Santé mentale : mon fils est différent, ça fait du bien de partager notre souffrance

Logo-Le-nouvel-obs-le-plusPublié le 13-10-2013 à 17h31
LE PLUS. Il y a deux ans, Princess Erika brisait le silence en parlant de son fils atteint de troubles psychiatriques. À l’occasion de la journée mondiale de la santé mentale qui avait lieu jeudi 10 octobre, la chanteuse et comédienne revient sur son rôle de mère et sur cette maladie qui ne l’a quitte jamais. Témoignage.
Édité par Louise Auvitu  Auteur parrainé par Rozenn Le Carboulec

Il y a quelques jours, un connard aviné, pour défendre sa belle-sœur que j’avais viré, a laissé sur mon répondeur pas moins d’une vingtaine de messages d’insultes grossières. Mais dans le tas, il a traité mon fils d’handicapé, de taré, de malade de fou et j’en passe.

Il hurlait que c’était de ma faute si mon fils en était là, que je m’en étais mal occupé et que c’était bien fait pour ma gueule. J’ajoute qu’il n’a jamais rencontré mon fils. M’en fous des insultes me concernant, mais il ne faut jamais toucher à mes enfants.

C’est vrai que je m’étais beaucoup confiée à sa « belle-sœur » pendant notre collaboration sur ma difficulté d’avoir un fils atteint de troubles psychiatriques. Je m’étais confiée à elle sur notre isolement face à la maladie, l’incompréhension de la plupart, le côté pathogène de la famille, ma colère et mon sentiment d’abandon. Alors qu’elle s’en serve contre moi via son beauf m’a terrassée au début.

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Ffat – 20-21 mars 2010 à Clichy-la-Garenne (92) – 10ème Week-end d’échanges de la Fédération Française des Art-thérapeutes

Couv-Clichy-2010
L’art-thérapie, une profession à part entière Le processus de création artistique comme support du cheminement psychique
Suite à notre précédent colloque et en lien avec notre projet de demander l’officialisation de la profession d’art-thérapeute, il devient essentiel de revisiter ce qu’est l’art-thérapie pour nous :
concepts fondamentaux, pratique, éthique…
Nous situons la spécificité de l’art-thérapie dans le travail à partir de, sur et autour du processus de création artistique, dans ses dimensions psycho-corporelles et avec une visée relationnelle et thérapeutique.
Et cela aussi dans une ouverture d’esprit pour la diversité, car la pluralité des approches possibles permet d’utiliser toutes les facettes de la complexe relation entre l’être humain et l’œuvre d’art : de la contemplation et des formes d’art-thérapie réceptive jusqu’aux actes
créatifs et à la création artistique, suivant les besoins et les capacités de chaque personne prise en charge.
Mais à travers la très grande diversité des orientations et approches possibles en art-thérapie, quels sont les dénominateurs communs ?
En quoi l’art-thérapie est-elle une profession à part entière, même – et surtout ! – si elle se situe au carrefour de plusieurs domaines des sciences humaines : le soin, la relation, l’éducation, la thérapie, la création…
Pourquoi être art-thérapeute requiert des capacités et compétences spécifiques et différentes des autres professionnels utilisant les activités artistiques ?
Pourquoi affirmons-nous : être art-thérapeute, c’est pratiquer une profession autonome et non pas assurer une fonction parmi d’autres qualifications professionnelles qui ont déjà une reconnaissance officielle ?
Comme le veut notre tradition, cette fois-ci encore, le programme de notre colloque est conçu pour articuler apports théoriques et ateliers expérientiels, sans perdre de vue un aspect essentiel : notre emploi.
Nous espérons que la réflexion et les échanges, lors de ce week-end de travail, permettront une avancée dans la précision de notre pensée et dans l’établissement des fondements de nos demandes de reconnaissance officielle de notre métier.

Irina KATZ-MAZILU
Présidente

Logo-FFATBrochure n°10 « L’art-thérapie, une profession à part entière »
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