BMP – Défi n°3 – Éloge du mouvement

BMP – Défi n°3 – Éloge du mouvement

Que de belles choses durant cette semaine écoulée, étranges, mystérieuses, poétiques… La preuve que nous pouvons être créatifs sans aller bien loin et que l’ordinaire recèle d’infinies ressources. Félicitations à tou.te.s les participant.e.s ! Grâce à vous, nous avons laissé voguer notre imaginaire.
Nous voici donc en route pour le 3ème défi.
Il faut bien l’avouer, en ce moment, nous nous sentons quelque peu pétrifiés, englués, contraints dans nos mouvements.
C’est pourquoi je vous propose de faire l’éloge du mouvement : perpétuel, éphémère, de l’âme, intellectuel, physique, révolution… Peu importe sa nature pourvu qu’il soit créateur. Prenons les arts.

Catherine Jubert.

Quand j’ai lu la consigne je me suis dit : trop chouette !
Le mouvement ça j’aime, le mouvement dans tous les sens, comme une danse de couleurs qui s’exprimait, ça bouge dans mon cerveau. Il y a des changements, ça donne des frissons, il y a de la vie, on ne prend pas racine ! que de mouvement, comme par exemple, le mouvement pour faire naître une création, le mouvement du pinceau, le mouvement de mon poignet, celui du vent…
Éloge du mouvement, l’âme : c’est immense, fort, parfois incontrôlable et solide.
Dans ma tête j’avais cette idée de mouvement, tout dans le positif, j’oublie le négatif. Un peu comme s’il n’existait pas dans ce moment précis quand je lis la “consigne”. Alors j’ai hâte de prendre mon crayon et de remplir ma feuille de ce mouvement de l’âme !

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Pour moi quand je pense à « l’âme “, je ne perçois que du beau, car c’est la profondeur de ce que nous sommes qui se manifeste et que l’on retransmet autour de nous.
J’écrirais que l’âme est comme un deuxième cœur, comme un cocon chaud, qui ne peut être détruit et dans lequel rien ne peut être détruit.
Pour concrétiser mon esquisse, je percevais dans ma tête, un mouvement tonic, accompagné d’émotion. Un mouvement fort, qui nous emmènerait loin, très loin avec plein de parfums, un mouvement magique.
Je percevais ce mouvement dans un corps, celui d’une personne. C’est donc ce que je vais dessiner, avec ce mouvement qui viendrait du profond de son âme et l’envahirait d’un bien-être, il l’envoûterait.
J’ai pris plaisir à dessiner ce corps en mouvement ; je souhaitais aussi qu’il s’en dégage de la force, car dans notre âme il y a de la force et pour exprimer cela, je dessinerai comme un deuxième cœur, pour montrer cette vie qui respire et qui bouge.
Je voulais aussi que mes couleurs évoquent de la chaleur. Les couleurs devraient faire penser à des fleurs.
On aperçoit donc Le mouvement de l’âme avec toutes ces couleurs qui sortent du corps pour révolutionner tout ce qui est autour de lui. Autour de ce corps, tout dans le positif, comme ce qui se trouve dans cette âme et puis il y aurait cette transmission qui se ferait vers les autres personnes.
Je ne souhaitais pas non plus quelque chose qui nous saisisse violemment. Je voulais juste de la chaleur, et du bien-être.
Pour les couleurs du manteau de mon esquisse, un nuancé de tons éclatants. La couleur jaune était là dans ma tête, jaune comme le soleil et cette force qui nous emmènerait voyager dans cet éloge de mouvements.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm. Crayon de papier HB, peinture aquarelle. Feutres de couleur à pointes fines.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

Je regarde ma production sur le chevalet, je trouvais qu’elle y avait sa place. Je ne me sens pas trop angoissée, j’ai pris plaisir à répondre à ce défi, c’est un nouveau mouvement de découverte.
Je me disais aussi que le blogue avait une âme, avec toutes ces diverses empreintes.

BMP – Tailler le crayon

BMP – Tailler le crayon
Ça oui je taille mes crayons. J’essaye à chaque fois de faire de grandes pelures, car ces petits morceaux de couleur peuvent être un plus dans un collage.
C’est de là que mon idée est née. De plus, ce travail fera partie d’une série d’autres dessins déjà sur ce thème.
Il y a ce côté “rigolo”. Chez moi j’ai une très grande gomme et un gros crayon, la suite sympa serait que je trouve un très grand taille-crayons !
En attendant je vais poser sur ma feuille, l’idée de tailler un crayon et d’en obtenir une grande pelure.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Je percevais bien cette image d’un crayon de couleur enfilé dans un taille-crayons, d’où il sort un grand copeau, une grande épluchure. c’est un peu comme lorsqu’on épluche une pomme avec un économe et qu’on en retire comme un grand ruban de couleur.
Parfois dans ma tête je fais de drôles de liens.
J’ai commencé par dessiner le taille-crayons, puis le crayon qui se fait tailler.
Plus haut une main, celle qui attrape avec délicatesse le copeau.
Cette pelure devait donner l’impression qu’elle était forte et incassable. Quelle idée ! C’est vrai ce n’est pourtant qu’une épluchure, mais si elle doit être utilisée pour un collage, elle doit alors se montrer résistante dans le temps.
Pour les couleurs, faire naître de la gaieté, car quand je prends mes crayons pour faire naître une esquisse, je me sens mieux. Donc des couleurs, pas du tons gris, pas de tons ternes.
Mais tout à coup, j’ai trouvé qu’il manquait quelque chose, et j’ai rajouté cette petite forme, qui pourrait être un homme ou une femme, qui est là présent et qui reste émerveillé par la force que dégage ce petit copeau, donné par le crayon.
Je ris car je me dis qu’on pourrait en écrire une histoire.
Pour les finitions, elles devaient se montrer nickel c’était ainsi. Je ne sais pas trop pourquoi, mais en cet instant, j’ai besoin d’écrire cela.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Production conçue sur feuille blanche 36 x 48 cm. Crayon de papier HB, peinture aquarelle. Feutres à pointes fines pour les finitions. Pastels secs.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

Je regarde ma production et j’apprécie ce mouvement. Cela fait partie du domaine du dessin et donc du positif.
Pour les angoisses, c’est un peu en mode yoyo ! Mais je m’amuse !