BMP – Couleurs, positions et gestes des mains

BMP – Couleurs, positions et gestes des mains
On dit souvent que la position du corps est très importante et qu’elle dégage ce que nous sommes, par exemple lors d’un entretien.
J’avais envie de parler de la position des mains, ce geste qui peut être expressif et qui, par moment, peut remplacer les mots.
Le geste de nos mains et leur position, fait partie des règles de la communication envers les autres. C’est comme si  le cerveau parle.
Il n’y a pas longtemps j’ai appris, par un ostéopathe, que justement La position de celles-ci, ainsi que nos bras, nous aident à stabiliser notre colonne vertébrale ainsi que notre corps.
Certains de ces gestes peuvent refléter la confiance et une assurance que nous dégageons face à notre interlocuteur.
Je l’avais déjà appris en formation des Blouses Roses.
Pas mal de personnes communiquent avec les mains naturellement, pour d’autres c’est plus complexe.
De mon côté j’observe beaucoup la position des mains des autres et leurs gestes. Je cherche cette sécurité. J’ai, par moment, cette image que des mains qui ne sont pas très visibles ou très peu expressives avec une attitude plus défensive qui diminue l’impact ainsi que l’honnêteté des paroles de la personne qui me parle. C’est insécurisant. De même, j’apprécie les mains entretenue et manucurée.
Donc ma création retranscrira en une forme cette position et ce mouvent des mains.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Pour cette production je savais que je devais mettre plein de couleurs.
Pour concrétiser mon esquisse, l’idée était donc de dessiner un visage, avec un corps, mais en entier, pas de morceaux, pour cette fois-ci, je les garderais dans ma tête.
Dans ce corps, j’ai fait apparaître ce mouvement des mains et des bras. J’ai cherché à retranscrire cette trajectoire, qui pourrait nous faire comprendre qu’à travers les déplacements des mains et des bras nous pouvons imaginer une force positive. Ce qui est important, c’est la position des doigts et des mains.
Pour recouvrir mon esquisse de couleurs, dans ma tête il y avait la couleur jaune qui me parlait : le jaune = la force, mais aussi une chaleur rassurante.
Les couleurs que j’aurais mises devaient attirer la personne qui observerait ma production, elle serait attirée comme par un aimant.
Par moment pour agrandir cette force, j’ai ajouté au jaune un peu de orange, de vert, de rouge, de marron et de bleu. Tout cet ensemble agrémentait ce geste de mélange entre les couleurs.
Les finitions ont été faites au pinceau et aux crayons de couleur.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm. Crayon de papier HB, peinture aquarelle.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

Je regarde ma production sur le chevalet et la première chose que j’ai tout de suite regardée : et si il y avait de la violence dans le geste des mains et dans leurs positions. Je voulais me rassurer. Dans ma tête, je n’entends pas les angoisses, dans ma tète, je me sens comme sauvée de leurs griffes. J’en profite.

BMP – La tasse cassée

BMP – La tasse cassée
Je vais m’amuser à dessiner une suite d’objets cassés. Peut-être aussi des corps, tout comme continuer la suite sur les productions du cœur. On verra. J’y réfléchis, car c’est un conseil de la dame de Paris qui est venue voir mes tableaux.
Je trouve que quand un objet se casse, sa chute se fait au ralenti et qu’il reste une émotion.
Chez moi on casse beaucoup, les tasses, enfin surtout les queues, les verres et les assiettes, mais moins souvent pour les assiettes. Parfois, je m’amuse à recoller les morceaux. Ce n’est pas simple, mais j’apprécie quand j’y arrive, car il y a cette cicatrice qui est là qui par moment rend la tasse par exemple encore plus solide. Comme quoi !
Ce que j’apprécie également c’est que l’on peut jouer avec les ombres des objets quand on les fait naître sur une feuille.
Je suis attirée par les morceaux, je veux dire les différentes formes quand on les ramasse sur le sol. Je suis toujours intriguée ; parfois quand j’en ai la patience, j’essaie de recoller les morceaux. La cicatrise qui apparaît une fois l’objet recollé peut se montrer très belle.
Comme sur la porcelaine.
On redonne une deuxième vie, c’est cela qui m’attire et celle-ci serait plus forte que la première vie.
Cela me rappelle Le Kintsugi qui est une technique ancestrale pour recoller les objets cassés.
Article de découverte :

Le Kintsugi, l’art de recoller les objets cassés.

Le kintsugi – Métaphore de la résilience

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Pour cette esquisse, j’ai choisi une tasse, car je viens d’en casser une.
Mon envie était par ailleurs que l’on puisse percevoir la force de l’impact du choc quand celle-ci s’est retrouvée part-terre en morceau. Je trouve que cela fait beaucoup de bruit.
De même que je voulais montrer ce que l’on voit quand les morceaux volent en l’air.
Voilà c’est tout cela que je souhaitais retranscrire dans ma production. Ce mouvement, ce choc qui casse un objet, il fallait lui donner vie, comme si on si croyait.
Pour mettre les couleurs, mon idée, était de mélanger la couleur noire d’un feutre avec mes divers crayons graphiques, aux tons gris, sans oublier de jouer avec leurs dégradés.
Pour apporter plus de couleur, plus de fini, j’ai fait apparaître un parterre rouge sanguine-marron et noir et en ponçant légèrement avec mes doigts pour finaliser.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm. Crayon de papier HB, 6B, 3B. Feutre noir, crayon rouge sanguine-marron et noir.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

J’observe ma production et je la trouve vivante, du moins je perçois le mouvement quand la tasse se casse.
J’ai passé un bon moment avec ce rendez-vous avec mes divers crayons. Après il y a quelques angoisses qui passent dans ma tête mais bon c’est gérable, ce qui est important pour moi. Mais je ne me sens pas vraiment stable en ce moment et fatiguée ce qui ne me ressemble pas. Cette sensation je la trouve angoissante. Mais en attendant je me suis amusée avec mes crayons ! Je me suis trop amusée à faire cette production, ce qui m’a plus donner une réalité, comme si on était présent quand la tasse s’est cassée.