BMP – Défi n°4 – De l’humour avant toute chose

BMP – Défi n°4 – De l’humour avant toute chose
Défi 4 : De l’humour avant toute chose

Étant donné que nous n’approchons pas vraiment de la fin de ce confinement, et que créer est toujours permis, continuons à prendre les arts.
« S’il est vrai que l’humour est la politesse du désespoir, s’il est vrai que le rire, sacrilège blasphématoire que les bigots de toutes les chapelles taxent de vulgarité et de mauvais goût, s’il est vrai que ce rire-là peut parfois désacraliser la bêtise, exorciser les chagrins véritables et fustiger les angoisses mortelles, alors, oui, on peut rire de tout, on doit rire de tout. De la guerre, de la misère et de la mort. »

Pierre Desproges. Tribunal des flagrants délires sur France Inter 29.09.1982

Vous l’aurez compris le thème de ce quatrième défi sera placé sous le signe de l’humour plus que jamais vital et nécessaire !
A vos arts !
Je me suis un peu amusée avec vos créations de la semaine dernière en les assemblant. J’ai mis du mouvement dans le mouvement. J’espère que vous ne m’en voudrez pas de ces collages et mariages.

Catherine Jubert.

Ma réaction a été : « Et bien dis-moi elle a fait fort Catherine pour ce défi ! » Je riais en moi-même, car je me disais, non elle ne nous aura pas, on va lui faire des belles surprises ! L’envie était toujours là et je devais trouver mon idée pour faire ma production. J’ai laissé passer la nuit et c’est dans mon lit, ce matin, que j’ai trouvé le fil conducteur pour faire naître ma création.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Avec les jeunes de l’association de la Table de Jeanne-Marie nous avons travaillé sur l’histoire du petit Prince. Mon idée était de me servir de celle-ci mais en la détournant à la façon de Béatrice sur le chemin de « l’humour”. Dans ce conte il y a ce passage où le Petit Prince demande à l’aviateur : « S’il te plaît, dessine-moi un mouton”.

https://www.youtube.com/watchv=JOWw5OaaZf8&ab_channel=FilmsActu

Mon idée était donc d’écrire comme une histoire :
J’ai dessiné une petite fille à la place du Petit Prince, qui se promène avec un très grand crayon plus grand qu’elle. Elle va demander à ce monsieur qui est un drôle de chercheur aux grandes seringues, de lui dessiner le vaccin contre le coronavirus. Elle va même lui demander d’inventer ce vaccin afin de tuer ce Coronavirus !
Un drôle de “luron” ce chercheur, il vient d’une autre planète, ça c’est sûr !
Je lui ai donné une forme de corps plus qu’intrigante, à la fois rigolote, un corps spécial avec comme organe, un taille-crayons, une grosse seringue, des espèces de pieds palmés, sans oublier les deux dents qui lui restent. Ce n’est pas pour rien que je l’ai surnommé : « le chercheur aux grandes seringues, car il n’emploie que cela… avec des doigts légèrement tordus. Un luron qui aurait tendance à nous faire courir très loin, si on le rencontrait !
La petite fille, elle, est toute menue avec des grandes chaussures, mais elle très forte. Elle a, avec elle, ce grand crayon très important qu’elle emporte partout durant son voyage.
Pour terminer mon esquisse, je devais donc faire apparaître ce coronavirus en colère.
Maintenant, allez savoir ce qui va se passer avec ce chercheur, au corps si spécial ?
Pour les couleurs, je voulais un mélange de tons divers, mais pas forcément trop rationnels. J’avais juste envie de couleurs gaies, qui apportent une touche de bonne humeur à ma composition. Puis c’est l’humour qui se fait entendre.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm. Peinture aquarelle, crayon à papier HB, feutres à pointes fines.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

En ce qui me concerne, je peux dire que je me suis amusée, en particulier pour imaginer le thème de mon esquisse.
Ce fut un vrai moment de détente.

BMP – Un escargot, en forme de visage, à la bouche rouge

BMP – Un escargot, en forme de visage, à la bouche rouge
Une production que je vais proposer pour l’association EgArt.

Mon idée était de déformer le dessin habituel d’un escargot et de le remplacer par autre chose. Cette idée m’est venue, car en ce moment, dans mon jardin, il y a encore des escargots qui se baladent et qui grignotent les feuilles des plantes.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Dans ma tête pour faire naître cette esquisse, je faisais la relation avec l’idée de rester bien au chaud dans la coquille. Je pensais mettre plein de couleurs sans trop réfléchir à l’endroit où je les mettrais.
De fait, la coquille était comme un petit cocon où la chaleur était présente et qui servirait de refuge au visage humain qui y « habite ». La personne pourrait s’y cacher et se reposer.
L’image de cette coquille-cocon me plaisait bien et donc j’avais envie de la retranscrire sur ma feuille.
Me voilà donc à dessiner la coquille, l’idée de l’arc-en-ciel se montrait en moi, pour exprimer cette douce chaleur qui émanerait de cette coquille.
Ensuite, je suis passée à l’étape de faire apparaître la forme d’un visage, avec un nez et cette bouche rouge, les yeux étant à la place des antennes.
A ce moment-là, une autre idée est venue. Je me suis demandée pourquoi ne pas mélanger des formes réalisées avec les crayons aux pointes fines, avec la peinture aquarelle. Je trouvais mon idée sympa. Je ne me demandais même pas si le mélange de mes deux idées donnerait quelque chose d’harmonieux, une fois ma création terminée.
Le plus important était que les couleurs soient bien présentes, mais aussi que la coquille soit un petit cocon chaleureux, dans lequel le visage humain pourrait se cacher pour se reposer.
Une fois mon ébauche achevée, je suis passée à la phase de déposer des couleurs, mais avec ce mélange de peinture aquarelle et de crayons à pointes fines.
J’ai donc commencé par recouvrir la coquille, légèrement dans les tons de l’arc-en-ciel. Dans ma tête ceci me parlait bien et c’est ce que je voulais. Je suis passée ensuite à faire apparaître tous les petits motifs toujours dans les couleurs. J’imaginais en même temps cette chaleur, cette douceur dans cette coquille, j’appréciais ce moment de déposer toutes mes couleurs sur ma forme. Je prenais mon temps. Plus j’avançais et plus je voulais continuer encore et encore.
Pour les finitions, qui sont faites aux crayons à pointes fines, mon envie était de faire parler ce bien-être de plus en plus, comme pour saisir toute ma production.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm. Crayon de papier HB, peinture aquarelle. Crayons de couleur à pointes fines.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

J’observe ma production sur le chevalet et dans ma tête je ne perdais pas de vue que dans cette coquille on pouvait s’y cacher, se mettre en boule pour se reposer. Par moment je me sentais comme balancée dans mon cerveau d’un léger mouvement, comme pour appeler et faire parler cette douceur.