Une étude sur l’état mental des français en période post-covid-19

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Post-covid-19 Une étude sur l'état mental des français
Post-covid-19

Prévalence de l’anxiété au cours des premières vagues de l’Enquête CoviPrev en France Métropolitaine, du 23 au 25 mars, puis du 30 mars au 1er avril 2020 / France Santé
01/07/2020
Par Lucile Meunier

Confinement : 26,5 % des Français auraient un niveau de dépression pathologique

Anxiété, troubles alimentaires, dépression… La Covid-19, et plus particulièrement la longue période de confinement qu’elle a entraîné, ont créé ou amplifié les troubles psychologiques chez les Français, comme le montre une étude relayée par le Journal du Dimanche le 28 juin 2020.
Ce sont des soignants à bout, des jeunes parents débordés, des télétravailleurs ultra connectés ou des patients dont les troubles psychiques se sont amplifiés. L’épidémie de Covid-19 n’a pas été sans effet sur la santé mentale des Français, comme l’atteste une nouvelle étude, relayée le 28 juin par le Journal du Dimanche. Alors qu’elle est encore à l’état de relecture par les pairs, cette étude, dirigée par Pierluigi Graziani pour les universités de Nîmes et d’Aix-Marseille, a déjà récolté 3 763 témoignages, via un questionnaire en ligne.

Augmentation des troubles psychiques

Les premiers résultats de l’étude sont explicites : 15,1 % des participants ont déclaré avoir un niveau d’anxiété pathologique et 26,5 % un niveau de dépression pathologique. Ce seuil « pathologique » est atteint lorsque « les participants dépassent un score anormalement élevé (en répondant aux questions), même si ce score n’est pas directement lié à un tableau clinique officiel », explique Jonathan Del Monte, maître de conférence à l’université de Nîmes et auteur de l’étude.
Les chiffres relevés par cette étude sont particulièrement élevés, alors qu’habituellement, les troubles anxieux concernent environ 10 % de la population, et 15 à 20 % pour la dépression. 27 % des participants feraient également face à des risques suicidaires, qui sont souvent la conséquence de pathologies comme la dépression.

Le questionnaire

Relayé sur les réseaux sociaux, il a atteint des publics âgés de 18 à 87 ans, répartis sur l’ensemble du territoire français. Les chercheurs ont pris soin de ne pas le partager à des patients déjà suivis pour des troubles psychiques, pour ne pas fausser les résultats. En revanche, l’étude comporte un biais genré, puisque 82 % des répondants sont des femmes. « Les précédentes études – sur le SRAS notamment – en majorité chinoises, ont montré que les femmes étaient plus impactées par le confinement », nous précise Jonathan Del Monte.

Le confinement en cause

Une autre étude de Santé publique France, réalisée auprès de 2000 internautes durant le confinement post-covid-19, confirme que les femmes sont davantage concernées par les symptômes d’anxiété. Pour autant, elle montre aussi que plus d’un quart (27 %) des répondants de l’échantillon ressentaient un état d’anxiété. Un chiffre qui reste toujours au dessus des statistiques antérieures à l’épidémie. Par ailleurs, Santé publique France évoque d’autres facteurs de risque, comme un âge inférieur à 50 ans. Il y a aussi le fait d’être dans une situation financière difficile, d’être en situation de télétravail. Un autre fait, celui  d’être parent d’enfant de 16 ans ou moins. Mais encore, il y a celui d’avoir un proche ayant des symptômes évocateurs de la Covid-19, etc.

Tableau 1 en tête d’article

Ces chiffres correspondent aux résultats d’études étrangères menées lors de précédentes pandémies, comme l’a montré un article récent publié dans la revue scientifique The Lancet. Celui-ci compile une vingtaine de recherches scientifiques sur des personnes ayant vécu en quarantaine et ayant développé des troubles comme le stress post-traumatique, à Taïwan et à Hong Kong en pleine épidémie du SRAS (2002-2003), ou encore en Sierra Leone, pays touché par Ebola en 2018.

Des troubles psychiques sur le long terme

Or les épidémies compliquent l’accès aux soins, en ajoutant aux barrières financières une distanciation physique de longue durée. C’est pourquoi des lignes d’écoute ont été créées en France, comme InPsy, ou CovidÉcoute, en complément du développement des téléconsultations. Mais malgré le succès de ces plateformes, celles-ci n’ont pas absorbé toute la demande.

« Les troubles du confinement pourront perdurer pendant 3 ou 4 ans »

Post-covid-19

« On est dans une phase ambiguë. Les psychologues s’attendent à une augmentation des consultations après le confinement. Celle-ci n’a cependant pas forcément lieu car les patients attendent pour consulter. Or, plus ils attendent, plus ils ont de risques de développer des formes chroniques, et plus il sera difficile de les soigner », analyse Jonathan Del Monte.

Le chercheur réfute en tout cas la pertinence du « syndrome de la cabane » , notion qui vise à expliquer l’explosion des troubles par une peur temporaire du déconfinement : « Les anciennes études montraient déjà que les troubles psychiques liés au confinement pouvaient perdurer pendant trois ou quatre ans ».

Pour aller sur l’article, cliquez sur l’image du tableau

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Comment naissent les idées lumineuses ?

Le grand mystère de la créativité

Le grand mystère de la créativité

Lors d’une séance de l’Académie des sciences du 18 septembre 1820, André Ampère montra à l’aide de ce dessin comment connaître le sens de l’action magnétique d’un courant.
Il montre un homme, traversé par le courant, indique la direction du Nord avec son bras gauche.
Document issu du travail de recherche « Images de pensée » mené par Marie-Haude Caraës et Nicole Marchand-Zanartu.
ACADÉMIE DES SCIENCES / ARCHIVES ET PATRIMOINE HISTORIQUE

Le grand mystère de la créativité

Depuis les années 2000, les neurosciences tentent  de comprendre les processus mentaux et cérébraux qui font naître l’étincelle. Auparavant la psychologie et les sciences cognitives s’y étaient attelé.
Par Laure Belot
23 décembre 2019
Comment les idées nouvelles naissent-elles ? La question intrigue depuis des siècles le monde scientifique. D’inspiration divine pour les philosophes de l’Antiquité, elles font l’objet de publications scientifiques « depuis 1850 », date le spécialiste de la créativité Todd Lubart. Celui-ci est ancien directeur du laboratoire de psychologie appliquée LATI à Paris-Descartes.
Par ailleurs, il ajoute : « Il s’agissait alors de cerner comment les grandes idées de chercheurs étaient apparues. » A l’époque, on parle encore d’« imagination », le terme « créativité » apparaissant dans les années 1940 aux Etats-Unis.

Des innovations de rupture

Depuis, la quête s’est faite plus pressante. « Produire des idées nouvelles, originales et adaptées à leur contexte » – définition de la créativité – est devenu une injonction.
Les  intelligences humaines doivent être encore plus surprenantes à l’heure où l’intelligence artificielle s’immisce dans un nombre croissant de processus. Le monde économique ou les laboratoires scientifiques, privés ou publics,  doivent trouver (et de publier) des « innovations de rupture ». Ils doivent justifier les budgets qui leur sont alloués.


« Il faut tracer son propre sillon »
Michel Brunet, 79 ans, est paléontologue et professeur émérite au Collège de France.
« J’aime regarder ailleurs qu’aux endroits évidents pour trouver une solution »
Nataliya Kosmyna, 28 ans, chercheuse en intelligence artificielle

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