BMP – Collage : premier essai

BMP – Collage : premier essai
Comme souvent, je voulais faire un essai de ce type de collage pour pouvoir éventuellement le proposer lors d’un atelier. Mais ne sachant pas ce que ça donnerait je voulais vraiment essayer.
Je me suis donc installée dehors avec tout mon matériel profitant du soleil et de la douceur.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre création ?

1 – La première étape a été de trouver quelque chose de rond qui me servirait de base de départ pour commencer mon collage.
2 – J’ai donc trouvé une espèce de dôme rond qui donnait de la lumière, mais qui ne fonctionnait plus. Impeccable pour la taille.
3 – L’étape suivante a été de découper aux ciseaux ce papier que j’utilise pour mon livre le « vide », livre que je continue à élaborer de temps en temps. C’est un papier qui a du relief avec des motifs qui me plaisent, et je pensais que cela pourrait aider pour les finitions et aussi pour l’aspect général.
4 – Donc une fois mon papier coupé, j’ai recouvert mon dôme d’un fil transparent que j’ai recouvert de colle pour y poser les morceaux de papier que je venais juste de découper.
5 – Une fois ma sphère recouverte de ce collage, j’ai mis une autre couche de colle, car je voulais que tout tienne en un seul bloc.
6 – J’ai laissé sécher le tout pendant 48 heures. J’ai alors commencé à décoller ma forme du dôme, puis je l’ai découpée pour lui donner une forme définitive.
J’ai remis une couche de colle et j’ai laissé sécher encore 48 heures.
De temps en temps je reprenais la forme si je constatais qu’elle bougeait un peu pendant le séchage.
7 – Pour terminer j’ai passé une couche de vernis pour apporter un peu de brillant.
Voilà comment est née ma forme qui ressemble à une espèce de bol où l’on peut mettre de petites choses légères, une sorte de vide poche.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

De la colle blanche, un pinceau
Du papier à relief
Un dôme d’une forme arrondie.

Que ressentez-vous en regardant votre création ?

Je regarde ma création et je me dis que c’est pas mal !
J’ai passé un agréable moment, ça change un peu de l’aquarelle.
Mes angoisses de ce matin sont moins envahissantes, mais des questions sont présentes. J’essaie de ne pas trop rentrer dans une spirale, pas en ce moment, je dois regarder le bon côté et rester positive !

BMP – Consigne : L’anxiété – Les mains – Suite

BMP – Consigne : L'anxiété – Les mains – Suite
Donner une suite en collage au travail sur l’anxiété – Les mains

BMP – Consigne : L’anxiété – Les mains

Je ne sais pas ce qui m’a pris, mais, dans ma tête, je souhaitais donner une suite sur cette méthode d’Alice Albertini, art-thérapeute M.A, ATPQ basée à Montréal.
J’ai donc repris ma production et je l’ai découpée. Ceci fait, je me suis servie de tous les morceaux, pour faire un début de collage. Pourtant la couleur noire de ma table comme fond ou j’avais déposé les morceaux, m’attirais et j’étais à la limite de m’arrêter à ce moment.
L’étape suivante était d’agrandir ma création en continuant de me servir de tous ces morceaux. J’ai commencé par me servir du contour de la main non dominante, pour moi la gauche et j’ai retranscris à l’intérieur en mots ce que ça me dit dans ma tête.
C’est-à-dire :
– Pensées récurrentes
– Confusion
– Frustration
– Souvenirs
– Perte d’appétit
– Mort
– Incertitude
– Insomnie
– Peur.
Une fois cette étape terminée, en essayant de prendre du recul sur tous ces mots, sans les ignorer, j’essaie de me dire que mon inquiétude est liée à l’angoisse et que celle-ci est normale au vu de la situation actuelle, mais que je ne dois pas l’entretenir dans ma tête, mais plutôt la transformer en quelque chose de plus apaisant, de coloré et d’instructif et non d’aller vers une destruction.
Puis je me disais également que j’avais cette autre main qui est aussi dans le mouvement : cette main qui est là et qui m’aide à dessiner. J’essayais aussi de me persuader que rien n’était enfermé, aucun barreau n’était là dans le moment présent, dans le Ici et maintenant.
Je devais apporter plus de couleur à mon collage, j’ai commencé par faire naître au crayon et sur une autre feuille, l’empreinte de mon autre main, c’est-à-dire la droite. Je l’ai aussi découpée et je lui ai apporté de la couleur.
Pour cela, je me suis servie de sable de différentes couleurs, que j’ai éparpillé un peu partout en faisant un petit mélange doux, pour apporter un peu de calme dans ma tête, mais aussi pour faire fuir tout ce qui me tracasse dans mon cerveau. Un peu comme une antidote.
Une fois bien recouverte de ces couleurs, je l’ai rajouté à mon collage, j’ai positionné cette main en face de la même main droite d’hier qui était dans un mouvement positif. Comme pour apporter plus de force à mon collage. Comme pour continuer une chaîne dans un éclat de couleur, apporter un peu de chaleur dans cet instant présent.
Pour terminer ce travail, j’ai pris un crayon et j’ai rajouté des mots plus purs et non interdits comme :
– Prendre une boisson
– Mettre des mots sur ce qu’on ressent
– Écouter de la musique
– Essayer de se raisonner
– Réfléchir

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Collage conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm.
Sable de couleurs différentes
Colle, ciseau cranté. Petite feuille blanche A4.
Crayon de couleur noir.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

Une fois terminé, j’ai mis mon collage sur le chevalet et je l’ai observé.
Mon ressenti sur le moment présent, c’est que je me suis sentie moins loin de mon corps. J’essaie de démêler mes émotions dans ma tête pour poser les bonnes dans mon écrit, sauf que j’ai beaucoup de mal, car c’est encore une sac de nœuds.
J’écrirais que j’ai pris plaisir à mettre des couleurs sur ma feuille, et je me suis sentie moins dans un vide. Je me sens moins en prison.