BMP – Des couleurs vivantes qui deviennent de plus en plus transparentes


Ceci est une aquarelle spéciale dédiée à mon art-thérapeute qui essaie de survivre à mes multiples tempêtes de couleurs ! Et bien oui parfois nous sommes chien et chat 🙃 Je ne peux pas dire oui à tout, non mais 😂 dans un sens je dirais que tant mieux, cela montre aussi que ce suivi en ligne fonctionne et que le mouvement est là. Je rajouterais permanent peut-être aussi, même si celui-ci est par moment emmener par un doux vent de tempête de couleurs et qu’il titille légèrement le cerveau de mon art-thérapeute. Et bien oui ce n’est pas simple de s’occuper d’un phénomène comme moi en voie de disparition 😊🤡😜 Cela demande force de caractère et beaucoup d’énergie. Mais il semblerait que j’ai rencontré moi aussi une sacrée énergie de caractère devant moi qui ne lâche rien dans toutes situations.
Par moment, mon art-thérapeute se transforme en caméléonne d’où toutes ces couleurs dans cette aquarelle que j’ai exprimées, en caméléonne pour trouver des astuces pour pouvoir me faire avancer sur mon chemin chaotique de reconstruction avec mes grenouilles qui ne se lassent jamais de s’exprimer, caméléonne pour trouver le juste milieu dans sa façon d’être avec moi, un peu sucrée, par moment, légèrement poivrée, accompagné d’un zest de piquant, le tout recouvert d’une panoplie de couleurs de sécurité, de bienveillance, et d’écoute. Pour finaliser et enrober tout cet ensemble, il y a ce petit plus, ce fil d’or, mais qui doit se montrer d’une grande discrétion, limite timide car il est important de bien garder cet espace entre le  professionnel et la « patiente ». Vous savez ce mot limite qui me fait passer dans tout mes états 😵😵 et oui afin que ce suivi en ligne puisse fonctionner convenablement ! Mais il est là et je dirais que je l’apprécie particulièrement… Un côté magique !

Au départ pour faire naître cette aquarelle, je voulais essayer de faire apparaitre des petits pétales de fleurs colorées qui peu à peu deviennent limite transparente.
Bon je n’ai pas franchement bien réussi, mais je dirais que la forme est légèrement apparente par moment.
J’éprouve toujours de l’apaisement quand je sais que je produis une œuvre pour une personne, même avec mes dissociations, ça ne s’explique pas ! Et puis cette impression d’être moi dans mes gestes avec mon pinceau se montre plus fortement dans ma tête. Ça ne veut pas dire que j’ai moins de dissociations non, mais mes ressentis sont plus forts tout simplement. Après dans mon corps c’est beaucoup plus chaotique, j’en fais abstraction car c’est souvent la douleur qui parle et dans ces moments-là je ne veux pas qu’elle vienne tout manger dans ce que je ressens dans ma tête de doux dans ce moment présent. Ce qui m’a plu est que j’ai réussi à capter un petit rayon de soleil 💥 dans la prise de la photo. Ce qui aide à faire ressentir les effets que je souhaitais.
Je voulais dans cette aquarelle, un mélange de discrétion mais aussi exprimer un côté plus présent concernant les couleurs. Le calme et la tempête.
Même si les limites sont là c’est toujours jouissif de vouloir faire plaisir.

Matériaux utilisés :

Dessin sur feuille de format de 50 x 70 cm à grain fin.
Peinture aquarelle.

BMP – Des formes de couleurs aux couleurs vivantes


Quand j’ai mon cerveau légèrement embrouillé, j’aime bien faire travailler encore plus ma concentration. J’ai un besoin énorme de me sentir captivée par quelque chose, pas simplement dessiner ou mettre des couleurs, mais j’ai besoin de vivre le mouvement dans mes mains, dans mes bras, dans mes poignets. Cela m’évite aussi de ne pas trop partir dans un monde de brouillard et d’épines.
Et puis qui dit mouvement, dit vie. Et les couleurs sont là pour m’inspirer, parmi d’autre chose !
Avant de commencer mon esquisse, je me suis demandé dans quel sens je devais la dessiner.
Dans ma tête je ressentais le besoin de représenter comme un pilier, comme lorsqu’on commence une fondation, et qu’on y dépose une première pierre.
J’avais besoin de quelque chose de fort et je devais le mettre sur feuille, en l’exprimant soit dans une forme, soit dans la couleur choisie.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

J’ai commencé par faire apparaître cette fondation :  j’ai tracé les formes en bas de ma feuille.
Les formes devaient être légèrement géométriques, mais en même temps cela devait partir un peu dans tous les sens et avec des formes différentes les unes des autres. Mais ça ne devait être ni désordonné ni donner une impression d’étouffement.
J’ai commencé par le bas, et je suis remontée doucement vers le haut, en essayant de garder en tête ce côté « partir dans tous les sens » Après je n’avais pas spécialement une idée précise dans l’expression de mes formes. Pour moi du moment que ça parte dans tous les sens, était apaisant.
Pour concevoir le manteau en aquarelle de mon esquisse, le mot « arlequin » était là. Cette aquarelle devait être haut en couleur et tout en mouvement. Après ce n’était pas spécialement le résultat qui comptait, mais juste ce mouvement et ce côté partir un peu dans tout les sens tout en m’amusant !

Matériaux utilisés :

Aquarelle sur feuille de format de 50 x 70 cm à grain fin. J’ai utilisé la peinture aquarelle
Finition crayon noir feutre.

Qu’avez-vous ressenti ?

J’avais dans ma tête cette envie à la fois de déborder dans mes couleurs mais aussi d’être la plus stricte possible en les déposant dans les formes.
Je n’arrivais pas à m’imaginer comment serait le reste de cette fondation dont j’avais besoin.
Ma concentration partait en vrille, mais quand je faisais un lien avec ces couleurs cette sensation était moins forte. Quand je parle de lien je veux dire par exemple associer le vert et le marron.
Je ressentais aussi ce besoin de ne pas laisser une couleur seule, orpheline : il fallait qu’une autre couleur la prenne par la main.
Je ressentais une impression d’être perdue, mais cette situation ne me faisait pas peur.
Par moment l’odeur du passé de ma chambre était présente, elle obstruait l’intérieur de mon nez.
Je me suis sentie par moment avec une tête qui craquelait de l’intérieur, comme le bruit d’une biscotte.
J ’ai ressenti une chaleur désagréable dans le bas de mon ventre, ce qui a provoqué un blanc, et revenir dans le présent a été difficile.
Par moment j’avais une envie de faire un gros tas avec les couleurs comme un pâté de sable.
Par moment je voulais du compliqué, comme rechercher une aiguille dans une botte de foin.

Que ressentez-vous face à ce dessin ?

En regardant mon aquarelle je me dis qu’elle est bien gaie et qu’elle fait penser à un tapis de couleurs. Je ne ressens pas d’angoisse et dans ma tête, c’est respirable.