Qu’est-ce que l’art-thérapie ? par Dr Ada Picard


L’art-thérapie est une… thérapie

Dans art-thérapie, il y a le mot « thérapie », dérivé du grec ancien therapévô, qui signifie « servir, prendre soin de, soigner ». À la question qui motive cet article, voici donc mon premier élément de réponse : l’art-thérapie est un soin. Ce qui élimine tacitement ce que l’art-thérapie n’est pas : un atelier occupationnel, un livre de coloriage ou encore un atelier d’art. Même si ces derniers peuvent se vanter de bienfaits, ils ne proposent pas d’accompagnement thérapeutique. Dans un atelier d’art-thérapie, en revanche, un thérapeute (dit « art-thérapeute ») est présent, et accompagne la personne engagée dans le soin. Il se charge de préserver l’espace thérapeutique en respectant la confidentialité de chaque participant, en supervisant l’objectif thérapeutique, et, bien sûr, en offrant une écoute suffisamment empathique pour faciliter l’expression (artistique et verbale) du patient. En somme : des principes que l’on retrouve dans tout soin psychothérapeutique. On peut d’ailleurs parler de « psychothérapie à médiation artistique » plutôt que d’art-thérapie, afin d’être plus juste dans la terminologie.

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Nayla Chidiac – « Besoin d’écrire » : l’écriture comme thérapie

Nayla Chidiac écriture – Ajoutée le 13 févr. 2016



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Pour les patients victimes de traumatisme, l’écriture permet un travail de lien pour arriver à un Soi non effracté, alors capable d’élaborer et de créer. L’écriture devient un travail qui participe à la reconstruction de la personne blessée, voire anéantie par son trauma, afin de panser une blessure psychique par une pensée matérialisée et permise par la médiation de l’écriture. Le trauma est ainsi analysé sur différents plans et notamment sur celui de la temporalité. L’écriture éminemment subjective du parcours de vie devient en quelque sorte le maillon manquant qui tisse le lien transgénérationnel, reliant ainsi la génération des parents avec celle de leurs descendants.
Nous favorisons par conséquent :
• toutes les formes mais avec des thématiques ciblées telles que :
la perte, la colère, la douleur, le lâcher prise, la peur, le toucher, l’avenir, la séparation ;
• l’alternance des formes et des thèmes d’une séance à une autre :
ainsi, ne jamais faire deux séances suivies de dialogues ou deux séances consécutives consacrées à la séparation ;
• lors du temps de parole, nous privilégierons la discussion autour du ressenti de l’écriture elle-même ainsi que des processus mis en œuvre par les patients lors de l’écriture.


Autres billets sur le livre de Nayla Chidiac – Ateliers d’écriture thérapeutiques
1/ Chidiac Nayla – Ateliers d’écriture thérapeutique
2/ La médiation écriture
3/ Que permet l’écriture en psychothérapie à médiation artistique ?
4/ L’écriture cathartique
5/ L’autofiction
6/ Pour Semprun, l’écriture et la mémoire sont indissociables
7/ Dans 
le cadre d’un atelier à visée thérapeutique, l’écriture permet de ressentir 
un plaisir
9/ Vignette clinique – Virginia W


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