L’Art-thérapie est « l’utilisation à des fins thérapeutiques de techniques relevant d’une pratique artistique »

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Sandra Giordani. Art-Thérapeute en milieu hospitalier et en cabinet privé, Paris.
Site de l’auteur : sandragiordani.weebly.com

La naissance de cette technique

C’est en 1950 à l’occasion du premier congrès mondial de psychiatrie qu’une exposition d’« art psychopathologique » voit le jour. Des productions de malades de 19 pays y sont présentées, près de 3000 pièces exposées pour la première fois, offrant aux visiteurs un autre regard sur la maladie psychique. Précurseur en la matière, l’hôpital Ste-Anne à Paris propose déjà depuis 1946 de véritables expositions d’art, s’ouvriront ensuite les premiers ateliers d’Art-thérapie pour les malades hospitalisés.

L’Art-thérapie aujourd’hui

Cette pratique n’a eu de cesse de se développer depuis. Elle est aujourd’hui reconnue comme un outil psychothérapeutique à part entière et occupe une place dans nombre d’institutions de soins où l’on trouve traditionnellement des ateliers d’arts plastiques, de musique, de danse, de théâtre et d’écriture.

Que fait-on dans un atelier d’Art-thérapie ?

Dans un atelier d’Art-thérapie, il est question de mettre deux processus en route simultanément : un processus de créativité et un processus de transformation.

Thérapie non verbale, elle offre des voies de communication autres que langagières dans un cadre rigoureux et contenant.

Avant toute prise en charge, le cadre de cette thérapie va être précisément défini. Le lieu, le moment et la fréquence de l’atelier seront préalablement fixés. La confidentialité sera respectée et la relation thérapeutique s’inscrira dans une dimension identique à celle établie lors d’une psychothérapie par la parole.

Au sein de l’atelier d’Art-thérapie, il ne s’agit pas de mettre en mots le vécu propre à chaque expérimentation ou production artistique. On ne traduit pas le processus créatif, on ne l’interprète pas. L’accent est mis sur la création, le résultat visé ne se trouve pas dans l’objet produit, mais bien dans le vécu de la personne.

Qui peut participer à un atelier d’Art-thérapie ?

La question de la recherche esthétique n’a pas sa place dans l’atelier. Et l’utilisation ou les connaissances préalables dans un art en particulier ne sont pas nécessaires, voire inadaptées. Cette technique est donc ouverte à tous sans aucune disposition particulière pour y prendre part.

Elle peut donner aux personnes pour qui une thérapie par la parole est inenvisageable ou difficile, un espace d’expression libre et spontanée où exprimer sa singularité. Et c’est l’engagement dans la pratique régulière qui va permettre d’ouvrir sur un mouvement intérieur, psychique, socle d’un processus de changement.

A propos de la formation d’Art-thérapeute

L’engouement actuel pour cet outil psychothérapeutique engendre une multitude d’ateliers qui sont proposés dans des cadres divers. Il ne faut pas hésiter à se renseigner sur la formation de l’Art-thérapeute si vous souhaitez vous engager dans ce type de travail, celle-ci se doit cependant d’être rigoureuse, diplômante ou certifiante.

Pour aller plus loin :
Formations (liste non exhaustive) :
http://www.scfc.parisdescartes.fr
http://www.inecat.org/
Adresses utiles :
Fédération Française des Art-Thérapeutes : http://www.ffat-federation.org/
Société Française de Psychopathologie de l’expression et d’art-thérapie : http://www.sfpe-art-therapie.fr

Emploi – Recherche un.e Art-thérapeute en Normandie

Annonce datée du 5 janvier 2016.
La Structure Thérapeutique Le Domamour le Boshion, accueillant de jeunes adolescents, située à côté d’Evreux (à Orvaux, dans l’EURE- pas loin de Paris) et constituée d’un sexothérapeute, d’un art-thérapeute et d’un psychothérapeute, recherche :
Un.e art thérapeute, pour une séance toutes les 3 semaines, à raison de 2 heures par séance. Possibilité d’être employé par l’établissement ou encore possibilité d’être prestataire, à raison de 60 €/heure.
– Contacter de la part de Geneviève DINDART :
Monsieur Benoit OMONT
au n° de téléphone suivant : 02 32 58 64 05.
(Ou 02 32 30 99 09.)


-1Benoit Omont et son tandem rouge et noir © Radio France – 2011
l’émission du mercredi 15 décembre 2010

“56 ans depuis le 12 octobre, j’ai réalisé mon rêve professionnel depuis deux ans en ayant créé un lieu d’accueil pour des jeunes en grande difficulté. J’ai rêvé de ce lieu depuis mon plus jeune âge et j’ai mis le temps à comprendre pourquoi. Je suis permanent d’un lieu d’accueil tout proche d’Evreux, ma région d’origine. J’occupe avec mon épouse une grande maison dont la moitié est consacrée à l’accueil de quatre jeunes adolescentes et mères avec leur enfant. Dix personnes dans cette maison consacrée à l’enfance, ça a du sens pour moi”.
Benoit est autodidacte du travail psycho-socio-éducatf, il est en train de valider sa formation de conseiller conjugal et familial tellement l’empathie lui va comme un gant. Écouter l’autre qui exprime son intime, ça le passionne. L’accompagner au quotidien discrètement comme dans son lieu d’accueil, ça donne du sens à sa vie. Il nous explique le fonctionnement de sa maison, son rôle et celui de sa femme auprès de ces adolescentes de cultures différentes. Il est ému quand il nous présente la photo de sa marraine, Thérèse Vy, soeur d’André Vy, grand résistant. Il nous raconte pourquoi ces deux êtres sont importants dans sa vie d’homme. Un tandem miniature est le symbole du duo, l’un dirige, l’autre apporte sa force. Le lien, c’est le fil rouge de cette émission. Il cite deux livres pour conclure ce bref résumé :
“Le Petit Prince” de saint Exupéry et
“Recherche grand-mère désespérément” de Janine Boissard aux éditions Fayard
la Chasse aux Idées reçues de Daniel Fievet

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