BD – Atelier peinture-dessin

Atelier peinture-dessin en cet après midi du lundi 25 février 2019

L’atelier de cet après-midi avait pour thème de découvrir les mandalas. Mon idée était que les personnes puissent écrire dedans des mots en français qu’ils ont appris pendant les cours… ou bien encore des chiffres.
Il y avait environ une trentaine de jeunes en cet après-midi. D., qui était responsable de la journée de ce lundi, les a donc répartis dans les  divers ateliers. Il y avait cours d’anglais, de français et de dessin-peinture.
À mon atelier j’avais donc 12 personnes et avec moi j’avais un bénévole de l’Amac : E.
Avant de commencer quoique ce soit, j’ai présenté mon idée à ce jeune homme, puis j’ai écouté les siennes. J’avais imprimer chez moi quelques exemples…
Nous avons mis en place les tables tous les deux et sorti le matériel. Puis nous avons installé nos jeunes. Une règle : on aimerait  qu’ils prennent l’habitude d’éteindre leur portable. C’est une situation qui reste un peu compliquée car il y en a qui en ont besoin pour appeler pour trouver un endroit pour dormir la nuit.
De même, D. a pris aussi d’autres mesures pour la participation au foot. Seuls les gens qui viendront aux activités pourront y venir. Samedi dernier ils étaient trop trop nombreux. Il y avait des personnes que personne ne connaissait, ce qui demande encore plus d’encadrement, sachant que nous n’avons à faire qu’à des jeunes qui sont mineurs !
Mais de bonnes nouvelles sont là, des jeunes sont acceptés dans des collèges ou lycées.
Pour en revenir à l’atelier pour cet après-midi, une fois les jeunes bien installés, j’ai commencé à expliquer le thème de la séance. Mais la première réaction pour les jeunes c’étaient : « où là là c’est dur » mais je n’ai rien lâché cette fois-ci, je leur ai expliqué que parfois découvrir n’est pas toujours simple et que cela faisait partie de l’apprentissage mais je leur ai dit que je leur faisais confiance et qu’ils allaient essayer de faire ce qu’ils pouvaient pour faire apparaître quelque chose en une forme et qu’on était là E. et moi pour les y aider 🙂
Nous avons donc procéder par étape. E. était avec moi donc c’était donc plus facile pour pouvoir mieux les aider.
Première étape de l’esquisse, tous les jeunes ont commencé par faire le rond au milieu de leurs feuilles. Puis ils ont commencé à faire à l’intérieur de celui-ci des formes. Pour mieux les accompagner de mon côté, j’ai pris un crayon et je leur ai montré des exemples de types de formes qu’ils pouvaient tous faire apparaître. Avec E. nous les avons laissé commencer doucement et ensuite nous sommes passées voir chaque jeune un par un pour pouvoir les accompagner, les aider si c’était nécessaire. Certaines personnes savaient ce qu’elles voulaient faire mais pour d’autres c’étaient beaucoup plus « compliqué » mais ce n’était pas grave avec un peu d’encouragement de la patience nous y sommes arrivées.
Une autre complication pour eux c’était de peindre à l’intérieur de ce mandala en utilisant de la peinture et non forcément des feutres. Le but de mon atelier n’était pas d’aller au plus simple mais de faire quelque chose de plus travailler dans les finitions mais aussi dans les détails. Mais je gardais en tête que c’était une première pour eux.
Une fois que tout le monde avait fait apparaître sa forme sur sa feuille, de mon côté j’ai déposé sur plusieurs palettes des couleurs de peintures. E. n’était jamais loin pour surveiller les jeunes.
C’est ainsi que j’ai vu, que nous avons vu apparaître les premières couleurs sur les mandalas. Quelques difficultés apparaissaient de si ou de là chez des personnes, mais dans l’ensemble cela avançait bien. Par moment j’entendais oh ! madame Béatrice c’est dur ! Dans ces cas-là,  je m’approchais de la personne et je la rassurais sur l’avancement de son travail, parfois je lui apportait quelques idées en plus, mais à chaque fois, j’essayais de placer un mot d’encouragement dans nos échanges.
La bonne ambiance était là, par moment un peu de dissipation se faisait entendre mais rien de bien méchant… quand je m’apercevais que les mandalas avançaient bien dans leurs couleurs. De temps en temps je répétais la règle suivante qui était de mettre soit des chiffres soit des lettres ou des mots à l’intérieur de celui-ci.
Je dirais que chacun a essayé de faire ce qu’il pouvait et son possible pour allez jusqu’au bout des consignes, mais à mon prochain atelier je reviendrai dessus afin que les finitions soient faites car aussi certains dessins ne sont pas terminés car des jeunes devaient partir.  Ils ont des horaires à respecter concernant leur hébergement pour la nuit et parfois aussi c’est assez loin.
Les jeunes ont apprécié cet atelier malgré les difficultés qu’ils ont rencontrées. Leur application était certaine. Ils ont essayé. Je trouve que c’est déjà bien de vouloir essayer quelque chose qu’on ne connaissait pas. Mais comme je leur ai dit la découverte c’est cela.  Par moment il faut se faire fureur 🙂 et je dirais que c’est ce qu’ils ont fait dans l’ensemble. Pour une première c’est pas mal je dirais, mais à revenir peut-être dessus  doucement.
Comme d’habitude nous avons rangé ensemble, nettoyer et pris un goûter pour terminer cet après-midi en échange.

BMP – Luminosité


Lumière du jour et son reflet à travers de la fenêtre de la cuisine.
La force des couleurs ensoleillées. Hasard ? Magique ? aller savoir 🙂
Parfois observer ce qui nous entoure, par exemple la lumière, un rayon de soleil, peut nous aider à faire apparaître de l’émotion esthétique dans une œuvre. Je voulais donc essayer quelque chose de nouveau, faire naître un dessin en suivant son évolution avec la lumière et son reflet. Juste en observant. Mettre des couleurs sur ce présent qui me parle, traduire ce que je perçois, ce que j’observe en mettant des couleurs du moment présent qui me parlait, retranscrire ce que je percevais ce que j’observais.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Je me suis donc installée devant la fenêtre de la cuisine, devant la lumière du jour, ma feuille bien à plat devant moi sur la table. Ma première réaction a été de mettre une couleur jaune, avec ma spatule car je trouvais la lumière du jour bien lumineuse, elle se prélassait sur la fenêtre de la cuisine. Comme pour me dire viens me rejoindre, sors !
J’avais une envie de blanc, donc j’en ai rajouté une petite noisette dans mon mélange de jaune. Puis j’ai rajouté du bleu, car je le percevais dans les nuages. Le blanc était toujours là, donc cela apporterait une touche de plus dans le bleu du ciel. J’ai mis aussi une pointe de vert car toujours en observant par la fenêtre, je percevais les feuilles vertes de la haie qui dansaient légèrement, délicatement  sous le souffle du vent. Mais dans ma tête c’était bien le jaune qui dominait. Jaune comme le soleil ! Je voulais aussi faire apparaître la couleur des feuilles qui étaient d’un jaune ocre avec un reste de couleur d’automne et oui il en reste un peu 🙂 donc j’ai rajouté sur ma feuille du jaune ocre qui s’est mélangé avec mes autres couleurs. Mais au cours de la création de ce dessin, j’avais envie de faire apparaître comme une boule de feu de couleur éclatante au milieu ma feuille qui viendrait d’un endroit qu’on ne peut saisir, un feu qui viendrait me réchauffer par une douceur illimitée. Je pense toujours à ce beau soleil 🙂 Ma forme avançait de plus en plus, j’ai donc continué en rajoutant un léger orangé et de la couleur rose, le tout toujours accompagné d’une goutte de couleur blanche et de bleu. En observent de loin mon dessin sur le chevalet, je perçois comme une espèce de hibou caché. C’est là que j’avais décidé de m’arrêter, pour ne pas le faire disparaître sous les couleurs que je pourrais rajouter. Pour finir, j’ai pris mon dessin, que j’ai mis devant la fenêtre. je voulais que mon dessin soit encore plus éclatant, je voulais le mélanger justement avec cette lumière du jour qui était bien présente et ce soleil comme pour faire apparaître une nouvelle peinture, pour capturer cet autre moment du présent.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Feuille de format de 50 x 70 cm à grain fin. Aquarelle.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

En observant mon dessin de loin, je trouvais celui-ci très éclatant et même lumineux. Toutes ces couleurs me donnaient l’impression que ce dessin respirait la lumière et qu’une force était là !