Hideo Kojima déclare à propos du jeu vidéo Death Stranding

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Death Stranding est un jeu vidéo de Hideo Kojima développé par Kojima Productions et édité par Sony Interactive Entertainment. Actuellement en cours de développement, le jeu sortira le 8 novembre 2019, exclusivement sur PlayStation 4. Le titre du jeu fait référence à une chose venue d’ailleurs qui, d’après les mots d’Hideo Kojima, s’est échouée dans notre monde. Le phénomène d’échouage des mammifères marins permet de faire un parallèle.


Après un mystérieux événement surnaturel nommé Death Stranding. L’humanité, réduite à quelques dizaines de milliers d’individus, se terre dans des abris. La Terre se trouve désormais hantée par des créatures spectrales. Sam Porter Bridges voyage dans ces terres hostiles pour livrer vivres et appareils à cette population enterrée.

Hideo Kojima déclare à propos de Death Stranding :

« À force de construire des « murs », les gens se sont habitués à vivre isolés.

« Death Stranding » est un jeu d’action d’un genre totalement nouveau. Le joueur a pour but de reconnecter des villes isolées et une société éclatée. Il est conçu de sorte que tous les éléments, y compris l’histoire et le gameplay, soient connectés entre eux par le thème du « lien ».
En incarnant Sam Porter Bridges, vous essaierez de combler les fossés qui fragmentent la société. Ce faisant, il s’agit de créer des « liens » avec d’autres joueurs du monde entier. À travers l’expérience que vous vivrez dans ce jeu, j’espère que vous comprendrez l’importance de nouer des liens avec les autres. »

— Hideo Kojima

Là où dans les autres jeux la mort marque la fin de la partie, elle est au cœur de l’expérience dans Death Stranding. « La mort ne vous sortira jamais du jeu », explique Hideo Kojima. Ainsi, toutes les actions effectuées par le joueur avant qu’il perde la vie sont conservées par le jeu.

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Musée et troubles du spectre autistique

Les cahiers de l'Ecole du Louvre
Musée et troubles du spectre autistique
Cahier 14 – 2019
Cyrielle Leriche

Résumé

La politique muséale tend actuellement à prendre en charge les publics dits « spécifiques ». Toutefois, une forme de handicap reste très marginalisée du monde des musées : les troubles du spectre autistique. L’autisme est encore très mal connu du grand public dont la connaissance prend, trop souvent, racines dans des idées reçues. La venue des personnes avec autisme dans les institutions culturelles est fortement marquée par cette exclusion. L’absence de ce public des salles muséales peut s’expliquer de plusieurs façons et, notamment, par un élément caractéristique du musée : son environnement sensoriel. Cette étude a pour objectif de démontrer l’impact de l’environnement sensoriel du musée sur les visiteurs avec autisme au travers d’une expérimentation de terrain afin de proposer une adaptation du musée favorable à la venue de ce public.

Plan

Les Troubles du Spectre Autistique (TSA)
Autisme et nouvelles approches muséales
L’impact de l’environnement sensoriel dans le musée : étude préliminaire
Déroulement des séances
Analyse et bilan
Des pistes à explorer
Conclusion
…/…

Autisme et nouvelles approches muséales

Malgré la marginalisation des personnes avec autisme dans le cadre social comme muséal, un intérêt récent semble naître au sein des musées pour les personnes avec TSA. Les projets se multiplient aujourd’hui et l’on peut distinguer trois grandes thématiques :
– les dispositifs d’aide à la visite,
– le bien-être du visiteur et
– la visée thérapeutique.
Si les deux dernières ne peuvent se concrétiser qu’à partir d’une visite réelle, la première est facilement mise en place à travers des sites internet propres à chacun des musées souhaitant accueillir des visiteurs avec TSA.

Le programme « MyMet »

Dans cette optique, à travers le programme « MyMet », le Metropolitan Museum of Art (MET) de New York8 a mis à disposition des familles et des personnes concernées des indications permettant de faciliter leur venue au musée. Sur le site internet, des fichiers en format PDF peuvent être téléchargés. Ils offrent des conseils pour la visite aux parents ou aux porteurs directs des troubles. On y trouve également des fiches qui montrent des plans de galeries, des photos des salles d’exposition, ou encore, qui indiquent la qualité sensorielle des espaces9. Tous ces éléments représentent des aides aux visiteurs avec TSA, dans la mesure où ils préparent, planifient et rassurent sur le déroulé de la visite une fois sur place.

Le musée du Louvre

Musée et troubles du spectre autistique
Le musée du Louvre à Paris s’est également investi dans ces dispositifs d’aide à la visite. En effet, outre l’accueil de publics provenant d’instituts médicaux éducatifs (IME), cet établissement a voulu repenser l’accès à la visite, tant pour les personnes autistes que pour les professionnels enseignants. Il a sollicité l’aide d’une éducatrice spécialisée, Catherine Treese-Daquin.
Catherine Treese-Daquin a ainsi proposé des fiches actuellement consultables sur le site du musée du Louvre permettant d’organiser une visite. Ces fiches se focalisent sur quelques lieux précis : la Cour Khorsabad, le Louvre médiéval, ainsi que sur les chefs-d’œuvre du musée. Elles rappellent les objectifs de la visite et sélectionnent des œuvres avec leurs explications. On retrouve également dans ces fiches abondamment illustrées une liste de matériel pouvant être nécessaire à la visite (carnet et crayon pour dessiner) mais également des supports visuels à imprimer qui facilitent grandement la compréhension pour un public autiste plus visuel qu’un public neurotypique.
…/…

Pour joindre l’article, cliquez sur le bandeau de l’Ecole du Louvre