« L’intimité est essentielle à l’être humain, mais ses expressions sont sans cesse modifiées par le désir d’extimité. Celui-ci correspond au fait de déposer certains éléments de notre vie intime dans le domaine public afin d’avoir un retour sur leur valeur. Il est différent de l’exhibitionnisme et du conformisme. Il contribue à la fois à la construction de l’estime de soi et à la création d’une intimité plus riche et de liens plus nombreux. Il tient la clé de l’empathie sur Internet, et celle-ci tient à son tour la clé des pratiques pathologiques. »

Serge Tisseron, « Intimité et extimité », Communications, 1/2011 (n° 88), p. 83-91.

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Diplôme universitaire – DU Cyberpsychologie

Du 4 octobre 2019 au 26 juin 2020
120 heures de formation réparties sur 20 journées
de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 16h30

Pour aller sur le site d'accueil, cliquez sur le logo de l'UFR des études psychanalytiques

Cyberpsychologie

Public visé
Etudiants en Psychologie, en Psychanalyse, en Médecine, en Neurosciences et en Sciences Humaines cliniques
Psychologues cliniciens, Psychiatres, Psychothérapeutes, Médecins et Professionnels de la santé et/ou de l’éducation (éducateur spécialisés, ergothérapeute, etc.) ;
Etudiants et/ou Professionnels des Sciences de l’Information et de la Communication et de l’Ingénierie.
Compétences visées
La compréhension du bouleversement des processus psychiques à l’ère des technologies hypermodernes ;
La prise en charge des pathologies liées aux bouleversements des technologies (nouvelles formes de la dépendance, transformations identitaires avec les technologies, nouvelles formes de sexualités, etc.) ;
La psychopathologie tout au long de la vie (enfant, adolescent, adulte et personne âgée), en regard de ces technologies ;
Les prises en charge spécifique avec l’aide des technologies dans le cadre de troubles psychiatriques (pathologies limites, psychoses, etc.) et dans les fonctionnements subjectifs atypiques (autismes, troubles neuro-développementaux) ;
L’apprentissage des applications possibles, tant en milieu hospitalier qu’en pratique privée ou libérale, du numérique, de la robotique et de la réalité virtuelle

« Les psys, premières lignes oubliées du Coronavirus »

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Publication dans le journal

Par Caroline Fanciullo et Frédéric Tordo
Publié le 31/03/2021

Frédéric Tordo et Caroline Fanciullo estiment que les psychologues manquent de reconnaissance, alors qu’ils sont en première ligne depuis le début de la crise. Un projet de remboursement insuffisant des séances en témoigne.

Frédéric Tordo, psychologue clinicien, docteur en psychologie clinique
Caroline Fanciullo, psychologue clinicienne
Tout d’abord, les psys sont profondément solidaires des personnes qui aujourd’hui souffrent de cette crise. Ils leur témoignent tout leur soutien  !

Création de multiples plateformes de soutien et d’accompagnement psychiques

Par ailleurs, au sein de cette crise majeure, sanitaire, sociale, économique, mais encore psychologique, les psys sont en première ligne du soin psychique. À leur niveau, et pendant toute la durée de la crise, les psys se sont montrés très impliqués, et responsables ! Ils se sont fortement mobilisés pour assurer une continuité dans les soins psychiques pour les patients. Il en est de même pour ceux qu’ils recevaient déjà, et pour les milliers d’autres qui avaient besoin d’être accompagnés. Ils ont continué à travailler dans les institutions, dans les cabinets, et par la création de multiples plateformes de soutien et d’accompagnement psychiques.

Un professionnel dûment formé

Dans ce contexte de crise, on perçoit, mieux encore que dans d’autres, l’importance de trouver un interlocuteur hautement qualifié dans le champ de la santé mentale. Le psychologue clinicien psychothérapeute reste un professionnel dûment formé (possesseur a minima d’un master en psychologie, et parfois d’un Doctorat). Il existe des psys formés à toutes les disciplines de la psychologie scientifique, mais également aux neurosciences, et régulièrement aux principes fondamentaux et spécifiques de la psychothérapie.

« Cette négation de la profession n’est évidemment pas intervenue avec la crise »

Ses méthodes d’intervention, et d’évaluation diagnostique, consistent en partie par son orientation pratique (intégrative, psychodynamique, comportementale et cognitive, systémique, etc.). Ces méthodes donnent un cadre essentiel au patient pour entrer dans un processus de changement. Cette formation plurielle garantit au patient qu’il ne soit jamais réduit à une seule dimension de lui-même (son cerveau par exemple). Il se révèle dans toute sa complexité psychique (son histoire, celle de ses traumatismes, ses potentiels d’adaptation, etc.). De même, cette formation universitaire initiale de haut niveau, évolue tout au long de la carrière du psychologue. Il suit de nombreuses formations aux techniques en psychothérapie. Le psychologue psychothérapeute possède ainsi du soin psychique une définition et une pratique large, qui lui permet d’accueillir la souffrance psychologique dans toutes ses dimensions. Il garantit ainsi au patient un soin de qualité.

Une implication quasiment niée

Pourtant, et malgré cette compétence reconnue par les patients, et cette forte mobilisation pendant la crise auprès de tous, les psychologues n’ont reçu aucune reconnaissance de la part des autorités. Pire, leur implication a été quasiment niée ! Cette négation de la profession n’est évidemment pas intervenue avec la crise, mais elle prend avec celle-ci une dimension peu supportable.

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Boston Dynamics fait danser ses robots et c’est aussi génial qu’inquiétant

Spot le chien, Handle le bras télescopique et Atlas le robot humanoïde
Spot (le chien), Handle (le bras télescopique), Atlas

Robots qui dansent par Maxime Delmas
30 décembre 2020

Un jour ou l’autre, les robots feront partie intégrante de notre quotidien. Mais pas aujourd’hui, c’est danse ! Le célèbre fabricant de robots Boston Dynamics, récemment racheté par Hyundai, a dévoilé une chorégraphie impressionnante avec ses principaux robots. Une vidéo étonnante qui émerveille autant qu’elle fait peur.

À chacune de ses vidéos, la société d’origine américaine agite les réseaux sociaux. Il faut dire qu’elle dévoile chaque année de nouvelles avancées qui nous rapprochent toujours un peu plus de Terminator. Du robot qui marche, au robot qui fait du parkour pour passer aujourd’hui aux robots qui dansent en rythme.

“Do you love me ?”

Sur un air entêtant du groupe américain de musique soul The Contours, on retrouve 3 espèces de robots qui se déhanchent : Spot (le chien), Handle (le bras télescopique) et Atlas (le robot humanoïde). Le titre de la musique s’appelle “Do you love me ?” et n’a évidemment pas été choisi au hasard. Aimez-vous les robots ? Quand ils dansent oui !

Uptown Funk

En 2018, une vidéo avait été dévoilée où le robot Spot se laissait aller à quelques pas de danse sur la chanson de Mark Ronson, “Uptown Funk”. Les gestes, clairement moins assurés que dans cette nouvelle vidéo, suivaient une chorégraphie moins ordonnée. On pourrait croire que ce sont des effets spéciaux mais il semblerait que ce ne soit pas du tout le cas.
Si l’idée vous venait d’en acquérir un, sachez que Boston Dynamics ne commercialise que le robot jaune, Spot, pour la modique somme de 74.500 dollars. Atlas et Handle demeurent pour le moment de simples prototypes.

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