BMP – La femme aux épines

BMP – La femme aux épines
Je voulais représenter ces femmes qui sans s’énerver, sont capables de placer des mots piquants au bon endroit, pour exprimer ce qu’elles ont à dire. « Qui s’y frotte s’y pique”. « Tu me cherches, alors tu me trouves. »
Je suis toujours dans le principe que l’on peut dire ce que l’on pense d’une manière courtoise, d’une manière humaine et bienveillante, sans pour autant se faire du rentre dedans et sans se manquer de respect ! J’ai observé chez ces femmes-là, par moment il y a cette façon élégante de sortir les mots, pour faire comprendre que quand c’est trop, c’est trop.
Ce côté “piquant”, je l’ai vécu, et d’ailleurs qui ne l’a pas vécu ? Ces phrases venant d’une autre personne, qui vous remuent et qui vous font aussi comprendre la nécessité de se poser et de réfléchir, mais également d’éventuellement se remettre en question si nécessaire.
« Qui s’y frotte s’y pique”… La violence n’apporte rien de positif !
Mon tableau sera donc pour donner vie à ces femmes qui, comme les roses ont des épines qui servent à les protéger, mais aussi parfois à nous atteindre et à nous remuer.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Pour traduire mon idée, celle de la femme qui pique, je devais créer une femme avec de belles couleurs, même si celle-ci pouvait nous remuer avec les mots bien placés. Je devais exprimer toute cette beauté que j’avais observée et surtout la sincérité qui s’en dégage malgré tout.
Sur le moment, j’avais certes mon idée bien en tête. Il y avait tous ces liens, qui se faisaient entre la beauté et les épines. Cela m’a fait penser à une rose. Une fleur que j’aime particulièrement, que cela soit dans les dégradés de couleur, son parfum, dans sa tenue, sa longévité. C’est donc cette rose que j’ai retranscris à la place du visage à la suite du corps que je venais de faire apparaître sur ma feuille. Un corps assis, dont on voyait les genoux. Ce n’est qu’ensuite que j’ai fait apparaître les épines, qui expriment le « qui s’y frotte s’y pique » ! Cette femme est belle, mais elle fait mal par moment. Il ne faut pas la chercher. J’écris cette femme mais ça peut être les femmes en général, comme je l’ai écrit au début de mon texte.
Pour les couleurs, j’en voulais des douces, mais je ne voulais pas trop réfléchir non plus en ce qui concerne le choix. Un mélange de couleurs qui nous emmène nous balader dans une mélodie apaisante. Je savais que je voulais prendre ma peinture aquarelle et non les feutres.
Bien que je ne souhaitais pas trop de recherche pour le choix de mes couleur, car je voulais des mélanges, je voulais créer un accompagnement le tout dans une harmonie, comme pour faire sentir et dégager le parfum de cette rose. Dans celle-ci, il y aurait du rose, de l’orange, du jaune. Je voulais surtout faire apparaître la beauté de cette personne qui avait de l’élégance dans ces mots et ces piquants. Pour le reste c’est mon cerveau qui me parlait, au travers de la couleur verte et de ce léger marron.
Les finitions ont été faites aux crayons de couleur.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm. Crayon de papier HB, 6B, peinture aquarelle. Crayons de couleurs. Pastels secs.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

Je regarde ma production, je la trouve parfumée. Je ne ressens pas vraiment d’angoisse enfin là tout de suite ! mais mon cœur bat vite.
Je suis bien dans le temps présent.
Attention aux femmes, qui s’y frotte s’y pique 🙂 ! Mais la beauté est là.
Prendre mon pinceau, je ne voulais que cela.

BMP – Du moment qu’il y a de la couleur orange

BMP – Du moment qu'il y a de la couleur orange

Du moment qu’il y a de la couleur orange 😊
Quand tu as un mal de tête atroce et que celui-ci ne te quitte guère, que tu dois malgré tout avancer et faire ce que tu dois faire tout en gardant le sourire.
Quand tu te lèves le matin, que tu perçois le soleil derrière ta fenêtre, que tu lui dis bonjour et que tu ne dois pas faire de bruit car le reste de la maisonnée dort.
Que tu as envie de couleur orange.
Que tu ne sais pas si c’est toi ou les petites voix dans ta tête qui te parlent. Que tu as trop envie de préparer ta Ricoré et de t’installer dehors dans ton jardinet et de te laisser emporter par cet air doux, que tu as trop envie d’observer le moindre petit détail dans ton jardinet.
Hier j’ai aperçu une chenille avec le bout de sa queue bleutée. Ce bleu m’avait interpellée, ou encore le soir tard, j’apprécie d’arroser les plantes et regarder les nouvelles pousses. Tous les matins je passe voir si elles sont toujours là et ce matin c’est ce que j’ai fait.
Ce sont tous ces petits moments que j’essaie de ne pas louper qui sont aussi importants : regarder le jour se lever… Béatrice ! Béatrice tu t’égares ! peut-être ! certes… Ce n’est pas grave !
Ma couleur orange elle est toujours là !
Voici ce que cela donne au final dans une création en peinture aquarelle accompagnée du soleil chaud de l’été.

Comment avez-vous procédé pour concrétiser votre ébauche ?

Installée dehors avec mes pinceaux, ma peinture aquarelle et ma feuille blanche posée sur la table qui attendait son esquisse. Entourée des odeurs des plantes, des jeux d’ombre de diverses formes que je croisais du regard. Ah ça j’apprécie. Je suis là, j’observe dans le silence. Une pause dans l’instant présent. Le bruit d’une voiture parfois vient interrompre ce moment de calme, mais rien de bien déstabilisant.
Mon verre d’eau de citron pressé sans oublier les glaçons, posé sur le coin de la table et hop me voilà partie à faire naître mon ébauche.
La couleur orange aquarelle et bien ancrée dans ma tête.
J’écrirai même bien envahissante.
Pourtant mon regard était bien tourné vers le soleil qui se trouvait vers l’extérieur à qui j’avais dit bonjour ce matin en me levant. C’est donc ce regard que je vais retranscrire sur ma feuille. Ce regard comme pour dire qu’une nouvelle journée va commencer. Celle-ci va être belle. Tout simplement parce que je vais prendre mon pinceau. Parce que surtout je ne vais pas courir partout. Comme hier qui a été une journée de dingue. Mon cerveau pieuvre a été mis à rude épreuve ! mais tout n’a pas été négatif, j’en reviens à l’atelier. Ah ça 🙂
Mon idée était donc de dessiner ce visage de face, mais de moitié. De moitié car tout simplement l’autre est légèrement rongée par cette belle couleur orangée pas du tout maîtrisée. Avec un cou, un début de corps tourné légèrement de profil.
Je me pose, je regarde mon esquisse et je me suis fait cette réflexion : du moment que je peux poser la couleur orange qui me parlait dans ma tête et ça me convenait. Le reste, était là comme l’envie, le soleil, le plaisir. Les dissociations je n’en parle pas, tout comme le reste.
Mon chat, mon compagnon du dessin était allongé sur l’herbe, il faisait des roulades, il était trop content. Il me surveillait sur le coin de l’œil, par moment il suivait mon crayon comme il le fait souvent. On était là tous les deux à profiter de ce moment dehors et moi avec mon RDV avec mon pinceau.
Pour commencer, j’ai déposé sur ma feuille un peu de vert, un peu de bleu, un peu de blanc, un peu de rouge, un peu de rose sans oublier le mouvement du mélange sans passer à côté d’une petite démarcation de rouge qui nous emmène sur les lèvres de ce visage.
Pour le fond de ma production j’ai laissé mon envie de couleur orange s’exprimer. Pour cela j’ai pris une spatule moyenne, ensuite, j’ai déposé un peu de peinture blanche aquarelle sur ma feuille, suivi de peinture jaune celle qui me rappelle ce soleil de ce matin, qui m’a permis de peindre dehors, tout comme de rester pieds nus dans l’herbe. Puis j’ai rajouté de la peinture orange et j’ai mélangé le tout doucement. En partant de ma forme jusqu’à l’autre bout de ma feuille. En rajoutant de temps en temps une petite pointe d’orange. Pour les finitions j’ai utilisé les crayons de couleur.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Production conçue sur une feuille blanche de 36×48cm. Crayon de papier HB. Peinture aquarelle. Crayons de couleur.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

J’ai déposé ma production sur le chevalet. Dans ma tête je me sens pas trop mal… Je me sens angoissée mais celle-ci est moins forte. Enfin à cet instant-là, j’ai passé un bon moment ce matin dehors au frais avec ce RDV avec mes pinceaux et ce soleil.