BMP – Quand des livres se rencontrent ça raconte de plus grandes histoires !

BMP – Quand des livres se rencontrent ça raconte de plus grandes histoires !
Je viens de finir de lire un livre, et j’étais dans ma tête à essayer d’en faire un résumé. J’aime bien faire cela, car cela me permet de voir ce que j’ai pu en retenir. Par ailleurs, je réfléchissais aussi à un autre sujet sur lequel je travaille en ce moment, et c’est alors que m’est venue l’idée de cette composition : la rencontre de deux livres. De toute façon je n’en démords pas, lire nous apprend de nouveaux mots et c’est très bon pour la mémoire et lire cela permet aussi de s’évader.

Comment avez-vous concrétisé votre esquisse ?

Pour cette création mon souhait était de faire naître un couple de lecteurs, car je me demandais ce que cela pourrait provoquer quand un monsieur et une dame se rencontrent et qu’ils aimaient lire ?
Subitement, je me suis sentie bizarre dans ma tête, parce que ma réaction me semblait avoir un côté infantile, et qu’elle avait pris beaucoup de place dans ma tête, peut-être un peu trop. En fait je ne savais plus trop ce qui me rendait le plus mal. Était-ce l’idée de cette composition, de son côté enfantin, ou le fait de me sentir envahie dans ma tête et ne pas savoir comment m’en sortir ? Car à ce moment-là, je ne percevais plus de porte de sortie et je me sentais comme étouffée au niveau de la gorge. Finalement, la réponse qui est venue est que lorsque des personnes se rencontrent et aiment bien la lecture, cela pouvait provoquer encore de plus grandes histoires. Encore plus de voyage.
Je trouvais mon idée suffisamment originale pour la mettre sur feuille, et c’est ce que j’ai fait immédiatement. Mais il y avait comme une espèce de blanc, de manque quand je me suis remise à réfléchir sur cette idée de création. Je me suis dit que cela allait se passer.
Je commence de ce fait par dessiner, les deux livres qui vont remplacer les visages du couple. Puis j’ai continué en faisant naître le corps de chacun, avec une dose de bonne humeur.
Après je suis passée à l’étape suivante : mettre des couleurs, là je me suis baladée entre les tons : rose, vert, bleu clair, marron clair, orange clair, rouge, orange, beige, rouge, violet, plus les couleurs prenaient leur place, je trouvais l’idée toujours dans sa petite pointe d’humour. Mais ce manque n’avait pas disparu de ma tête.
Pourtant, cette sensation de m’amuser se faisait entendre petit à petit lors de la naissance de cette production. Comme quoi dans ma tête ça se montre complexe.
J’ai terminé par les finitions, quelque chose qui me rassure comme point final.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Cette production a été conçue sur une feuille blanche avec un format de 36 cm X 46 cm. Comme médium, ce fut de la peinture aquarelle, un crayon HB pour mon esquisse et des feutres colorés pour les finitions.

Que ressentez-vous en face de votre création ?

Quand je regarde ma production, je me sens plus lourde dans un côté de ma tête. Après je ne sens pas d’angoisse, en fait à part cette lourdeur je ne sens rien d’autre. Pourtant il me semble que je n’ai pas tout écrit mais je ne sais plus trop.

BMP – Le cocon dans les couleurs

BMP – Le cocon dans les couleurs
Cette idée m’est venue, car depuis mon réveil, j’avais froid même si derrière la fenêtre le soleil est présent. Je n’avais qu’une envie, me remettre en boule dans un endroit chaud par exemple sous un plaid. J’ai même ressorti mes gilets, alors que d’habitude, je ne suis pas frileuse. Cela m’a étonnée.
C’est donc l’envie de me remettre en boule au chaud que je vais retranscrire en une forme sur ma feuille.

Comment avez-vous concrétisé votre esquisse ?

Dans ma tête, j’avais envie de couleur, de chaleur et donc de me mettre en mode en boule comme un œuf ! Mais dès que j’ai pris mon crayon à papier pour faire apparaître les premiers traits sur ma feuille blanche, j’ai ressenti le besoin de me sentir serrée, contenue. Cela, je devais aussi le dessiner.
L’idée était donc que je fasse apparaître un corps enroulé sur lui-même, mais bien serré. Ainsi, cette chaleur sera bien maintenue. Je sentais celle-ci se mettre en place sur ma feuille. Mes mains étaient gelées. Mais plus j’avançais dans mon esquisse, plus je sentais cette chaleur envahir mon corps. C’était un peu comme un feu qui restait allumé grâce à la braise et qui subitement jaillit d’un coup par l’aide d’un coup de vent. Que ça faisait du bien !
Le corps était donc dessiné sur ma feuille, mais je ne sais pas, une angoisse était là à vouloir monter. Alors mon autre idée était d’entourer ce corps en boule comme un œuf, de couleurs diverses, comme pour ramener encore plus de chaleur, mais aussi de douceur. Ainsi, cette angoisse fuira. En fait, je pense que je souhaitais aussi déposer sur ma feuille, cette chaleur subite qui avait saisi mon corps et ma tête, alors que je dessinais. Le mouvement de mon poignet et de ma main étaient en symbiose avec cette chaleur qui faisait du bien.
J’ai donc commencé par rajouter des traits de séparation autour de ce corps pour renforcer ce mode cocon, en boule. A ce moment précis, je souhaitais juste laisser mon cerveau s’exprimer. Pour ma part, je devais juste retranscrire ce qu’il me dirait.
Je me suis sentie subitement vidée dans mon corps qui, d’un coup, me paraissait tout plat. Cela m’a donné cette impression que ma tête était toute seule.
Après une courte pause, j’ai repris mon dessin, sur lequel j’ai commencé à déposer les premiers traits noirs, accompagnés de petits motifs simples sur le corps. Je souhaitais déposer beaucoup de noir alors qu’au début, ce n’était pas le cas. Quand j’ai ensuite commencé à déposer les premières couleurs (peinture aquarelle) je me suis sentie apaisée. J’ai eu la même réaction qu’au début : laisser mon cerveau décider. Quelques finitions ont été faites aux feutres de couleurs diverses.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Cette production a été conçue sur une feuille de 36 x 46 cm. Comme médium, la peinture aquarelle. Un crayon HB pour faire naître l’esquisse.

Que ressentez-vous en face de votre création ?

Quand je regarde ma production de loin, ma première impression dans ma tête m’a angoissée, car je percevais une cible au centre de ma feuille. Mais après, j’ai été attrapée par les couleurs et ça, ça fait du bien.