Plus tard, l’art-thérapeute m’a fait travailler sur le dessin d’un arbre-alors que je suis com­plètement profane en art plastiques et m’a demandé d’y insérer une tête d’ani­mal. Après moult essais, assez laborieux, j’ai fait apparaître une panthère, sans même savoir pourquoi. Par la suite, j’ai souvent regardé ce dessin, longuement. Cela peut paraître étrange, un peu éso­térique, mais cette production a dénoué quelque chose en moi, libéré un besoin d ‘aller vers l’extérieur. Je crois que, dans l’acte de créer, on se sculpte soi-même, on se pose dans le monde, on façonne des formes  significatives, comme des miroirs,  qui permettent de s’inscrire dans la réalité. Alors que l’écriture est un cocon, où l’on pense à loisir mais où l’on n’agit pas. L’art-thérapie m’a  permis de chasser les idées noires, de lutter contre l’angoisse, de me désinhiber. En ce moment,  je suis en rémission. ]’ai décidé de reprendre des études de droit.

Sylvie Larangeira

 

Thématiques

Devenir membre d’ATV

Nous contacter par courriel

A Saint-Malo, des ateliers d’art-thérapie pour les femmes atteintes de cancer

Painted hands, colorful fun. Creative, funny and artistic means happy! Orange background wall

Mardi 15 novembre 2016
Face à la maladie, les repères vacillent. A Saint-Malo, des ateliers d’art-thérapie procurent aux femmes atteintes d’un cancer un espace d’expression pour se libérer de ce qu’elles traversent. Joëlle Bureau, collaboratrice Bouygues Telecom, a souhaité soutenir cette initiative auprès de la Fondation ByTel, attachée à mettre en lumière l’engagement citoyen de ses collaborateurs.
Les traitements lourds et les hospitalisations répétées fragilisent le corps et l’esprit. Une situation difficile qui engendre souvent une précarisation sociale : suspension d’activité professionnelle, isolement, faibles revenus, seule avec enfants à charge… L’association Médecins de l’Imaginaire propose chaque semaine à un groupe de femmes de s’initier à l’art-thérapie, une pratique artistique qui met la création au cœur d’un mieux-être.

Créer pour retrouver une source d’énergie positive

« L’art thérapie, ça m’aide à continuer d’avancer, c’est comme un escabeau : des marches vers le bonheur ! » (Amandine, bénéficiaire des ateliers). Le programme « Sillages de l’imaginaire » aide les femmes à retrouver confiance en elles par une série d’ateliers créatifs. L’expression artistique leur apporte l’apaisement nécessaire pour affronter les aléas inhérents à la maladie. Fruit de l’expertise de l’association, engagée depuis 12 ans dans ce domaine, le programme a été conçu en lien étroit avec les équipes des services de soins de la région de Saint-Malo.

Une parenthèse paisible pour se ressourcer

Huit ateliers de deux heures, totalement gratuits, sont proposés à des groupes de 8 à 10 femmes. Alternant entre l’hôpital et un lieu plus accessible de la ville, les sessions se déroulent dans des salles aménagées pour l’occasion. Tout est prévu pour éloigner l’anxiété, favoriser le bien-être, encourager la détente.

Joëlle Bureau, collaboratrice Bouygues Telecom, a parrainé l’association auprès de la Fondation Bouygues Telecom, dont le soutien financier a permis de rétribuer l’ensemble des intervenants.

« Le cancer est une maladie qui touche malheureusement chacun d’entre nous de près ou de loin. Au travers de programmes d’art-thérapie, l’association Médecins de l’Imaginaire offre à des patients de tous âges un espace à part qui leur permet de s’échapper, et de mieux appréhender la maladie et ses méfaits. Les témoignages des femmes ayant participé à ces ateliers décrivent bien l’énorme bienfait qu’elles en ont tiré et incitent à promouvoir ce type d’actions. »

Appréhender l’indicible

Reconnus comme soins de support pertinents, les ateliers proposent un autre langage que les mots pour exprimer les émotions. En créant, chacune donne littéralement corps aux souffrances et aux difficultés. Les dessins et les peintures révèlent les états d’âme. Au détour des rencontres, les langues se délient, les femmes confient leurs tourments. En se remettant dans l’action, elles se découvrent de nouvelles ressources. Elles s’autorisent enfin à se projeter dans un « après ». Un bienfait moral salvateur et indispensable.
www.medecinsdelimaginaire.com

Fondation Bouygues Telecom

Pour lire l’article, cliquez sur l’image

« Sois belle et travaille »… Même avec un cancer !

« Sois belle et travaille »… Même avec un cancer !
29/09/2017
Par Hélène Reinold Présidente de l’association Rose Attitude
Mesdames et Messieurs les DRH et recruteurs, le cancer n’engendre pas que des difficultés pour une entreprise, il peut produire de la valeur pour les collaborateurs qui ont été touchés par cette maladie.
Cette tribune est dédiée à mes amies les Roses
Dans un métier de communication et en relation avec la clientèle, il faut particulièrement avoir le look de l’emploi et ce, notamment pour l’image que l’entreprise veut donner. Après mon accouchement, je m’étais astreinte à perdre tous les kilos (14!) accumulés pendant la grossesse avant de reprendre le travail. Entre la collègue un peu jalouse et les clients plutôt admiratifs, il a été assez jubilatoire d’entendre : « oh mais que tu es mince, on ne dirait pas que tu as eu un bébé récemment ! »

Ce diktat de la minceur, du paraître, s’applique aussi quand on rencontre la maladie

Dix ans plus tard, on m’annonce un cancer du sein. La première chose qui m’est venue c’est que ça tombe mal, je viens d’être nommée sur un autre poste et donc je ne veux pas être arrêtée trop longtemps. Le travail, c’est un de mes moteurs de vie avec ma famille.
Bon, je décide avec mon oncologue de mon plan de traitement : j’ai oublié de vous dire que je travaille depuis longtemps dans le domaine de la cancérologie. La chirurgie bien sûr, et tant qu’à faire, qu’elle soit radicale : une mastectomie qui m’évitera la radiothérapie (car pas de ganglions envahis) et je pense déjà à ma reconstruction. Je me dis une petite poitrine, cela ne va pas trop être traumatisant. Comment vous dire : drôle de sensation quand je soulève le pansement avec mon chirurgien. Je reste bravache mais en rentrant chez moi je me dis tristement qu’il me manque quand même une jolie partie de moi. Que de deuils il va falloir encaisser à partir de ce moment !
…/…

2ème round : avantage pour moi

Et mon nouveau job me passionne, me redonne une raison d’oublier cet épisode de ma vie pour en faire un atout dans ma vie professionnelle.
N’oublions pas que 1000 personnes apprennent chaque jour qu’elles ont un cancer 400 sont en activité professionnelle.

Mesdames et Messieurs les DRH et recruteurs, le cancer n’engendre pas que des difficultés pour une entreprise, il peut produire de la valeur pour les collaborateurs qui ont été touchés par cette maladie.

Car il faut cette sacrée dose de courage, de combativité et d’abnégation pour vaincre cette maladie.
Cela a été mon cas: il n’y a pas un jour où ce que j’ai vécu n’émane pas dans mon activité professionnelle à plein temps.
Donc tout est derrière moi sauf que j’ai toujours un traitement… l’hormonothérapie : un petit cachet blanc à avaler tous les jours pendant 5 ans. C’est ma bouée de sécurité pour éviter le risque de récidive. Le tamoxifène va devenir mon meilleur ennemi avec des effets insidieux j’en préfèrerais presque la chimio : je reperds mes cheveux, je stocke du gras, j’ai tous les effets de la ménopause à 46 ans et cela va durer 5 ans ! Mais on peut tout supporter, je l’ai fait pour ma fille Carla qui est encore jeune et je veux être là encore longtemps pour elle. Et je ne veux pas regretter de ne pas avoir mis toutes les chances de guérison de mon côté.
Alors c’est le système D et on partage entre copines des astuces: des produits pour la repousse des cheveux, de l’extrait de pollen pour les bouffées de chaleur…

Pour lire l’article, cliquez sur le logo du Huffington