BD – L’atelier du Petit Prince


Après une petite pause d’une semaine, nous avons repris l’atelier du Petit Prince 🙂
On peut venir dans cet atelier, soit pour écouter la lecture de ce livre, chapitre après chapitre et poser des questions pour bien comprendre, soit dessiner ensuite.

Deux chapitres sont proposés à chaque atelier.
Nous allons doucement dans la lecture de ce livre, cela nous permet de mieux expliquer chaque chapitre aux personnes, que ce soit le sens des mots, trouver quels mots peuvent en remplacer d’autres, comprendre bien le sens de la phrase.
Cet atelier de lecture et dessin est un apport de plus dans la continuité de l’apprentissage du Français qui est proposé les autres jours de la semaine :  le mardi, le jeudi et le vendredi.
Ce moment de partage fait donc travailler le vocabulaire, la langue, mais aussi l’imagination puisqu’il s’agit bien de dessiner même si l’aide du livre est présent. Il faut se lancer !
En effet, une fois les deux chapitres lus, chacun est invité à dessiner puis à peindre.
Un atelier rempli de bonne humeur, qui permet un apprentissage peut-être plus ludique, mais de très bonne qualité. La curiosité est toujours présente, tout comme la demande.
En attendant, ce qui est chouette c’est que ce book prend de l’allure  😉

BMP – Début de feuilles jaunes d’automne


De retour chez moi je suis contente mais je n’irais pas faire le marathon, la petite « artiste » est pas mal affaiblie. Mais je n’ai pas le temps de m’apitoyer sur moi ; j’ai beaucoup à faire comme avancer sur l’expo avant d’être ré-hospitalisée dans deux semaines.
Mais que de bonheur de reprendre mes pinceaux en attendant 🙂
L’automne est là et il m’a donné l’envie de faire un dessin avec une nuance de dégradé. Mais je ne voulais pas faire des simples dégradés ; non, je voulais pousser mon cerveau à chercher plus vers l’avant.
L’idée est alors venue d’incorporer dans mes mélanges du vinaigre balsamique de cuisine, en le travaillant avec les couleurs liquides aquarelle. Mais aussi en travaillant tout cet ensemble avec de l’essuie-tout et le pinceau, sans oublier une goutte d’eau provenant d’un glaçon.
Car ce que j’aime, ce n’est pas simplement déposer une couleur sur une feuille, ce qui est bien monotone, mais innover, faire des mélanges, les travailler, les laisser travailler eux-mêmes et voir ce que cela devient.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre production ?

• Je me suis installée dehors à l’abri et tout en préparant mon matériel, dans ma tête ça cogitait.
• J’ai commencé par prendre un glaçon et j’ai mouillé ma feuille dans son centre.
• Pour l’étape suivante, j’ai pris le vinaigre balsamique pour le verser directement sur l’eau du glaçon qui commençait à fondre.
• Avec mon pinceau j’ai légèrement étalé ce mélange sur ma feuille.
• J’ai ensuite rajouté un peu de peinture aquarelle, légèrement accompagnée d’aquarelle liquide et j’ai re-mélangé avec l’eau du glaçon qui me restait.
• Ensuite j’ai pris un morceau d’essui-tout et j’ai légèrement tapoté tout l’ensemble de mon mélange et là j’ai vu apparaître mes premières nuances dégradées de couleur.
• Pour apporter plus de couleur à mon dessin, je me suis servi de pulvérisations de sprays d’une autre couleur, ce qui permettait d’avoir des mélanges différents.
J’ai procédé ainsi sur tout le reste de ma feuille, tout en gardant en tête que je ne devais pas simplement déposer une couleur sur ma feuille, mais que je devais la faire vivre et la retravailler d’une autre façon, en observant comment celle-ci apparaissait à chaque fois sur ma feuille une fois travaillée.
Je devais également faire apparaître une belle harmonie dans l’ensemble de ma composition. C’est là que le côté magique du geste de mon poignet et des mélanges est très important.
C’était tout cet ensemble que je devais travailler petit à petit, accompagné de ma concentration et de mon observation.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Cette production a été conçue sur feuille de format de 50 x 70 cm à grain fin.
Un peu de vinaigre balsamique de cuisine, des encres liquides aquarelle, quelques glaçons, un coup de pinceau, du sopalin et pour terminer quelques gestes de mon poignet. Et voilà le résultat : un dessin rempli de couleurs légèrement dégradées.