BD – Le grand sapin en bois

Sapin en bois

En ce lundi après-midi ce fut le dernier atelier de décoration. La grande salle principale, la salle à manger de l’association de La Table de Jeanne-Marie a trouvé ses couleurs et ses décorations de Noël.
Beaucoup beaucoup  de monde à cet atelier. Moi-même je m’y attendais pas 😉.
Tout le monde a su trouver sa place soit autour des tables ou à côté. D’autres personnes ont trouvé leur place également pour laisser leur empreinte avec de la peinture sur ce grand sapin en bois de 1 mètre 32 🎄que j’avais offert à l’association.
Les autres petits groupes ont fini les décorations sur les boules de Noël.
L’ambiance était magique ✨🥳
Tout le monde était dans l’esprit de la fête de Noël. Pour certaines personnes c’était une première. Leur visage était ému d’émotion. Cela faisait chaud au cœur de l’observer.
Tout le monde était là à vouloir aider l’autre. Il y avait cette investigation de vouloir rendre cette salle colorée.
Une fois que les boules avaient fini de trouver leurs couleurs, que le sapin en bois lui aussi avait revêtu son manteau de Noël, que le deuxième sapin bien vert en vrai avait aussi trouvé ses lumières colorées, nous sommes passés à la décoration du plafond et ce sont des cœurs colorés et des ballons de couleurs bleus et blancs qui ont trouvé leur place.
Tout s’est  fait dans l’entraide encore plus que d’habitude. Les rires envahissaient la salle y comprit les blagues, sans oublier les sourires qui étaient au bout des lèvres des petits mais aussi des grands.
C’était une ambiance festive. Il y avait beaucoup de choses à préparer et à terminer mais tout se fait dans une bonne ambiance, mais aussi dans le sérieux.
Ce fut un atelier plus qu’agréable. L’entraide et la bienveillance étaient présentes. C’était tout simplement la magie de Noël qui se met tout en place à l’association de la Table de Jeanne-Marie 🎄🎉🧚‍♂️
Comme d’habitude nous avons rangé, nettoyé ensemble et nous avons fini par un goûter bien copieux.😊

BMP – Dos en morceaux… Assise


C’est le titre que je donne finalement, alors que ce corps montre une douleur au niveau du dos et le fait d’apparaître en morceaux.
Je ne sais pas ce qui s’est passé mais cette idée s’est envolée.
C’est une autre idée qui est apparue, faire apparaître un corps avec des formes légèrement généreuses un peu comme le mien dans une douceur de couleurs.
Je ne serais pas capable d’expliquer pourquoi ce revirement aussi rapide, car entre ma première idée et cette deuxième, je n’ai aucun souvenir, aucun questionnement. Souvent mes idées fusent partout dans mon cerveau mais pas là.

Pourtant pour moi j’étais bien dans le temps présent, parce que je me revois dessiner, bouger mon poignet mais par contre je ne saurais pas non plus dire quelle partie de mon esquisse j’étais en train de faire apparaître.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre œuvre ?

Je savais ce que je voulais exprimer, la douleur , la douleur de mon dos. Je voulais qu’elle s’exprime elle. Donc je devais dessiner un corps assis. Assis car par moment rester debout me fait hurler de douleur dans ma tête. Mon cerveau me demande de m’asseoir pour être soulagée de cette douleur qui me donne cette impression que l’on enfonce un couteau dans le dos, mais aussi sous les côtes.

Corps assis, vu de dos,  j’ai encore toujours cette envie de me cacher quand j’ai trop mal, et de garder le silence, du moins Béatrice l’adulte. J’en reviens à cette honte. Un peu cet interdit de dire ou de faire comme dans le passé. Mais cela, chez moi ça reste complexe car je le fais automatiquement, comme un robot, dans le spontané. Une logique même pour moi et ce cerveau qui a été formaté comme cela.

Sauf que voilà, au cours de la concrétisation de mon esquisse, je change d’avis et donc ce qui représente la douleur de ce dos perd son existence dans mon dessin. Elle est remplacée par de la douceur.

Cela serait alors l’étape finale de mon dessin, puisque le début s’est sauvé. Après tout pourquoi pas ?

Pour les couleurs, j’ai pris celles qui se présentaient sur ma palette, celles où mes yeux s’attardaient sans oublier de jouer avec les nuances.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm.
Peinture aquarelle, crayon HB.

Que ressentez-vous devant votre dessin ?

Quand j’observe mon dessin, je me demande quand même pourquoi il y a eu ce revirement. C’est comme un besoin de me dire que somme toute, ce n’est pas grave. Pourtant je sais qu’il demeure en moi, ce sentiment de culpabilité de ne pas être allée au bout de mon idée, comme si je n’étais pas capable de tenir parole. Et ne pas tenir parole, ce n’est pas moi.
Je ne vois pas apparaître de colère dans ma tête, mais il y a ce petit truc en moi comme une pression qui se retient, qui pourrait donc d’un coup partir comme une une flèche. Cela reste mystérieux.