BD – Goûter festif à « La table de Jeanne-Marie »


« Goûter festif » pour les jeunes mineurs migrants à « La Table de Jeanne Marie » organisé par les bénévoles des ateliers de la semaine.
le : jeudi 27 et le vendredi 28 décembre 2018 à 15h.
Un goûter « fait avec le cœur et les moyens du bord ».
Comme pour beaucoup de personnes, pas de Noël non plus pour la plupart de ces jeunes migrants. Il était donc important de leur consacrer un moment pour eux, pour leur donner un aperçu de cette fête de Noël.
Beaucoup de jeunes dorment à la rue encore, c’est une bataille de leur trouver un endroit pour dormir la nuit. Tout comme il y a beaucoup de refus pour leurs dossiers de demande d’asile et donc des recours sont en attente. C’est toujours une « épée de Damoclès » qui se trouve au-dessus de leurs têtes, à ne pas savoir définitivement ce qu’il vont devenir. Une situation d’angoisse et d’insécurité qui est présente tous les jours pour et envers eux.
Pour ce goûter festif qui sera légèrement dînatoire tous les plats seront faits maison. Certains comme les gâteaux ont été faits sur place cet après-midi. Pour le reste ce sont les bénévoles qui cuisineront chez eux ce soir comme ça, ce sera de toutes origines.
Chacun emmène sa petite touche de couleur. Tout cela dans l’ambiance du partage, de l’entraide et de la bienveillance. Je ne manquerais pas de faire partager ces moments.

L’art-thérapie, quand les mots ne suffisent plus


L’art-thérapie, quand les mots ne suffisent plus
Par
23 novembre 2018
Agressions sexuelles. Mort. Attentats. Les traumatismes sont parfois tellement profonds et indicibles, qu’il apparaît impossible de trouver les mots pour en parler et avancer. Quand la thérapie classique ne suffit plus, l’art-thérapie peut parfois prendre le relai.
Il y a 3 ans, la France connaissait les attentats les plus meurtriers sur son sol. 130 morts. 413 blessés, physiquement. Mais mentalement, ils sont des centaines à être touchés : survivants, proches, aidants. Aujourd’hui, ils se battent encore contre l’enfer du quotidien post-traumatique. Ce soir du 13 novembre 2015, nombre d’entre eux étaient venus admirer des artistes. Certains, pour essayer de se reconstruire, ont trouvé refuge dans l’art.

« Dans le traumatisme, la personne a perdu la parole »

En réponse au besoin de ces victimes, l’association Art-Thérapie Virtus a lancé 13 Or de vie, un projet d’accompagnement de personnes victimes des attentats du 13-Novembre 2015 par des ateliers d’art-thérapie. D’octobre 2016 à janvier 2017, ce projet proposait aux victimes 13 ateliers d’art-thérapie. Une aide qui a été utile comme nous l’explique Emmanuelle Cesari, porteuse du projet, « les personnes victimes des attentats reviennent vers nous en ce moment et jusqu’à ce qu’elles n’en aient plus besoin, car nous dispensons des suivis art-thérapeutiques gratuits ».
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pour Emmanuelle Cesari, art-thérapeute :

« l’art est un apport spécifique dans le soin des personnes traumatisées qui ont subi l’effroi, qui fait que la parole n’existe pas. Les thérapies classiques sont basées sur la parole, le propre de l’être humain. Dans le traumatisme, la personne a été déshumanisée, elle a perdu la parole donc elle s’exprime par l’art pour retrouver peu à peu la parole et son humanité ».

Catherine, 37 ans, s’est mise à la peinture pour extérioriser. Elle fait partie des victimes psychiques : « la peinture a été salvatrice. C’était un exutoire, une façon d’extérioriser ce que j’avais enfoui au fond de moi. Chose que je ne réussissais pas à faire par la parole » explique-t-elle…/…

« La production artistique permet de s’exprimer autrement que par la parole »

« Le propre du traumatisme est de figer le passé qui ressurgit en reviviscence dans le présent » confie Emmanuelle Cesari. C’est ce blocage dans le passé qu’il convient de surmonter dans toute thérapie, pour reprendre vie…/…
Emmanuelle Cesari nous confie que tout traumatisme entraine un deuil, « le principal deuil à faire dans les attentats est celui de la culpabilité du survivant ». Un chemin qui peut se faire par l’art-thérapie quand les maux dépassent les mots.

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