BMP – Défi n°2 – L’ordinaire si extraordinaire qu’est votre chez-vous

BMP – Défi n°2 – L'ordinaire si extraordinaire qu’est votre chez-vous

Où trouver l’inspiration quand on est confinés, contraints dans son espace intérieur ? Justement rien de plus simple, en piochant dans son quotidien, en regardant autour de soi.
Pour ce second défi, je vous propose de vous intéresser à cet ordinaire si extraordinaire qu’est votre chez-vous.
Jetez un nouveau regard sur votre environnement, ouvrez un champ d’expérimentation de votre quotidien, jouez avec les formes et la lumière. partez en exploration chez vous, traquez les lignes, les couleurs, les jeux de lumière, les ombres, bref les formes abstraites.

Bon voyage !
Le jeu consistera à deviner de quoi il s’agit.
Prenons les arts

Catherine Jubert

Hou là là ! Quand je vois le mot abstrait, je me dis que le défi n’est pas simple MDR 🙂 !
Après j’ai lu, couleur, lumière, jouer et puis exploration. Alors cela me parlait un peu plus. Partir explorer dans ce cocon pour trouver ce petit truc que l’on ne trouve nulle part ailleurs et qui est également rare ! Sinon ça ne serait pas rigolo !
Sauf que je n’avais aucune idée, mais alors aucune ! Je ne savais pas si j’allais prendre mon pinceau ou exceptionnellement prendre une photo. Je me suis dit que peut-être cela changerait un peu !
J’ai laissé reposer ce thème dans le coin de ma tête, pour le laisser mûrir. Mais il y avait cette petite réflexion : Béatrice as-tu bien compris ?
Car plus je lisais la consigne et plus dans mon cerveau ça changeait tout le temps. A chaque fois une autre version. Je souriais et bien oui je n’allais pas pleurer ! Et puis je ne sais pas, mais en moi je savais que j’allais y arriver.
Il y avait cette phrase :

« Le jeu consistera à deviner de quoi il s’agit”.

J’avais tout pour m’amuser à chercher cette forme abstraite ou autre… allez savoir !
Donc je laisse mûrir, en attendant je me mets à dessiner. Dehors il y avait ce rayon de soleil timide qui jouait à cache cache avec les nuages mais qui réussissait à rentrer dans le salon.
J’avançais bien sur ma production et donc j’avais décidé de me faire plaisir en mangeant une friandise car je suis une petite gourmande.
En me levant de mon fauteuil, je perçois des petits points de couleur, sur le rouleau de Sopalin qui était posé sur la table où je dessine et peins. Je trouvais cela très sympa, mais la question que je me posais, était la suivante : « comment ces couleurs sont elles apparues sur ce rouleau d’essuie-tout”. Mystère et boule de gomme. Mais à ce moment-là, je me suis dit : « et bien voilà, j’avais trouvé pour le thème de ce défi ».
Sauf que je devais comprendre ce phénomène.
J’étais vraiment attirée par ces petites couleurs car cela me faisait penser à des formes bizarres que l’on pourrait trouver dans l’espace, des formes qui seraient inconnues et qui scintilleraient partout.
Après une petite pause d’observation, j’ai trouvé enfin comment les couleurs sont apparues sur ce rouleau de Sopalin. C’était devant mon nez !
C’est tout simplement grâce à mon bracelet en perles de cristal de couleur blanche que j’avais posé sur une grosse boule qui me sert à tenir mes papiers.
C’est la lumière de l’extérieur et ce petit rayon de soleil qui venait se poser sur ce bracelet et qui par sa force a fait naître toutes ces petites formes de couleurs sur le rouleau de Sopalin.
Le mélange de tout cet ensemble cette symbiose, un peu comme une entente qui a permis de faire naître cette situation.
Un vrai jeu coloré car quand je bougeais ce bracelet, les formes bougeaient également. Tout comme pour le nombre des formes. Cela dépendait aussi de la manière dont je positionnais mon bracelet sur cette boule qui me sert à mettre mes papiers en dessus pour ne pas les perdre.
Voilà comment et né ce défi numéro deux, voilà comment j’ai joué avec les formes, la lumière, les couleurs, aidée par cette surprise, que j’appellerais la surprise de l’instant présent et le hasard.
J’ai beaucoup aimé cette découverte.

BD – Atelier d’arts plastiques à la Table de Jeanne-Marie

BD – Atelier d’arts plastiques à la Table de Jeanne-Marie
Nous avons eu l’autorisation par la préfecture, de continuer les ateliers, mais pas tous les ateliers. Le français se fera à distance depuis WhatsApp. L’atelier d’arts plastiques restera dans les locaux de l’association.
L’atelier devra se dérouler par petit groupe, en respecter toutes les règles sanitaires, qui sont encore plus draconiennes que par le passé. Il est donc très important que nous les respections, que nous les fassions respecter afin de pouvoir rester ouvert sur l’autorisation de la préfecture. C’est valable également pour la distribution des repas.
Dès le début de ce nouveau reconfirment, je me suis battue avec la personne référente de tous les ateliers, pour obtenir cette autorisation, celle de la Préfecture et celle de la Présidente de l’association, pour pouvoir laisser les ateliers fonctionner. Tous les ateliers avaient été suspendus lors du premier confinement, ce qui avait été très difficile à vivre pour les personnes qui ont seulement ce lien avec l’association, des personnes fragiles et souvent seules. Pour aussi les nouvelles personnes qui se retrouvent dans la précarité depuis le début de cette crise sanitaire qui ont perdu leur travail etc… C’est pour elles que je me suis battue.

Pour cela j’ai fait valoir tous les bienfaits des arts plastiques, mais bien entendu en restant à ma place de bénévole. J’ai également bien spécifié que je ne faisais pas de l’art-thérapie. Je ne suis pas art-thérapeute diplômée. Je ne rentre pas dans les soins.
Je tiens à le signaler pour éviter tout quiproquo !
Par contre j’ai l’autorisation de diriger les personnes vers un centre de soin (hôpital, centre de soin gratuit) ou d’en parler à la direction.
Je suis contente et soulagée de savoir que les personnes pourront continuer à avoir ce lien, qui pour elles est une grande nécessité.
Nous avons eu une attestation spéciale par Monsieur Xavier Gabillaud directeur départemental signée par le directeur départemental adjoint Bruno Pépin que nous devons garder sur nous, en plus de l’attestation à télécharger en cas de contrôle.
Pour cet atelier, de l’après-midi du 10 novembre, nous étions un petit groupe de 6 personnes, plus moi comme responsable d’atelier, j’étais accompagnée du responsable référent de tous les ateliers.
La disposition : une personne par table, en laissant l’espace suffisant entre elle. Masque obligatoire, plus désinfectant et lingette.
Chacune des personne avait son matériel, plus sa feuille. Et de quoi mettre de la couleur.
S’il lui manquait quelque chose, je l’amenais directement à la table de la personne.


Une fois tout le monde installé, j’ai donc expliqué le thème de l’atelier. Avant de le proposer, j’avais fait un petit sondage autour de moi, pour écouter les demandes.
Le thème choisi a été donc de

Travailler sur le coronavirus et les ressentis dus à ce nouveau reconfirment.

Sur une feuille il fallait faire apparaître une forme qui pourrait manifester le négatif du reconfirment. Puis ce négatif devait se transformer en quelque chose de positif et si possible, mettre des mots.
Évidement, il était hors de question de ne pas suivre de près toutes les personnes lors de la naissance de leur production.
De même j’ai conseillé aux personnes, si elles se sentaient trop angoissées devant ce thème, pourtant choisi à l’unanimité, d’arrêter.
Ceci pour parler de mes propres limites lors de ce type d’atelier, en cas de gros souci, j’avais aussi pris la précaution de diriger si nécessaire, vers un professionnel de la santé. Il n’était pas question que je laisse une personne avec un mal-être face à ce reconfirment.
Finalement tout le monde a su suivre la consigne sans trop de soucis, et elle a même été appréciée.
De mon côté je suis restée très vigilante : une priorité absolue ; j’observais donc les réactions sur tous les visages, les doutes etc. et dès que je percevais un signe, je m’approchais de la personne pour lui demander si elle allait bien, ou si elle avait besoin d’aide.
Beaucoup d’entre elle, se sont soulagées à travers la naissance de leur production, mais aussi verbalement avec le reste du groupe. L’ambiance était décontractée, les personnes étaient très contentes de pouvoir profiter de cette autorisation et donc de ce moment de partage.
Les dessins sont nés, accompagnés de ce calme, qui n’était pourtant pas présent au début de l’atelier. Certaines personnes ont d’ailleurs parlé de cet apaisement qui s’est mis en place petit à petit.
C’était important pour moi que cette ambiance de paix, continue ainsi jusqu’à la fin de cet atelier et qu’elle puisse perdurer au-delà.
Une fois l’atelier terminé, nous avons pris ensemble un moment d’échange plus approfondi sur ce thème.
Nous avons rangé, pris un goûter. J’ai également distribué à manger aux personnes qui en avait besoin.
Une fois les personnes parties j’ai désinfecté toutes les surfaces, fait tous les gestes demandés : une sécurité pour tout le monde et bien entendu pour les personnes qui reviendront le lendemain matin à l’association. Une mesure d’hygiène qui fait partie des demandes.

Production de M : (femme)

Production de M : (femme)

Production de C: (femme)

Production de C: (femme)

Production de C: (femme)

Production de C: (femme)

Production de J. C (Homme )

Production de J. C (Homme )

Production de J. F ( homme)

Production de F (homme)