BMP – Rayon de soleil


Je l’appelle comme cela ma peinture, mais j’aurais pu appeler soleil  : )
Parfois, quand j’ai des doutes, voir plus fort, je mets plein des couleurs emmêlées sur ma feuille. Cela me permet de ne pas ruminer, de ne pas céder aux questionnements incessants et aux doutes. Je voulais également m’amuser avec les ombres dehors, ces ombres sur le sol, ces ombres données par ce soleil timide d’aujourd’hui qui joue dans les arbres. Tout comme je souhaitais faire un méli-mélo de tout cet ensemble, couleurs et ombres, mais en prenant mon temps. C’est ainsi que ce paysage est né. Mon idée s’est peut-être un peu envolée, mais il en reste une petite trace ! Pour en revenir à mon idée de départ, c’était d’abord des couleurs. Puis est venue se greffer l’idée d’un arc-en-ciel. Je trouvais que cela allait bien avec cette notion de couleurs entre-mêlées. Donc un dessin, riche en couleurs mais légèrement en fouillis, peut-être juste pour jouer à cache-cache dedans, pour ne pas être trouvée. Cela c’est sûrement mon côté gamine qui ressort 🙂 C’est peut-être aussi ce côté “n’importe quoi” : je veux tout essayer sans savoir quoi choisir en premier. Cela me fait penser un peu à la boite à malice qui nous laisse en suspens pour une surprise 🙂

Comment avez vous procédé pour concrétiser votre dessin ?

J’ai donc commencé par faire apparaître l’arc-en-ciel que j’avais dans ma tête. J’ai utilisé la spatule, en faisant de tous petits gestes, des gestes pas vraiment terminés, comme pour laisser dans une attente de quelque chose. Par contre pas d’arc-en-ciel dans le haut de ma feuille ; non plutôt un mélange de couleurs qui reflèteraient  mon côté “humeur”,  juste aussi les couleurs dans le temps présent. Je me suis dit que cela pourrait faire une « cassure » devant mon arc-en-ciel. Comme pour trancher, couper une routine. Comme pour apporter une certaine force inexpliquée qui nous “balancerait » vers l’inconnu. Avant de continuer, j’ai incorporé les ombres de dehors, la forme des arbres dans mon dessin peinture, ceci pour nous emmener voyager vers un paysage encore plus étrange. Des ombres qui peut-être racontent une histoire secrète. Quand j’écris ombre, cela me rappelle les belles ombres chinoises que l’on fait avec nos mains, ombres parfois aussi mystérieuses. Et puis j’ai continué, en faisant apparaître mon soleil avec ces espèces de rayons en ébullition. Un peu ce qui se passe dans ma tête avec mes doutes. J’ai cette impression d’avoir écrit une histoire sans fin 🙂 Mais voilà comment est née mon paysage avec son soleil. Après à chacun, chacune d’imaginer en lui !
Je ris toute seule, j’aurais pu donner comme titre à mon dessin : « ma salade”. J’ai passé un bon moment et puis je pourrais aussi faire croire que je n’ai pas eu de dissociation 🙂 même si….

Matériaux utilisés

Peinture conçue sur feuille blanche 36 x 48 cm
Peinture aquarelle.
Spatule

BMP – Toile d’araignée de couleurs


Une nouvelle idée de la « petite sorcière“, mais cette idée a légèrement changé de direction au fur et à mesure.
Je voulais faire naître un tableau très coloré, légèrement fouillis mais en dans les couleurs et même un peu fou.
J’avais envie de calmer cette envie de « jamais de fin ». Je ne suis pas capable de dire si cette envie est une souffrance ou bien quelque chose qui va dans le sens du positif.
Mais je sais une chose : je voulais m’éclater, m’amuser et surtout prendre du plaisir, même si je ne savais pas comment j’allais m’y prendre pour donner le jour à mon idée. Parfois, je me dis que je dois être légèrement « tordue ».

Comment avez vous procédé pour la réalisation de votre tableau ?

J’ai commencé par faire des formes comme des ronds sur mon châssis en coton en utilisant pour le contour du noir et du vert fluorescent.
Ensuite je les ai remplis de différentes couleurs comme pour la texture du produit que j’ai utilisé.
Car en remplissant mes ronds d’une seule couleur je ne voyais plus où était le côté découverte.
Une fois mes ronds recouverts de leurs manteaux différents, j’ai laissé sécher pendant plus d’une heure et demie au soleil.
Je voulais que ce côté fluorescent ne s’évanouisse pas dans l’air ; j’ai donc pris une photo dans une pièce plus sombre et comme par magie, la couleur verte était toujours présente, je trouvais que cela amenait un petit plus.
Pour la suite, je souhaitais faire le fond avec du sable de différentes couleurs. Au début tout allait bien, mais ensuite ma concentration a dû s’envoler, mes gestes étaient moins précis, moins doux, donc du “grabuge” dans mon tableau. Là je n’avais plus le choix, je devais donc pour cacher l’empreinte de passage à vide tout recouvrir de sable de couleur.
Alors mon idée était de faire en sorte, que celui-ci soit bien éparpillées, tout en essayant de ne pas trop recouvrir mes formes de rond du départ de ce tableau. Plus j’avançais et plus j’avais cette impression de faire naître une mare de couleurs où vivaient de drôles de petites bêtes.
Mais ce qui me « chagrinait“ c’était que mon côté fluorescent avait disparu, je devrais donc plus tard le faire réapparaître.
Un fois mon manteau en sable de couleur terminé, j’avais dit ouf, car ce n’est pas si facile à faire, mais bon j’y suis à peu près arrivée.
Je ne voulais pas m’arrêter là, je souhaitais le faire évoluer un peu plus mon tableau. Et là dans ma tête l’idée de faire naître une jolie toile d’araignée m’a frôlée. Et pourquoi pas ?
Je me disais que je pourrais aussi faire apparaître mon fameux vert fluorescent et ça c’était génial !
J’ai donc repris mes tubes de couleurs différentes, de l’eau et j’ai fait apparaître plein de traits dans tous les sens, comme pour retenir ma mare avec son manteau de multiples couleurs.
Voilà comment est née mon idée de « petite sorcière ».
Une fois que j’avais fini ma création, je souriais toute seule, car je me disais : « et bien voilà un autre drôle de tableau qui, je pense, n’avait rien à voir avec mon idée du départ. Je pense que celle-ci je l’ai mangée en cours de route ».
J’ai passé un agréable moment, je reste toujours persuadée qu’avec l’art-thérapie on voyage et que cela nous transporte dans un monde parfois nouveau et même inconnu, comme pour ce tableau. Un tableau qui finalement n’a pas de sens pour le regarder.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Chassis en coton blanc
Couleur liquide pébéo vitrail
Couleur liquide pour marbre
Peinture pour bois, carton, plâtre
Couleur Water en tube à l’eau de couleur pébéo
Sable de couleur.