BMP – Dessiner quoiqu’il se passe

BMP – Dessiner quoiqu’il se passe
Peu importe ce qu’il se passe maintenant, peu importe ce qu’il se passera ensuite, peu importe ce qu’il se passera dans le futur… Peu importe. Car dans l’instant présent, ce dont j’avais envie, c’était de dessiner un corps coloré, un corps peut-être en morceaux ou pas en morceaux, un corps qui sera recroquevillé ou qui ne le sera pas, mais il sera en couleur et il sera en mouvement. Il sera là, comme pris sur le fait, capturé, figé dans la minute, dans le présent.
Je pense que pour ce dessin, c’est l’instant présent qui m’a envahi le cerveau, cet instant qui par moment disparaît sous mes pieds sans crier gare.
J’avais envie de dessiner un corps, peut-être en harmonie, avec le moment présent, quelle que soit la position dans laquelle j’allais le dessiner. En écrivant cela, je dirais que ce corps est né par rapport à ce qui se passait dans ma tête que cela soit du point de vue de mes idées et de mes pensées. Maintenant quant à savoir si c’est bien Béatrice l’adulte du moment présent qui le pensait cela et qui le voulait, je dois reconnaître que je n’en sais rien.
Tout ce dont je suis sûre, c’est que je voulais un corps et que celui-ci soit gai dans la couleur de sa robe.
Par moment quand je réfléchis à ce qui se passe dans ma tête c’est assez angoissant, car je ne me retrouve pas toujours dedans. C’est comme si une inconnue se fait parfois entendre et moi, l’adulte, qui est dans le présent, j’essaye de trouver ma place dans tout cela.
Alors, concernant ce dessin, peut-être que la posture et la position de ce corps dessiné, montre le présent, tel que je l’ai vécu. Mais je n’en suis pas sure.
Je regarde cette esquisse terminée et je l’apprécie.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Pour dessiner cette esquisse, je dirais que c’est la spontanéité qui a pris les commandes, légèrement en mode cocooning.
Pas spécialement de colère dedans, ou de la peine ou une autre émotion, pas de joie, pas de peine.
Peut-être rien, mais ce rien serait un apaisement, allez savoir. Je parle très rarement de l’apaisement, en fait même jamais.
L’apaisement ne me parle pas dans ma tête et encore moins dans mon cerveau. je différencie tête et cerveau, car les deux sont séparés par une sorte de mur.
Donc ce corps est là dessiné mais serait-il vide de l’intérieur ? Non je ne pense pas. C’est simplement un corps dessiné par moi dans un moment de cocooning, où rien ne peut entrer ou sortir. Ce corps je vais le recouvrir de couleurs, avec mon pinceau..
J’ai choisi des couleurs douces mais pas vives, comme pour rester dans la discrétion car je dois également rester avec ce cocooning.
Peut-être aussi que je ne voulais pas que l’on perçoive tous ces morceaux qui sont sur ce corps. Mais que je souhaitais que tout reste dans une douceur indéfinie et peut-être aussi intouchable. J’aime ce qui est intouchable, car cela fait parler une fragilité pure et saine.
Il y a tellement de choses que l’on peut dire, mais aussi cacher dans des couleurs. C’est comme un monde sans fin, un monde sans limites. On ne peut pas et on ne pourra jamais ne nous retrouver et c’est cela qui me plaît également.
Finalement que l’on ne puisse pas nous rattraper, que l’on ne puisse pas nous attraper.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm
Crayons graphic HB, 3B, peinture aquarelle.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

Quand je regarde mon dessin, sur le chevalet, j’ai cette impression que les couleurs parlent, mais je ne veux pas les entendre, car je ne veux pas entendre ce corps, je veux juste l’observer, et le laisser en paix. Je me sens me dérober en moi, je me sens me dérober en lui.


Maintenant en cette nouvelle année qui va arriver ✨🎉🧚‍♂️ Je vous la souhaite plus apaisante, Profiter du moment présent. Profiter des personnes qui vous sont chères… Ayez un geste, un regard envers les personnes les plus démunies, ou malades ou seules. Je vous envoie également un arc-en-ciel de courage. Pour terminer, essayer de continuer à vous accrocher à la vie qui parfois peut se montrer mouvementée etc. Ne perdez pas de vu qu’elle peut-être aussi agréable.
Prenez soin de vous 😉
Souriez à la vie 😉
Merci pour votre fidélité sur ce blogue 👍😉🙏🙏. Mais sans vous faire fuir. Un petit geste de générosité serait le bienvenu pour le garder en vie. Pour que je puisse continuer à vous faire voyager et à vous apporter de l’émotion.
Merci😉

 

BMP – Un corps dans un élan de couleurs

BMP – Un corps dans un élan de couleurs
– Faire bouger et faire peut-être danser les couleurs.
– Un corps peut-être sans pieds, sans vraiment de forme de bras ou de main.
Mais cela n’empêche pas Les couleurs d’apparaître dans mon dessin.
Je pense que ce corps sera emporté par le mouvement de toutes ces couleurs, parce que c’est grâce à celles-ci qu’il va se mettre à bouger, par cet élan pas bien maîtrisé. Cela se ressentira parce que mes traits partent un peu dans tous les sens, car je ne voulais pas y mettre un point central comme point de départ.
Je voulais laisser une certaine liberté dans mon dessin, aussi bien dans la façon de faire et d’être. Un peu comme une nouvelle danse qui voulait se faire connaître. Une danse de rubans de plusieurs couleurs qui nous emmènerait danser.
Comme un jeu de cache cache qui nous donnerait cette envie d’aller se cacher dans toutes ces couleurs pour en réapparaître dans une autre.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Je ne savais pas pourquoi je voulais faire et dessiner une œuvre telle que celui-ci. Pourtant je suis douloureuse dans mon corps. Mais je voulais que de grands mouvements se montrent. Tant pis si par moment les proportions ne sont pas respectées et que rien n’est au carré.
Dans un mouvement, rien n’est proportionnel et par moments les limites ne sont pas présentes.
Comme je l’ai écrit, le corps je l’ai dessiné. Mais seule la forme m’intéressait, les détails tels que les jambes, les pieds et les mains n’avaient aucune importance pour moi.
La forme du corps était là et le principal était que les couleurs puissent entraîner, faire bouger celui-ci et vice et versa.
Je souhaitais qu’au final, on puisse se demander qui entraîne l’autre : est-ce que ça serait le corps, est-ce que ça serait les couleurs ? ou les deux…
Comme une symbiose et que le tout fasse un seul mouvement dans l’ensemble de mon dessin.
Pour les couleurs, j’avais ce jaune dans ma tête et ce rouge et des couleurs plus claires, plus douces. Il n’était pas question que j’y incorpore du noir, ni de la couleur grise, car je ne voulais pas que cela fasse « deuil ».
Je ne voulais pas de larmes non plus. Pourtant je suis douloureuse dans mon corps. Mais le corps que j’ai dessiné, au milieu de toutes ces couleurs, lui n’a pas mal, car cette panoplie de tons, fait comme un pansement. Ce pansement, c’est moi, même si c’est moi qui l’ai déposé sur ce corps avec le geste de mon pinceau. On reste dans les couleurs, mais on reste loin de la danse des rubans. Mais peu importe, ce corps sur cette feuille n’a pas mal. C’est cela le plus important. Danse ou pas…

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin fait sur feuille de format de 50 x 70 cm à grain fin.
Crayon HB
Peinture aquarelle.