BMP – Vous avez dit une mer violette et bleue !

BMP – Vous avez dit une mer violette et bleue
Ne rien faire comme les autres ça alors ! C’est pourtant ce qui me vient quand je prends mon pinceau. J’aime faire voyager quand je crée, alors voila l’idée de cette production. Je me suis laissée entraînée. Je ne suis installée autour de ma table et j’ai laissé agir cette couleur qui va du bleu au violet et du violet au bleu, mais pas seulement.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre création ?

Mon but était de pas perdre de vue ce beau bleu et ce violet. Mais je souhaitais aussi rajouter un petit panel d’autres choses, mais je ne savais pas trop lesquelles.
Je dirais donc que c’est mon observation de ce que je peux voir autour de moi, qui m’a permis de rajouter d’autres couleurs, comme par exemple ce jaune, qui cette fois-ci ne me rappelle pas le jaune de mon citron, mais le jaune de ce beau soleil qui par moments joue à cache cache avec nous comme aujourd’hui en ce dimanche et qui évoque aussi ces odeurs fleuries que j’ai senties au jardin botanique à coté de chez moi. J’apprécie ce jardin et j’aime y faire des photos de temps en temps.
La couleur marron, que j’ai utilisée anime le ton de l’écorce de l’arbre qui se trouve dans mon petit jardinet.
Ah quel beau tableau dans ma tête, ça donne trop envie de prendre ce pinceau et la spatule et de les faire danser sur ma feuille. Et ça sans me laisser tirailler par de multiples questions dans ma tête et par je ne sais quoi d’autre !
J’ai donc commencé par déposer les couleurs blanches et bleues sur le haut de ma feuille avec la spatule parfois entre-coupée par quelques mouvements du pinceau. Je me voyais voler dedans, je sentais la liberté sans être envahie de masques ! C’est rassurant n’est ce pas ?
Puis j’ai continué en rajoutant un peu de jaune, de violet, puis du rose, rose comme les fraises Tagada miam ! Et puis je ne devais pas oublier de rajouter, le marron qui évoque l’arbre de mon jardinet, avec une petite touche de noir et de blanc, le tout légèrement mélangé comme si je préparais une nouvelle sauce et hop le tout était parti… Toutes les couleurs avaient pris leur place dans ma production mais surtout elles prenaient vie et elles nous apportaient chacune leurs mouvements, tous différents c’est cela aussi le plus important. C’est un peu à moi à ne pas faire comme les autres. Finalement on est toutes et tous uniques et il en va de même pour les couleurs.
Voilà aussi pourquoi, je me dis que je peux faire naître une mer violette, qui part un peu dans tous les sens. Beaucoup de mouvement, de la gaieté, et des mélanges, de la vie !

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm.
Peinture aquarelle, spatule, pinceau. Eau.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

Je dis ouf un peu de paix dans ma tête, ça fait du bien. Cela me tape moins. Emmanuelle a raison, j’ai besoin de cela. Je le sais, moi-même je réclame mes pinceaux, mais pourquoi ça me fait tellement mal par moment dans ma tête ?
En attendant je savoure ces moments quand cela m’arrive. Je ne sens pas spécialement d’angoisse là tout de suite et j’apprécie les couleurs que j’ai déposées sur ma feuille.

BMP – Production sur le moment

BMP – Production sur le moment
Je me suis levée, j’ai bu ma Ricorée et tout de suite, je me suis installée : j’ai pris mon crayon et ceci, sans réfléchir, sans chercher de thème, sans essayer de faire une production qui tienne debout ou qui ait un sens, je me suis lancée à faire apparaître mon premier trait sur cette feuille blanche.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Mais évidement dans ma tête ça ne pouvait pas durer ainsi, à rester sans réfléchir. Me voilà d’un coup partie dans un grand délire dont je ne voyais plus la fin.
Un délire d’idées, des rêves, qui peut-être était loin d’être farfelu, mais qui ne semblait pas si facile à atteindre dans la réalité et d’être mis au point. Pourtant je m’y vois, les vivre en vrai, je perçois les images.
Alors parfois je me laisse entraîner dans une espèce de délire d’idées, car par moment ça fait du bien au moral, ça redonne la niaque, mais il y a d’autres moments, où le sérieux me prend vite à la gorge et là je me dis  » Béatrice retombe sur tes pieds ! Reviens dans le monde réel ;  Hello, on est là, ici la terre ». Je ne sais pas, je me sens tout chose, ce n’est pas de la tristesse, enfin je ne crois pas. Est-ce de la nostalgie ou de la mélancolie ? Je ne crois pas trop, mais pourtant il me semble qu’il y a un parfum qui lui ressemble.
Je suis là, toujours avec mon crayon et mes pensées et je  perçois que mon esquisse a avancé, sans vraiment m’en rendre bien compte. J’étais tellement aspirée par mes délires d’idées qui  me semblaient si réelles mais qui à la fois étaient mélangées avec cette autre émotion impalpable car je n’arrive pas à la reconnaître, bien qu’elle soit là à se faire entendre.
Un peu comme cette ébauche qui était bien entamée, à quoi pouvait elle ressembler ?
Une chose était bien est sûre, c’est que celle-ci m’attirait bien pour que j’en apporte mon empreinte pour la finir.
Je veux dire que mon attention sera plus présente et non les idées-délires qui m’emmèneront loin.
Les mains m’attiraient, le hasard les avait dessinées avec beaucoup de finesse. A moi de les mettre en valeur avec la couleur aquarelle.
Par contre la forme du visage je vais essayer de la faire apparaître un peu plus et donc de le finir.
Mais le hasard a fait apparaître cette forme à côté de la joue et je ne sais pas trop quoi en faire, car elle est décalée de la forme du visage et là je me dis que ce sera une oreille. Quelle oreille ? elle paraissait bien trop grande.
Voilà mon esquisse était finie, mais au dernier moment, j’avais subitement envie de rajouter deux larmes, mais je ne sais pas si ce sont des larmes de joie ou de tristesse. Je n’ai pas envie de choisir.
Je suis par contre pressée de déposer de la couleur sur cette esquisse, j’ai subitement senti des frissons sur mes bras et de là, tout s’est déclenché.
Par contre la pose des couleurs est réfléchie. Je suis passée, par les couleurs : verte, blanche, marron clair, foncé, jaune, rouge, bleu, violet. Il n’y avait pas vraiment de la douceur, de la couleur, de la gaieté, qui me parlaient dans ma tête, c’est trop silencieux, je ne suis pas habituée !
L’oreille est de couleur rouge, légèrement décalée par rapport à la couleur du reste du visage je trouve, je viens de m’en apercevoir. Pourtant je l’ai bien vu du rouge quand je l’ai déposée sur la feuille.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm. Crayon de papier HB, peinture aquarelle. Crayons de couleurs

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

Je regarde ma production. Je ne sens rien dans ma tête, je n’aime pas. Pourquoi subitement, alors que pendant la naissance de cette production, j’ai passé un bon moment.
Je ne me rappelle plus pour les angoisses ou autre. C’est bon signe !