BMP – Un drôle de poisson de couleur dans la mer


Un petit air de vacances est encore présent.
Les reprises, ce n’est pas vraiment mon truc ! Pour moi il ne faudrait jamais de pause, comme cela les « reprises » n’existeraient pas. Ohhh je vous entends vous esclaffer derrière vos écrans 🙂 Petit trait d’humour.
Je voulais m’amuser avec les couleurs, mais je souhaitais également faire se fondre dans un paysage ou dans le fond, une forme, voir un animal. Sur le moment je ne savais pas trop, mais mon idée était là.
Je me disais aussi, que peut-être, je ne devais pas trop me poser des questions concernant cette rentrée.
J’étais envahie par des couleurs douces, qui sauraient laisser un petit parfum de vacances dans ce nouveau tableau.
La couleur bleue, s’exprimait : bleue comme la mer océan, tout comme la couleur blanche, comme la neige de cet hiver qui viendra peut-être nous montrer le bout de son nez et pour terminer une petite lichette de jaune. Jaune comme ce beau soleil que nous avons eu pour cet été qui s’est montré particulièrement bien chaud.
Mais il y avait aussi ce petit rouge discret et timide, mais qui s’exprimait aussi en moi, ce rouge qui pourrait virer en un rosé comme le vin bien frais 🙂
Voilà mes couleurs étaient là, pour l’idée de ma forme, je me suis dit qu’elle apparaîtrait toute seule, petit à petit.
Donc me voilà à prendre mon pinceau, avec au bout un peu de couleur bleue et blanche et je fais mon premier mouvement sans trop bien réfléchir dans quel sens je devais le faire.
Puis j’ai rajouté un peu de noir noyé d’eau, puis du jaune, puis ça a été par la suite un espèce de marron, gris et là je me suis dit, je devrais, mine de rien, observer mon début de dessin de loin juste pour voir si je pouvais mettre un nom sur la forme.
Et là magique, j’ai vu apparaître le mouvement d’un bizarre poisson, y compris dans sa forme. J’avais mon dessin. Ça serait donc un poisson de mer.
Mais je ne voulais pas toucher la couleur du fond de mon dessin pour continuer mon dessin, que je trouvais à la fois douce et discrète dans son ensemble. Je me suis donc arrangée pour terminer celui-ci tout en gardant cette forme de poisson mais que je mélangerais avec les couleurs du fond de ma mer…
Je trouvais mon idée sympa et cela me permettrait de garder en même temps ce côté mystérieux de comment est apparu mon dessin. Tout comme la douceur de mes couleurs qui ont attirées ma concentration.
Une fois ma peinture terminée et en l’observent de loin, une pensée est venue me frôler : la spontanéité permet de créer de belles choses. Mais je ne dirais pas non plus que le lâcher-prise était présent. Peut-être que je revenais à cette rentrée, à ce méli-mélo dans ma tête. Peut-être que je pourrais l’appeler : « le dessin surprise » de ce samedi.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm
Peinture aquarelle, pinceau, eau.

BMP – Sans lever le crayon et plein de couleurs


Voilà quelque chose qui me semble original : faire un manteau de couleurs dans ma tête.
Mais je ne voulais pas seulement faire des formes sans rien au bout, ce n’est pas cela qui m’intéresse, faire des formes pour faire des formes. Il faut qu’une idée soit derrière et que je puisse donc donner de l’espace à cette première forme, pour qu’en la regardant, on puisse aller dans un ailleurs.
Mon idée était de prendre un crayon de papier et de faire, avec les yeux fermés, des courbes sur toute ma feuille, mais sans lever mon crayon.
Faire naître une forme avec un non stop dans mon mouvement et ensuite mon dessin une fois fini, en trouver d’autre à l’intérieur parmi les couleurs, mais sans les faire apparaître, juste les laisser se fondre dans le manteau.
Ainsi, je pouvais également travailler d’avantage mes couleurs, je dirais ajouter ou créer un “petit plus”.
Je devais me trouver un point de départ pour faire apparaitre ma première courbe qui serait le pilier de mon esquisse, pour faire tenir tous les morceaux qui devraient recevoir de la couleur.
Donc ce point de départ, j’avais décidé qu’il serait au milieu de ma feuille.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

J’ai donc pris mon crayon, je l’ai positionné au centre et hop avec les yeux fermés, j’ai fait des mouvements dans tous les sens, sans avoir posé mon crayon une seule fois.
Il y avait ce côté gamine excitée comme une boule de puces qui était là, à vite vouloir ré-ouvrir les yeux et découvrir ce qu’il y avait finalement comme forme pour pouvoir m’amuser à trouver comment j’allais faire naître ce manteau de couleur et surtout pouvoir m’y plonger et pour découvrir d’autres formes nouvelles.
Pour concevoir ce manteau aquarelle, je ne pensais pas vraiment à la gaieté, mais je pense que c’est mon côté automatique qui a pris la relève : je veux dire qu’il était évident que ce dessin serait très coloré, avec des couleurs variées. Je n’étais pas triste et il y avait cette petite fille en moi qui voulait s’amuser sans se poser de questions. Voilà c’était comme ça et pas autrement. C’était ma logique du moment et l’idée de souffrance était totalement absente, j’avais oublié ce que cela voulait dire.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Feuille de format 50 x70 cm à grain fin.
Crayons de papiers 4B, peinture aquarelle.
Crayons de couleurs.

Que ressentez-vous face à ce dessin ?

En observant mon dessin, je le trouvais gai, et ce qui me plaisait, c’est d’y trouver des formes inattendues comme par exemple, un dauphin, des poissons, un cobra.
Par contre pour les couleurs, j’ai cette impression qu’il manque une originalité dans la façon dont je les ai posées sur ma feuille, mais je ne sais pas si c’est relié au mouvement pour faire apparaître les formes. Je ne ressens pas d’angoisse. Un dessin que l’on peut retourner dans tous les sens.