« L’intimité est essentielle à l’être humain, mais ses expressions sont sans cesse modifiées par le désir d’extimité. Celui-ci correspond au fait de déposer certains éléments de notre vie intime dans le domaine public afin d’avoir un retour sur leur valeur. Il est différent de l’exhibitionnisme et du conformisme. Il contribue à la fois à la construction de l’estime de soi et à la création d’une intimité plus riche et de liens plus nombreux. Il tient la clé de l’empathie sur Internet, et celle-ci tient à son tour la clé des pratiques pathologiques. »

Serge Tisseron, « Intimité et extimité », Communications, 1/2011 (n° 88), p. 83-91.

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Diplôme universitaire – DU Cyberpsychologie

Du 4 octobre 2019 au 26 juin 2020
120 heures de formation réparties sur 20 journées
de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 16h30

Pour aller sur le site d'accueil, cliquez sur le logo de l'UFR des études psychanalytiques

Cyberpsychologie

Public visé
Etudiants en Psychologie, en Psychanalyse, en Médecine, en Neurosciences et en Sciences Humaines cliniques
Psychologues cliniciens, Psychiatres, Psychothérapeutes, Médecins et Professionnels de la santé et/ou de l’éducation (éducateur spécialisés, ergothérapeute, etc.) ;
Etudiants et/ou Professionnels des Sciences de l’Information et de la Communication et de l’Ingénierie.
Compétences visées
La compréhension du bouleversement des processus psychiques à l’ère des technologies hypermodernes ;
La prise en charge des pathologies liées aux bouleversements des technologies (nouvelles formes de la dépendance, transformations identitaires avec les technologies, nouvelles formes de sexualités, etc.) ;
La psychopathologie tout au long de la vie (enfant, adolescent, adulte et personne âgée), en regard de ces technologies ;
Les prises en charge spécifique avec l’aide des technologies dans le cadre de troubles psychiatriques (pathologies limites, psychoses, etc.) et dans les fonctionnements subjectifs atypiques (autismes, troubles neuro-développementaux) ;
L’apprentissage des applications possibles, tant en milieu hospitalier qu’en pratique privée ou libérale, du numérique, de la robotique et de la réalité virtuelle

Cira – En Égypte, un robot au chevet des malades de la Covid

En Egypte, un robot au chevet des malades de la Covid
Cira
Un patient volontaire examiné par le robot Cira-3, conçu par un ingénieur égyptien, à l’hôpital privé de la ville de Tanta, au nord du Caire. (MOHAMED ABD EL GHANY / Reuters)

Il s’agit d’un test dans un hôpital privé pour évaluer l’efficacité de cet infirmier virtuel.

France Télévisions Rédaction Afrique

Publié le 26/11/2020
Alors que l’Égypte est confrontée à une deuxième vague de coronavirus, un ingénieur égyptien, Mahmoud el-Komy, teste dans un hôpital le robot télécommandé qu’il a conçu, il y a plusieurs mois, pour venir en aide au personnel soignant. A ce stade, Cira s’occupe de petites tâches simples, mais il a un grand potentiel.

Un robot multitâche

Le petit robot égyptien, bourré de capteurs a fait ses premières preuves à hôpital privé de Tanta, au nord du Caire. Cira-3 (troisième version) est multitâche et ne craint pas la contamination. Il s’approche sans craintes des patients et de leur famille, prend la température, alerte en cas d’exposition au virus et peut même désinfecter une pièce. Sa présence passe bien auprès du personnel soignant et les patients ne semblent pas le craindre.

Il y a eu une réaction positive du côté des patients. Ils ont vu le robot et n’ont pas eu peur. Ils ont même confiance en lui.

Mahmoud el-Komy, ingénieur égyptien et concepteur du robot à l’agence Reuters

Un robot rassurant

Mahmoud el-Komy, ingénieur mécatronique (spécialité qui allie la mécanique, l’électronique et l’informatique) de 26 ans a tout fait pour réussir son robot. Techniquement, Cira est performant grâce à ses capteurs, son pilotage à distance et son agilité. Il peut ainsi collecter des données médicales, afficher les résultats des examens sur l’écran fixé sur son torse et déplier ses bras pour bloquer le passage dans une zone sensible.

Cira

Sur la forme en revanche, on est loin de « Sispeo » ou « I robot » tout droit sortis d’un film de sciences fictions et c’est là, sans doute, son atout principal. Cira est efficace sans être impressionnant. C’est un robot rassurant et il a surtout le mérite d’être accessible. Il est fabriqué en Égypte, avec une structure imprimée en 3D.
L’arrivée de Cira sur le marché, est un petit pas pour la robotique, mais un pas important pour la technologie en Égypte qui pourrait développer ce domaine et exporter ses machines performantes à petits prix.

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Transparence digitale et transfert digital dans les consultations en ligne par Frédéric Tordo

CONSULTATIONS EN LIGNETRANSPARENCE DIGITALE ET TRANSFERT DIGITAL DANS LES
CONSULTATIONS EN LIGNE

Tordo, F. (2020). Transparence digitale et transfert digital dans les consultations en ligne. Cahiers critiques de thérapie familiale et de pratiques de réseaux, 65(2), 49-64. https://doi.org/10.3917/ctf.065.0049

Frédéric Tordo. Psychologue clinicien, Docteur en psychologie clinique. Par ailleurs, fondateur et Responsable du Diplôme Universitaire (D.U.) de Cyberpsychologie (Université de Paris).

Résumé

En temps de confinement, le psychisme est mis à l’épreuve. Par conséquent, trois formes de confinement se font jour,  ainsi décrites : physique, psychique et numérique. Au sein même de ces confinements, nous observons une transparence psychique, à savoir un abaissement des défenses qui conduit au surgissement de contenus psychiques. Ceux-ci demeurent habituellement inconscients. Dans ce contexte, le numérique intervient régulièrement comme une échappatoire. Elle étend donc la transparence psychique au digital.

C’est la transparence digitale, que nous définissons comme un état psychique de transparence de sujet à son Moi lui-même.

Or, la pratique des consultations en ligne semble pleinement participer de ces phénomènes de transparence, au travers du transfert digital qui s’exprime par une communication thérapeutique facilitée. Il traduit le fantasme d’un rapprochement de la psyché du thérapeute et du patient.

Introduction

La période de la pandémie du Covid-19 en 2020, et du confinement qui s’en est suivi pour de nombreux pays dans le monde, a été celle d’une transformation, voire d’un bouleversement des pratiques pour les psychologues cliniciens et pour les psychothérapeutes. En peu de temps, les praticiens de la santé mentale ont dû réorganiser leur pratique pour l’adapter en ligne, notamment par la mise en place de consultations à distance – et en particulier pour ceux qui travaillaient en cabinet. Mais ils l’ont fait dans un contexte très particulier, de confinement et de crise.

Le numérique comme échappatoire

Aussi, nous verrons dans ce texte à envisager le confinement comme mettant à l’épreuve le psychisme.  La conséquence de ce confinement organise notamment des processus psychiques singuliers, comme avec la transparence psychique. Pour autant, en temps de confinement, c’est encore le numérique et/ou la technologie qui interviennent, parfois comme des échappatoires, et qui fondent également, comme nous le verrons, une forme particulière de transparence que nous avons nommé la transparence digitale (Tordo, 2020b).

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