BMP – Paysage


Un paysage qui par ses couleurs nous conduit vers une légère fraîcheur.
Je souhaitais peindre quelque chose sans pinceau, je voulais essayer de me servir d’une éponge à sec.
Évidement je ne suis jamais sûre de moi dans ces moments-là, mais qui ne tente n’a rien et ne peut rien découvrir.
Tout ce que je savais, c’est que je souhaitais utiliser les couleurs qui nous amèneraient vers cette fraîcheur.
Il y  a quelques jours, quand je me suis levée, la température dehors était un peu fraîche. J’ai du mal à me dire que la chaleur du soleil, avec l’hiver, va nous quitter. Et c’est à ce moment-là que j’ai eu envie de faire un tableau qui nous ferait penser à la fraîcheur de l’hiver, comme pour nous y préparer.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Pour commencer ce travail, j’ai aligné sur ma feuille toutes les couleurs qui me parlaient : Le blanc, le bleu, le vert, le rose, l’ocre jaune.
Puis, j’ai pris mon éponge de cuisine, sèche et j’ai commencé en faisant de petits mouvements, de haut en bas, ce qui créerait le début d’un ciel et quelque petites montagnes légèrement dans une brume. Du moins c’était cela que je voulais faire apparaître.
J’avais ensuite l’envie de créer des formes qui ressembleraient à des sapins.
Et puis l’envie de faire apparaître un début de mer, je voulais y mettre plus de blanc que de bleu.
Mais j’avais toujours en tête de faire parler ce côté fraîcheur. J’y tenais absolument.
J’avais cette impression, que si mon œuvre ne faisait pas penser à cette fraîcheur qui vient, elle ne collerait pas à mon idée du moment, à mon présent.
Une fois mon dessin et son manteau fini, je suis allée le poser sur le chevalet et je l’ai observé. J’aime bien faire cela. À chaque fois j’ai cette impression que mes œuvres grandissent toujours un peu plus. Et puis mon regard n’est jamais le même à chaque fois, on aurait dit que mon dessin changeait de robe de couleur. C’est attirant, le fait d’avoir cette impression de changer de paysage. Je pense que c’est mon côté curiosité qui me pousse à cela.
Je dois aussi dire qu’utiliser une éponge est assez curieux ; mais il faut être précis dans son geste, sinon cela fait des formes qui ne ressemblent à rien, elles ne sont pas vivantes. Et moi je voulais de la vie, rien de plus et passer un bon moment avec les couleurs.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm

BMP – Un paysage aux couleurs vives


Une nouvelle découverte, mon petit côté petite sorcière est revenu 🙂
Je n’écrirais plus que ce sont des idées farfelues qui me passent par la tête, car à chaque fois il y a une belle surprise qui apparaît dans ma production.
Mon idée pour cette fois-ci serait de faire naître une œuvre avec juste l’utilisation de l’essuie-tout, des glaçons et de l’aquarelle.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Avant tout j’avais fait un petit essai sur une feuille et celui-ci m’a poussée à vouloir à le faire apparaître en plus grand. Mais je savais aussi que mon dessin, ne donnerait pas le même effet que l’essai que je venais de faire.
Je voulais également me servir du jaune aquarelle, à la fois pur mais aussi dans un mélange.
Pour commencer, j’avais besoin d’un point de repère pour m’aider, mais à quel endroit ? je ne le savais pas trop, mais ce besoin était là. Donc celui-ci serait le milieu de ma feuille, là où j’ai commencé à mouiller avec un glaçon.
Puis, j’ai pris de la couleur jaune aquarelle, comme la couleur de mon citron, dont je ne bois pas le jus en ce moment, mais dont j’aime toujours autant l’odeur. Donc pour en revenir à mon dessin, ce jaune je le pose directement sur ma feuille humide et c’est à ce moment-là que je vais utiliser le Sopalin, en faisant des petits mouvements, rapides et courts.
Puis j’ai pris le bleu, le orange, et toujours avec un nouveau morceau d’essuie-tout, je faisais ces mouvement mais en humidifiant plus ma feuille.

Je ne cherchais pas spécialement à savoir ce que j’allais faire comme forme. Non, moi ce qui m’attirait c’était de mélanger le Soplain avec les glaçons et l’aquarelle.
Pourtant je souhaitais que mon dessin fasse apparaître une forme qui traduirait une espèce de vie, avec des endroits où les couleurs seraient plus transparentes.
Je ne cherchais pas non plus à repérer du mouvement, non c’était vraiment attendre la surprise que ce morceau d’essuie-tout mouillé avec les glaçons pouvaient faire naître.
Mais malgré tout je voulais garder un certain contrôle pour la naissance de ce dessin. Mais j’étais très attirée par ce jaune, tout comme le voir se cacher par moment dans d’autres couleurs.
Tout comme par moment je souhaitais faire apparaître dans ce travail, un effet nuage.

Plus mon dessin prenait forme et moins je souhaitais rajouter de nouvelles couleurs. J’étais arrivée à faire ce que je voulais, donc j’ai terminé sans me poser des questions sur comment faire, ajouter quoi, etc.
Non tout s’est fait naturellement, je devais juste faire attention à mes gestes qui feraient naître cette production 🙂
Je voulais mettre cette couleur jaune en valeur, tout comme je souhaitais passer un agréable moment : sentir ce froid sous mes doigts et le laisser pénétrer dans ma peau.
Oui il y a une petit goutte de couleur rouge, je voulais apporter un petit côté cassant à mon dessin.
J’ai passé un agréable moment. Finalement le Sopalin a remplacé le pinceau 🙂
C’était je trouve  une chouette découverte.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Feuille de format 50 x 70 cm à grain fin.
Crayons de papiers, HB, 3B, 4B
Aquarelle