Csapa – Addictologie : quand l’art-thérapie s’invite au musée

Csapa – l’hôpital “hors-les-murs”
(photo ©N. Amorim)
Contact : Nadine Amorim, art-thérapeute, art-therapie@nadineamorim.fr
Le Csapa de Sèvres a expérimenté un dispositif d’art-thérapie hors-les-murs en partenariat avec la Fondation Louis Vuitton
Publié le 29 Juin 2020

A l’automne 2019, le dispositif « Art-thérapie au musée : l’hôpital “hors-les-murs” » a été expérimenté par le Centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (Csapa) de Sèvres, dans le cadre partenariat entre le CH des Quatre Villes à Saint-Cloud (92) et la Fondation Louis Vuitton.

Objectifs :

Permettre aux patients de s’essayer à un processus de création au sein de ce musée prestigieux et aux soignants de valider l’intérêt clinique de la démarche par rapport à l’atelier « classique » d’art-thérapie en place au sein de l’établissement de santé.

Les patients participants à l’expérience :

Un petit groupe de 6 patients (majoritairement suivis en ambulatoire pour alcoolodépendance) s’est constitué, sur propositions des soignants.
4 d’entre eux ont mené l’expérience jusqu’au bout.
Tout d’abord, la première séance s’est tenue au Csapa, pour constituer symboliquement le groupe et présenter le dispositif aux participants.
Ensuite, pendant six semaines, chaque lundi après-midi, ils ont bénéficié d’une visite de 45 minutes animée par un médiateur de la Fondation Louis Vuitton, autour de l’exposition en cours ou du musée. Après un temps de pause, le groupe participait pendant deux heures à un atelier d’art-thérapie en médiation arts plastiques.
La dernière étape consistait en une consultation individuelle de bilan réalisée avec chaque participant.

Méthodologie :

En conclusion, les avis des participants témoignent des aspects très positifs de l’expérience. Par ailleurs, une grille d’évaluation par patient complétée après chaque séance par l’art-thérapeute a permis d’objectiver que plusieurs participants avaient réalisé un travail introspectif important. La régularité du cadre, la connivence rapidement établie au sein du groupe “fermé”, l’accueil dans un lieu hors du commun ont permis de valoriser les patients et de provoquer un déclic dans leur créativité. Tous se sont sentis “remobilisés” et acteurs de leur parcours de soin. Devant le succès de cette session, la Csapa envisage de nouveaux partenariats en 2021.

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Les cerveaux se souviennent plus facilement avec des dessins qu’avec des notes écrites

Les cerveaux se souviennent plus facilement avec des dessins qu’avec des notes écrites
Pour les personnes âgées et les jeunes, le dessin a une “influence étonnamment puissante” sur la mémoire, selon les résultats de l’étude.
CBC News · Posted: Jan 03, 2019
On a constaté que les adultes plus âgés sont tout aussi habiles que les jeunes lorsqu’il s’agit de se rappeler de nouvelles informations, à condition qu’ils dessinent ce dont ils essaient de se souvenir.
C’est ce qui ressort d’une étude canadienne récente, qui appuie des recherches antérieures montrant que le dessin aide la mémoire mieux que l’écriture de notes ou que l’illustration de quelque chose dans la tête ou le regard sur des images connexes. Les chercheurs affirment que le rendu d’images sur papier incorpore de multiples façons de représenter l’information – avec des habiletés visuelles, spatiales, verbales, sémantiques et motrices.
Des chercheurs de l’Université de Waterloo ont effectué une série de tests sur 24 étudiants de premier cycle et 24 adultes de plus de 65 ans qui avaient une cognition normale.
Pour les personnes âgées comme pour les plus jeunes, le dessin a une “influence étonnamment puissante” sur la mémoire, ont-ils conclu, dans un article publié dans Current Directions in Psychological Science.
On a montré aux participants 30 mots, tous des noms qui pouvaient être facilement dessinés. On leur a ensuite demandé s’ils devaient dessiner ou écrire chaque mot, dans un délai de 40 secondes. Sur les 30 mots étudiés, 15 ont été choisis au hasard pour être tirés au sort et 15 ont été écrits.
Entre les mots et le test de mémoire, ils ont écouté des tonalités pendant quelques minutes pour perturber le traitement de la mémoire.
Au cours de la phase suivante de l’expérience, les participants ont eu deux minutes pour se rappeler autant de mots qu’ils le pouvaient.
Les deux groupes ont montré une meilleure rétention de la mémoire lorsqu’ils utilisaient le dessin plutôt que l’écriture pour coder les nouvelles informations, se rappelant environ deux fois le nombre de mots qu’ils avaient dessinés, comparativement à ceux qu’ils avaient écrits. De plus, les jeunes participants et les participants plus âgés avaient un niveau de rétention similaire si l’on ne tenait compte que des mots tirés au sort qui ont été rappelés.

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