Plus tard, l’art-thérapeute m’a fait travailler sur le dessin d’un arbre-alors que je suis com­plètement profane en art plastiques et m’a demandé d’y insérer une tête d’ani­mal. Après moult essais, assez laborieux, j’ai fait apparaître une panthère, sans même savoir pourquoi. Par la suite, j’ai souvent regardé ce dessin, longuement. Cela peut paraître étrange, un peu éso­térique, mais cette production a dénoué quelque chose en moi, libéré un besoin d ‘aller vers l’extérieur. Je crois que, dans l’acte de créer, on se sculpte soi-même, on se pose dans le monde, on façonne des formes  significatives, comme des miroirs,  qui permettent de s’inscrire dans la réalité. Alors que l’écriture est un cocon, où l’on pense à loisir mais où l’on n’agit pas. L’art-thérapie m’a  permis de chasser les idées noires, de lutter contre l’angoisse, de me désinhiber. En ce moment,  je suis en rémission. ]’ai décidé de reprendre des études de droit.

Sylvie Larangeira

 

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Art-thérapie : « On a besoin de jouer »


Art-thérapie : « On a besoin de jouer »
Par Alexis Boulianne
Métro
14/12/2017
Diplômé des beaux-arts et en psychologie, Pierre Plante a travaillé avec des personnes souffrant de cancer, notamment des enfants, aux côtés du Dr Julien, en tant qu’art-thérapeute. Il enseigne aujourd’hui la psychologie.
Dans une classe d’arts visuels de l’Université du Québec à Montréal, une élève au baccalauréat en psychologie présente nerveusement un projet de fin de session : une toile. Elle ne maîtrise pas le médium, le trait est hésitant, la composition est maladroite. « C’est le moment, l’espace et la vulnérabilité dans laquelle tu te places lorsque tu crées qui sont importants, pas la technique », explique son professeur, Pierre Plante. Dans sa salle de classe comme dans sa salle de thérapie, M. Plante, art-thérapeute et psychologue, tente de réveiller l’enfant qui dort en chacun de nous.

C’est quoi, l’art-thérapie ?

C’est ouvrir le spectre de l’expression de soi. La peinture, le dessin, la musique ou la danse sont tous des moyens d’expression. La parole en est un aussi, mais on a souvent tendance à la surévaluer en disant : « On est adultes, on a sûrement les mots pour le dire » – mais non !
Parfois, il y a des émotions fortes qui émanent de la perte, que ce soit la fin d’une relation amoureuse, la mort ou la maladie. C’est quelque chose de corporel. On n’a pas les mots pour traduire ça. C’est là que l’art, chez les adultes, prend tout son sens.
Ça arrive plus spontanément chez les enfants, parce que les enfants utilisent déjà tout ce registre, et bien souvent l’expression artistique a plus de sens pour traduire une expérience de leur vie.

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Cancer : l’art-thérapie pour soulager les malades


Cancer : l’art-thérapie pour soulager les malades
PAR JADE BOCHES
20 AVR 2018
Des chercheurs américains ont réalisé une étude pilote afin d’observer les effets de l’art-thérapie chez des personnes atteintes de leucémie.
« La musique adoucit les mœurs », mais c’est le cas de l’art en général. Afin d’en observer les effets chez des malades atteints d’un cancer, des chercheurs de l’université de Rochester, aux Etats-Unis, ont proposé des séances d’art-thérapie à des patients souffrant de leucémie. Les résultats de leur étude sont parus dans l’European Journal of Cancer Care.
Le but de cette étude pilote était de savoir si une simple initiation à l’art-thérapie au chevet des patients améliorait l’humeur, réduisait la douleur et l’anxiété. Les chercheurs ont proposé ce projet, consistant à enseigner des techniques artistiques pendant 30 minutes, à 31 patients (21 femmes et 10 hommes). Au final, 21 malades ont accepté de participer, soit 19 femmes et 2 hommes.

Se sentir mieux grâce à l’art

Résultat, les chercheurs ont observé une amélioration significative dans l’humeur, la douleur et l’anxiété. 95 % des volontaires ont qualifié cette expérience de « positive » et 85 % d’entre eux souhaitaient participer à d’autres ateliers de ce genre. Selon les auteurs de l’étude, l’art-thérapie pourrait être considérée comme un complément aux traitements traditionnels contre la douleur et l’anxiété. D’autres études, avec un plus grand nombre de participants et une égalité entre les sexes serviront à généraliser ces résultats. En France, des associations développent l’art-thérapie dans les hôpitaux et notamment dans les services de cancérologie, comme l’association Aparthé dans la ville de vichy.

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