interrompus brutalement sans plus d’échanges. Bien entendu, la même chose c’est fait avec mon psychiatre. Plus de contacts humains. Je me suis retrouvée chez moi et devant ce monstre d’écran qui lui faisait barrière devant les émotions, les sensations, sans oublier que la présence physique n’était plus la même, que l’odeur de l’abandon était là. Tout était chamboulé ! La seule chose qui n’avait pas bougé c’était le blogue ! Ah ça a été trop top !
Dans ma tête ça hurlait à cause des masques. Mon cerveau n’était pas loin d’exploser !
J’avais mon ordinateur et mon téléphone chez moi qui me permettait d’avoir des contacts à l’extérieur. Comme les télé-consultations avec mon psychiatre ou les 3 séances avec Emmanuelle. Sans cet outil informatique je n’aurais pas pu !
Je vais donc montrer dans ce dessin, cet écran, mon portable, mon ordinateur par exemple a été une aide.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Pour concrétiser cela, je devais donc dessiner mon portable (mon ordinateur aurait pu faire l’affaire aussi). L’important étant de dessiner l”écran et de montrer que cela m’a permis de ne pas couler.
Pour exprimer le “pas couler”, je dessinerai une main bienveillante, une personne de l’autre côté de l’écran qui tient une épuisette et qui va vers la direction de mon cerveau afin de le repêcher avec l’épuisette afin que celui-ci ne coule pas.
C’est l’image que je me fais. L’ensemble de la scène est positif. C’est cela que je voudrais faire apparaître dans ma production.
Pour les couleurs, ce sont celles qui m’ont parlé sur le moment. Dès le départ je n’avais rien qui pouvait évoquer la violence, mais le jaune et le bleu foncé, étaient très présents.
Je ne voulais pas m’attarder sur les finitions avec les crayons de couleurs. je souhaitais être plus souple, moins carrée, quitte à laisser paraître plus de défauts. Mais ce n’est pas pour autant que je ne suis pas restée appliquée. Mais j’avais besoin de ne pas me sentir museler face à cette situation. Je souhaitais garder ce positif devant les écrans. Après la présence physique est importante une différence est là entre les deux pour moi.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm. Crayon de papier HB, 6B, peinture aquarelle, crayons de couleur.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

J’observe ma production, je me sens angoissée. Pourtant je suis contente d’avoir évolué quant à ma frayeur des écrans, même si ce n’est pas encore réglé.
Puis, quand je regarde le cerveau que j’ai dessiné, j’ai envie de rire, car il ne pèse pas bien lourd et pourtant dedans il y en a des choses à découvrir.
Maintenant, le dé-confinement est fait depuis un moment et je trouve qu’il est encore plus angoissant…et les répercutions du confinement sont là également . Tout comme le rien comme avant. Je les ressens fortement tout au long de la journée. C’était comme si qu’on devait se réhabituer à quelque chose. Mais à quoi?
Pas de question en tête !