BMP – Le réveil de quelqu’un qui est en train de tomber

BMP – Le réveil de quelqu’un qui est en train de tomber
Il n’y a rien de pire que de se réveiller en sursaut avec l’impression de se voir tomber dans le vide. A ces moments-là, on ne se rend pas compte qu’en fait on est dans son lit.
C’est quelque chose qui m’arrive souvent : me voir tomber dans un grand vide. c’est anxiogène et terrifiant et cela arrive très souvent vers 3 heures du matin, alors se rendormir après c’est difficile.
Je vais donc essayer d’exprimer ce ressenti qui est terriblement anxiogène.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Je voulais me centrer se le corps qui tombe. Mais de plusieurs manières, car de fait plus le corps s’enfonce dans le vide et plus il semble devenir petit. C’est ce que je voulais donc retranscrire.
J’ai donc commencé par faire apparaître la position du corps mais en trois fois, en allant du plus grand au plus petit, et ceci au centre de ma feuille blanche. Puis j’ai ensuite dessiné autour des formes légèrement déformées. C’est ce que je perçois quand je tombe dans ce vide, de très haut. C’était surtout le mouvement que je voulais faire refaire.
Pour les couleurs, mon souhait faire un mitigé de peinture aquarelle et de mes gros feutres de couleur. Pour les finitions du crayon noir à pointe fine pour retranscrire des petits quadrillages.

Quels matériaux avez-vous utilisé ?

Production conçue sur feuille blanche 36 x 48 cm. Crayon HB. Peinture aquarelle et gros feutres de couleur.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

Je regarde ma production et dans ma tête je sens comme un grand vent qui balaye tout. Ça me fait penser à ce froid qui me glace quand je me réveille en sursaut. J’aimerais que dans ma tête cela soit moins violent. Je me sens moins perturbée, par contre l’angoisse est toujours présente mais je la perçois moins dans la peur.

BMP – Un visage qui forme deux visages

BMP – Un visage qui orme deux visages
Je souhaitais m’amuser avec les formes des visages. Deux visages encastrés l’un dans l’autre, pour ne faire finalement qu’un. Ce que j’apprécie, c’est la complexité. Parce que parfois quand il y a beaucoup de traits qui sont mélangés les uns dans les autres on s’y perd un peu et le but, c’est de s’y retrouver.

Comment avez-vous concrétisé votre esquisse ?

L’idée était de faire le plus de mélange possible avec les traits, tout en essayant de faire apparaître deux visages qui ne feraient finalement qu’un seul. Un visage peut-être légèrement déformé par rapport à la position de son nez et légèrement allongé sur les côtés. Seuls les yeux seraient dans la bonne position. J’aime bien dans cette complexité, il y a toujours de l’amusement. Alors me voilà partie à faire apparaître plusieurs traits sur ma feuille. Je ne devais pas perdre mon idée. La première chose que j’ai faite, a été de positionner les deux yeux, le point de départ pour faire naître cette esquisse. Puis en remontant vers le haut de la feuille, j’ai fait apparaître une rayure, qui animerait le trait du milieu et le début de la chevelure. Plus bas, j’ai fait apparaître un nez de profil qui appartiendrait au premier visage que j’ai terminé  en faisant la bouche, le menton dont la forme est un peu plus imposante et arrondie. Le premier visage était fini. Il me manquait plus qu’à faire apparaître une oreille pour mon deuxième visage et terminer le tracé qui formerait la finition complète du visage où on pourrait y voir incorporé l’autre moitié du visage de profil. Pour le deuxième visage, d’après les mouvements de mes traits, il y avait un bouc au niveau du menton.
Pour les couleurs, je suis restée dans l’idée du mélange. J’ai donc déposé sur mon pinceau deux ou trois couleurs à la fois avec une goutte d’eau et je les ai déposées sur mon ébauche tout en tournant doucement mon pinceau afin d’y déposer toutes les couleurs qui se trouvaient dessus.
Une fois terminé quelques finitions ont été faites au feutre à pointe fine.

Quels matériaux avez-vous utilisé  ?

Cette création a été conçue sur une feuille blanche de format 36 x 46 cm. Comme médium : de la peinture aquarelle, des feutres à pointe fine et un crayon HB pour faire apparaître mon esquisse.

Que ressentez-vous en regardant votre création  ?

J’aime bien faire apparaître ce genre de dessin. Ça fait travailler la concentration. D’autant plus que ça fait jouer avec les couleurs. Même si, par moment, j’ai du mal à me retrouver dans ma forme, j’ai beaucoup plus de mal en ce moment.
Mais je prends toujours du plaisir et ça j’en profite.