BD – Atelier d’art plastique au jardin des Prébendes

BD – Atelier d'art plastique au jardin des Prébendes« Atelier d’art plastique au jardin des prébendes ». L’atelier s’est passé sous un arbre appelé GINKO.

il y avait suffisamment d’espace pour respecter les espacements entre les personnes. Le soleil était très présent et il faisait quand même assez chaud. L’ombre de cet arbre nous a fait du bien. Nous sommes parties de cet arbre, et nous avons fait le tour de ce beau jardin. En même temps les personnes ramassaient ce qu’elles voulaient par terre pour éventuellement s’en servir dans leur production. Nous avons regardé les couleurs des fleurs, les arbres, les différentes fleurs. Nous avons profité de ce temps qui était si agréable, de cet air qui était si bon à respirer.

Évidemment il y avait les masques, mais se trouver dehors est très différent, et on sentait malgré tout la douceur sur nos visages. Nous avons pris le temps d’observer tout ce qui se passait autour de nous. Une fois le tour du jardin terminé, nous sommes retournés sous cet arbre pour commencer l’atelier.

Il n’y avait pas vraiment spécialement de consignes franche pour faire apparaitre les œuvres, mon idée, il fallait que cela soit un atelier beaucoup plus détendu. Je souhaitais juste que tous profitent de ce moment, pour retrouver un peu de moral et aussi un peu de tonus. Alors je leur ai demandé de dessiner ce qui se passait dans leur tête à ce moment là. Se laisser aller, profiter de l’air,  de ce jardin et de cet instant que la nature nous offrait. Les personnes avaient le choix pour travailler d’utiliser  plusieurs médiums,  j’avais emmené ; de la peinture;  des pastels, des feutres, des crayons de couleur aquarelle. Elles pouvaient également changer de place pour dessiner, pour pouvoir aussi profiter du paysage. C’est ainsi que les productions sont nées petit à petit, avec leurs couleurs. 

Les échanges étaient très différents des échanges habituels dans les locaux de l’association. C’était beaucoup plus détendu, et même beaucoup plus rayonnant. Autour de nous nous avions tout: les couleurs, l’atmosphère qui était moins pesante, le soleil, les odeurs… On pouvait dire que nous avions devant nous, une œuvre toute faite.

Avant le goûter nous avons pris un moment d’échange pour faire un petit point sur cette sortie. Voici quelques réactions:

— Un bel après-midi au jardin des prébendes. Grande détente autour du soleil sous un arbre majestueux, où l’on pouvait laisser voyager ses idées et laisser retrouver du bien-être. 

– Un après-midi où il y a eu beaucoup de partage. Tout le monde a profité de ce beau temps.

– Ce fut un après-midi où l’endroit était reposant.

– Un petit air de vacances dans le jardin sous le soleil. J’ai eu l’occasion de faire naître, de faire un partage d’une œuvre à quatre mains.

– J’ai passé un bel après-midi avec mes amis de l’atelier. La bonne humeur à été au rendez-vous. Nous avons même eu un des passants comme interlocuteur. Certains se sont arrêtés pour nous regarder dessiner.

– C’était trop chouette à recommencer.

Et en conclusion: Nous avons apprécié l’idée de Béatrice, qui cherche toujours à nous remonter le moral avec sa grande patience et cette écoute qu’elle a envers chaque personne. Oui parce que parfois nous ressemblons à des enfants légèrement turbulents 🙂  🙂 L’apaisement est de retour dans notre corps ce fut un super atelier, une belle séance anti-stress. »

Nous avions terminé cet après-midi par un goûter.

BMP – Un nid douillet, qui garde la chaleur

BMP – Un nid douillet, qui garde la chaleur

Comment avez-vous concrétiser votre esquisse ?

Je souhaitais faire apparaître quelque chose de doux et de cocooning, pas pour se cacher comme cela m’arrive parfois, non juste faire entendre du doux. Je n’avais pas envie de faire apparaître un visage. Dans mon cerveau ça parlait de retenue, de discrétion, (discrétion = doux) et bien souvent aussi je dessine ce que me suggère mon cerveau. Suivre ce mouvement parfois me permet de ne pas me laisser envahir par une autre idée, qui serait moins positive.
Retranscrire ce que j’ai dans mon cerveau, est de fait la suivante : il y a le cerveau, puis une épaisseur, puis la tête. Et cette couche entre le cerveau et la tête fait comme un tampon qui me permet de ne pas me sentir constamment envahie par des choses de l’extérieur qui me malmènent.
Pour en revenir à mon esquisse. l’idée était de faire apparaître une forme ronde qui maintiendrait la chaleur, ce bien-être que la personne qui serait dans ce cocon pourrait sentir autour d’elle. Je dessinerai des jambes entrecroisées, deux bras, et des mains. Il fallait que cette forme de cocooning fasse apparaître un léger mouvement qui serait dans la position des jambes et dans les couleurs.
Une fois terminé de dessiner. Je n’avais toujours pas envie d’y incorporer un visage. J’étais comme rassurée par cette forme arrondie que j’ai donc laissée tel quelle. Ce qui m’a intriguée alors que j’avais la sensation que cette esquisse s’exprimait quand je la regardais. Car par moment, même si sur le moment l’idée me plaît, une esquisse peut sonner le vide dans mon cerveau une fois finie et donc je la met de côté et j’attends que sa forme me réinspire sur l’instant présent.
Une fois mon ébauche mise en forme, je suis passée à choisir mes couleurs : le bleu, le vert, le jaune, l’orange, le violet, le gris, le rouge, le tout accompagné du mélange parfois de trois couleurs sur la pointe de mon pinceau, pour essayer de faire apparaître une nuance de ton. Je me disais que plus je mettrais de couleurs et plus ce cocooning nous ferait ressentir ce bien-être. J’avais aussi le besoin de remplir ma feuille entièrement, ne pas laisser d’espaces blancs. Laisser rentrer un intrus.
Une fois ma production terminée, je l’ai déposée sur le chevalet et je me suis reculée. Et subitement j’ai senti une sensation d’étouffement au fond de ma gorge. Alors, aussitôt, sans en comprendre vraiment pourquoi, j’ai eu ce besoin de rajouter un œil. Peut-être que c’était une façon de faire fuir ce qui avait provoqué ce malaise. Une fois cela fait, je me suis sentie tout de suite mieux. Allez savoir pourquoi, ça restera un mystère ! Mais je trouvais ma composition beaucoup plus rassurante.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Cette production a été faite sur une feuille blanche de format 36 x 46 cm. J’ai utilisé comme médium la peinture aquarelle, mais aussi un crayon à papier HB.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

Je me disais que j’apprécie beaucoup le « mode cocooning ». Il y a ce côté apaisant. Il n’y a pas de danger. C’est ce qui m’est venu en regardant ma production. C’est quelque chose que je recherche dans mon vécu de tous les jours. Me procurer ce temps de bien-être. Il arrive encore à mon cerveau de ne plus différencier entre me replier complètement et ce moment de « bien-être », je ne sens pas le changement subitement. Des petites situations que j’apprends toujours, une aide est parfois nécessaire là-dessus.