Demande à tous – Contre le pillage

Il nous arrive de ne pas être d’accord sur toutes les situations.

Mais là, je m’adresse à toutes les personnes. Je vous demande de respecter ce travail qui est sur ce blog. Ne le volez pas. Ne vous en servez pas pour votre travail personnel. Demander c’est la moindre des choses. C’est une question de politesse, de limite concernant toutes les personnes qui se trouvent sur ce blog.

Ne nous privez pas de cette possibilité de suivre ce travail. Laissez-nous admirer toutes les productions et tout ce travail qui est fait sur ce blog.

Merci.

BMP – La colère que j’ai en moi

Par moments, je sens de la grande colère en moi, mais parfois c’est en mouvement mélangé. Il y a l’ordre de la garder. C’est comme un instinct. Cet autre mouvement de lâcher un peu.
Ensuite, je sais que celle-ci me fait vraiment peur et me tétanise. J’ai peur de cette violence, de ce qui pourrait sortir de moi mais aussi ce que je serais capable de faire envers moi, pas envers les autres. Mais, en ce qui me concerne, j’imagine que je serais capable de devenir vraiment une vraie cinglée ; de plus, je ne sais pas non plus jusqu’où j’irais dans mes actes envers mon corps. Dans ces cas-là, je ne me sens pas concernée par les limites.
J’ai essayé d’aborder cette colère avec le psychiatre, mais à peine commencé je m’emporte. C’est comme si, dès que je veux en parler, cela déclenche la pulsion qui est la derrière et, de plus, je me sens obligée de me justifier.
Derrière ce besoin de me justifier, il y a une vraie frayeur, la peur d’être abandonnée, ou encore la peur de me faire secouer. Mais je ne sais pas s’il n’y a que ça, parce que quand on essaie d’aborder cette colère avec moi, je ne sais pas si je suis moi. Je suis dans cet état où de fait, je ne me rends pas compte de l’état dans lequel je me mets. Quand on me le dit, je suis là perdue dans ma tête et j’ai juste envie de fuir et me cacher pour que personne ne me retrouve.
Je sais aussi que cette colère me provoque de l’humiliation, et j’ai alors en moi ce besoin de demander pardon. Car, même si je n’ai pas fait de mal, pour moi c’est de ma faute, je suis fautive, j’ai fait souffrir. Je l’ai travaillé ceci mais ce n’est pas encore ça.
Je me sens comme si j’étais abandonnée dans un désert, toute seule face à cette colère. Je ne sais pas comment la dépasser pour la faire diminuer, mais aussi apprendre à l’observer. Pourtant je devrais y faire face, pour pouvoir aussi me sentir plus légère et moins effrayée et ne plus être sur mes gardes. Car malgré tout, je la retiens cette colère.
Ma production sera donc de faire apparaître cette colère dans un dessin.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Dans ma tête, je devais faire apparaître le fait que cette colère en moi m’effraie, que je me mets vite dans un état d’énervement pas possible, dès qu’on commence à l’aborder. J’ai donc dessiné un corps allongé et de dos. Ceci exprime le fait que j’ai honte de porter cette colère en moi. Il y a le fait que cette colère je la retiens au lieu de la faire sortir, d’une manière raisonnable et contrôlée. De dos aussi comme pour faire apparaître le fait que je reste en boule quand je sens en moi cette violence.
Pour terminer j’ai dessiné cette espèce de forme avec la « gueule ouverte » ce qui traduit le fait que cette colère est mauvaise et qu’elle me détruit.
Pour concevoir les couleurs, j’avais besoin de mettre du rouge. La colère rouge, la violence rouge…
Pour le reste de mon dessin, j’ai utilisé les crayons de papiers divers et j’ai fait apparaître des nuances. Je ne sais pas j’avais envie de mettre une touche de bleu, mais là je ne sais pas pourquoi.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm
Crayons graphic 7B, 3B, peinture aquarelle.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

Mon dessin est là, mais le mieux serait que je puisse gérer cette colère. J’ai besoin de bouger ma jambe droite et je pense que j’avais déjà commencé mais que je viens juste de m’en apercevoir.