Feuille de travail à domicile 17.1 – Identifier et comprendre les émotions

Page 274 du livre Gérer la dissociation d’origine traumatique
1. Vérifiez si vous pouvez identifier chez vous et/ou chez autrui les huit émotions de base
Mettez un oui ou non dans la colonne de droite et essayer de faire un dessin correspondant à l’émotion de votre choix.

   
1. légère

Intérêt

 
1. Intense

Passion

 
2. légère

Plaisir

 
2. Intense

Joie

 
3. légère

Surprise

 
3. Intense

Frayeur

 
4. légère

Tristesse

 
4. Intense

Mélancolie

 
5. légère

Colère

 
5. Intense

Fureur

 
6. légère

Peur

 
6. Intense

Terreur

 
7. légère

Honte

 
7. Intense

Humiliation

 
8. légère

Aversion

 
8. Intense

Dégoût

 

BMP – Gérer la dissociation – Ici et Maintenant – Objet 4 – Le lapin – Salle de bains

Ici et Maintenant, gérer la dissociation d’origine traumatique.

Exercice du livre pages 39, 40, 41.

Choisissez trois objets dans la pièce et regardez-les bien en détail (la forme, la couleur, le matériau, dimension etc…
Le lien ci dessous, permet de comprendre pourquoi j’avais choisi dans ma salle de bains, trois objets qui devaient m’aider à rester dans le ici et maintenant . C’est d’ailleurs le début du travail proposé dans ce livre :
la trousse de toilette, la radio, et l’oiseau.

http://artherapievirtus.org/RAIVVI/bd-gerer-la-dissociation-ici-et-maintenant-des-objets-de-la-salles-de-bains/
Là je vais rajouter le lapin blanc dans ma salle de bains c’est lui que je vais dessiner.
Depuis que je me suis fait mal, dès que je mets le pied dans cette sale de bains, je ne vois que du sang par terre, à tel point que je suis obligée d’y passer la serpillière, tellement que je suis remplie de frayeur. Au moins cette serpillière elle excite réellement, elle a un côté rassurant. Mais en plus et c’est plus qu’un un besoin, je dois désinfecter. Cela n’a jamais été aussi loin. Pas si facile à exprimer en mots. J’ai en moi cette impression que je viens de me fait mal. Et c’est ce que je vis à chaque fois que j’y rentre dans cette sale de bains. D’où la présence de ce sang.

Qu’avez-vous ressenti en faisant ce dessin ?

Lors de la réalisation de mon esquisse du lapin je le voyais parfois blanc et parfois plus gris. Parfois déformé et parfois aussi il n’était plus là.
Ce sang ne me quittait pas non plus, son odeur me perturbe complètement. Comme le sang que j’ai perdu dans cette cave la même odeur. Lors de la réalisation de mon esquisse une douleur était présente, mais aussi il y avait en moi cette impression d’avoir assister à une grande scène de violence où le sang à vraiment coulé par-terre. Une grande angoisse est apparue et une énorme frayeur et puis je ne n’étais plus là, du moins l’adulte Béatrice : son cerveau n’existe plus. Donc une pause pour laisser atténuer, calmer toutes ses situations qui m’avaient envahie et fait souffrir.
Pour la réalisation de mon esquisse je l’ai représentée comment je la percevais dans ma tête, je parle du lapin, accompagné de mes dissociations.
J’ai commencé par représenter le lapin de profil ensuite de face, pour son manteau en aquarelle, parfois du gris et du blanc apparaissait devant mes yeux.

Matériaux

Feuille de format 50 x 70 cm à grain fin
J’ai utilisé les couleurs aquarelles suivantes : blanc de Chine, noir d’ivoire.
Finition crayon de papier.
Toucher du lapin :
Pour le toucher de celui-ci je l’ai trouvé rugueux il me faisait mal quand j’y passais ma main.
Je le trouvais chaud au toucher, et des formes y ressortaient mais j’étais incapable de dire qu’elles formes ; elles étaient réellement là
Pas d’odeur, mais il me semblait lourd à porter et à cacher si on ne voulait pas l’apercevoir.
J’ai ressenti un dégoût au moment du touché mais celui-ci à vite disparu.
Le mot « froid » était dans ma tête et je le recherchais sur ce lapin mais rien.
Dans ma tête pour entendre les bruits qui étaient présents dans la salle de bains, il n’y avait rien, une impression de brouillard qui m’envahissait. Et finalement je ne suis pas arrivée à trouver le moindre mot pour définir un bruit ou un son. Je dirais que j’étais en hauteur et que parfois j’observais les situations et que je ne pouvais pas intervenir.
Le sang était toujours là en abondance aussi, et j’ai ressenti la douleur qui était arrivée à me calmer lors de mon automutilation. Les mots « perdue, désorientée, effrayée et peur » sont présents, par rapport à ce cutteur et par rapport à mes attitudes.