BMP – Ma lubie !


Et bien oui la petite « sorcière » qui est en moi a encore frappé avec un autre drôle de mélange 🙂
J’étais assise à boire une Ricoré dehors et dans ma tête je réfléchissais à tout va. Le mot ennui est là ce matin et on n’est pas samedi ! je me disais : « Béatrice tu dois faire un drôle de tableau” et je souriais dans ma tête. Mais à cet instant là, j’étais bien présente dans le temps présent. Une pulsion peut-être mais celle-ci je l’apprécie car elle n’a rien de dangereux. Le mot découverte est présent, ce qui a un côté je trouve toujours attirant mais aussi intriguant.
J’en reviens parfois un peu à ce lâcher-prise, à ne pas avoir toujours le contrôle sur ce qui va se passer avec mes mélanges, mais je crois que lorsque je suis en pleine création je n’y pense pas ; je fais, je suis dans le mouvement et je crée.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre peinture ?

Je me suis installée dehors, le temps s’y prêtait, le soleil était là à me taquiner.
J’ai procédé ainsi :
• Ma feuille est bien à plat sur la table. Pour commencer j’ai déposé quelques petites pointes de couleurs aquarelles directement sur ma feuille. (bleu, jaune, vert).
• J’ai ensuite pris la bombe de mousse à raser de couleur bleue très claire, j’ai déposé des petits tas sur ma feuille.
•  L’étape suivante a été de mélanger avec un pinceau la mousse avec l’aquarelle, sans eau, car c’est cette mousse qui la remplace. Je devais faire le mélange délicatement pour que la mousse à raser donne un petit effet sympa.
• Ensuite, ma feuille finie et remplie de couleur, j’ai attendu un petit peu avant de pouvoir continuer à faire grandir mon dessin car une idée était là et n’attendait qu’à s’exprimer.
• Mon dessin toujours à plat devant moi, j’ai alors pris une autre feuille blanche vierge de format 36 × 48 cm, que j’ai déposé directement sur la feuille où était le motif fait avec l’aquarelle et la mousse.
• J’ai bien appuyé à plat avec mes deux mains partout sur toute la surface de celle-ci. Puis je l’ai retirée délicatement, (opération que j’ai renouvelée deux fois), ce qui a permis de laisser apparaître un autre motif sur la feuille blanche que j’avais déposée délicatement sur mon premier motif. C’est ce qui au final a permis d’agrandir mon motif du départ. Les couleurs sont là et avec la petite touche du soleil, l’ensemble est sympa…
Je prends toujours plaisir à observer la fin d’une découverte, ça me donne l’impression qu’une autre vie s’exprime.

Matériaux utilisés

Dessin conçu sur feuille de format de 36 × 48 cm. Peinture aquarelle. Pinceau. Mousse rasée.

Que ressentez-vous face à ce dessin ?

En regardant ce dessin cela m’a fait penser au Test de Rorschach. Un dessin, une tache que l’on peut tourner dans tous les sens !

BMP – Le manteau de couleurs pour mes mains en argile


Dernière étape de mon modelage, son manteau de couleur.
J’ai longuement réfléchi pour faire un manteau de plusieurs couleurs à mon modelage. Tout comme juste le vernir. Il y avait en moi cette peur qui me rendait un peu mal, que les doigts ne se cassent. Car oui, ils m’ont donné du fil à retordre et j’avais cette angoisse qui me mettait mal dans ma tête, de pouvoir re-casser les doigts. J’ai dû les restaurer 4 fois de suite.
Mais ça m’ennuyait de laisser mon modelage en argile de couleur rouge. D’une part, ça me donnait cette impression d’un travail pas fini et d’autre part, le but pour moi de ce modelage était de m’aider à affronter mes gonflements qui sont maintenant là tout les jours à des degrés différents, donc je voulais aller au bout.
Colorer les deux mains avec plusieurs couleurs, c’était pour moi comme un symbole, les travailler me rendrait plus forte, que cela apaiserait ma manière de considérer ce qui se passe et donc que je serais plus apaisée et moins en colère. Car je sais que la colère ne changera rien à ce que je vis.
Pour faire ce manteau de couleur je souhaitais quelque chose de vraiment gai.
J’ai fait très attention à ce que ces couleurs soient bien réparties sur l’ensemble de mon modelage.
Dans ma tête la couleur noire ne devait pas apparaître dans ce manteau. Je ressentais une angoisse et je ne voulais pas la « coller » sur mon modelage.
Je voulais aussi faire apparaître pour la naissance de ce manteau, un côté sérieux mais aussi plus « fofolle » dans ma façon de peindre. Donc mon idée était de peindre une main d’une façon propre et appliqué et l’autre main plus dans je me « lâche »
Je voulais aussi que ce manteau de couleurs sur mes mains puisse faire apparaître ce que mes peintures expriment quand on les observe, comme une transmission d’un message en couleur, la joie, la tristesse, la découverte, l’avancement. C’est je dirais ma « patte » de la petite artiste, mais aussi mon petit côté sorcière.
Je voulais aussi retranscrire dans ce modelage de couleur le fait que j’aime peindre, j’y prends plaisir et pour moi cela représente « l’art-thérapie »
Je reste déçue en regardant la finalisation de ce manteau de couleur, mais c’est en faisant, en essayant qu’on apprend.