BMP – Un semblant du visage de Mona-Lisa

BMP – Un semblant du visage de Mona-Lisa
Toujours en promenade dans les portraits. Je me suis lancée dans une idée bien complexe dans sa forme, mais je m’en moquais ; je voulais me lancer ! L’idée était d’emmener dans une promenade dans de multiples morceaux et ne rien en éparpiller.
Mais d’abord un peu d’histoire : j’aime tout ce qui peut éveiller notre connaissance.

Mona-Lisa, célèbre œuvre de Léonard de Vinci, représente une femme inconnue (on pense sans en être certain qu’il s’agirait de la femme de Francesco Del Giocondo, Lisa Gherardini) par le célèbre artiste de la Renaissance Léonard de Vinci. Elle mourut peut-être de la peste ou d’une autre maladie infectieuse à 19 ans.
Le titre de l’œuvre « Mona » est la contraction du titre honorifique « Madonna », qui signifie « Madame » ou « Ma Dame » et « Mona-Lisa » est donc une simple formule de politesse adressée au nom supposé du sujet. Le titre ne semble pas avoir été donné par De Vinci lui-même, mais plutôt par Giorgio Vasari, un historien de l’art contemporain de De Vinci, qui rapporte également qu’il s’agit du portrait de Lisa Gherardini.

Elle est actuellement exposée au Musée du Louvre à Paris, depuis plus de 200 ans. C’est l’une des œuvres d’art les plus visitées au monde. https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Jocond

Comment avez-vous concrétisé votre esquisse ?

Avant de commencer mon ébauche, je regarde ma feuille noire et j’essaie de percevoir ou allaient venir les premiers traits qui allaient donner naissance à ce nouveau mouvement.
Des formes multiples, cela aussi ça me parlait bien fort. Mais elles ne devaient pas être éparpillées, car je reconnais qu’à ce moment-là, je me sentais déjà éparpillée dans mon corps. Il me fallait une forme solide. Un peu comme si je déposais les morceaux qui étaient éparpillés sur ma feuille pour bien les rassembler.
Je commence donc par tracer mes premiers traits pour centrer au milieu de ma feuille une forme de bouche et de nez. Puis le haut de la tête. J’avais alors pour moi ma base principale sur ma feuille. À partir de là, il était  plus facile à mettre en valeur par la couleur noire de ma feuille la chevelure de Mona-Lisa. Tout comme l’emplacement de ses yeux.
Mais il fallait que je pose de temps en temps ma feuille sur le chevalet, car de près, j’avais du mal à bien percevoir un visage parmi tous les morceaux. Pourtant il était bien là. Pour m’aider je mettais une croix pour repérer la chevelure au fur et à mesure que j’avançais dans mon ébauche.
Ensuite, pour finir mon esquisse, je me suis amusée à rajouter d’autres formes autour de ce visage. Plus je faisais naître des formes, plus ce visage me faisait rire, et surtout je me sentais rassurée d’enfin percevoir le visage de Mona-Lisa.
Je devais juste lui apporter un peu de couleur pour lui donner encore plus de vie, je dirai presque meilleure mine ! J’aime ce moment, car je trouve que c’est plus apaisant de donner naissance à mon ébauche où je tâtonne pas mal, où je me mets la pression toute seule, car à chaque fois, je veux que cette création, une fois finie respire la vie, qu’elle soit violente ou pas, en émotions.
J’ai donc utilisé de la couleur blanche, un crayon gel et un crayon couleur peau allant dans le foncé. J’ai pris plaisir, encore plus quand je percevais mes formes multiples ayant pris place définitivement sur ma feuille donnant naissance par leur mouvement à ce visage que j’ai nommé Mona-Lisa.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Cette production a été conçue sur une feuille noire, un crayon de couleur blanc pour l’esquisse, un crayon gel de couleur blanche et pour terminer un crayon couleur peau (Pencil) allant dans le foncé.

Que ressentez-vous face à votre création ?

Dans ma tête, je me sens chaude. Ma fatigue s’est transformée en un amusement et en un plaisir. Un ensemble que je garderai pour cette journée quand je la revisiterai dans mon lit ce soir.
Il faut observer ma production de loin pour visualiser un semblant de visage de Mona-Lisa. Heum j’écris semblant car moi-même par moment je le perds.

BMP – Une fleur dont le corps d’une femme sera sa tige

BMP – Une fleur dont le corps d'une femme sera sa tige
« Transformation », voilà ce que je désirais ce matin. Transformer un objet, une fleur, un livre ou autre en autre chose. Parfois, je me dis que si on pouvait transformer notre passé ça serait pas mal.
En attendant le jour où cela pourrait arriver, aujourd’hui, je vais transformer une fleur, en y intégrant un corps de femme comme tige. Mais je ne vais pas me faciliter la tâche, car je veux rajouter un vase pour que cette fleur puisse s’hydrater comme elle le voudrait.

Comment avez-vous concrétisé votre esquisse ?

J’avais dans ma tête l’image d’une fleur aux couleurs orangé-jaune. Orangé comme un jus exotique et jaune comme les citrons dont l’acidité m’aide à faire fuir mes nausées. Mais aux couleurs, il faudrait associer les goûts pour que les papilles aussi participent rien qu’en regardant ce tableau. C’est peut-être une image un peu incongrue, mais j’aimerais que ceux qui regardent mes tableaux, puissent voyager grâce à tous les sens.
Je me lance donc en dessinant en premier le vase, au milieu de ma feuille. Puis à l’intérieur, j’intègre des feuilles et un peu d’eau. C’est à partir de là, que je commence à faire apparaître des jambes de femme pour remplacer le début de la tige. Puis je rajoute le haut d’un corps de femme, de dos. On peut y percevoir petit à petit des fesses, un dos, un cou, puis la chevelure en forme d’arrondi comme pour faire une forme de chignon. Je rajoute un bras qui longera la continuité pour achever de dessiner la tige et enfin je rajoute la forme de la fleur avec de grands pétales.
L’ensemble de mon ébauche était terminée. Mais j’avais du mal à bien voir cette forme vivante, en mouvement, sur ma feuille. Pourtant, tout était là. C’est là, que je me disais combien il était important d’y incorporer un manteau de couleur en noir, gris ou en couleur. Que l’esquisse n’est finalement qu’un début de « corps » pour commencer à donner une vie, mais que sans son manteau, celle-ci ne pourrait vivre et respirer le mouvement de vie.
Quand j’y pense, c’est légèrement anxiogène. Je me mets donc à déposer mes premiers tons verts sur les feuilles, je rajoute un semblant d’eau avec un ton blanc légèrement mélangé avec la couleur de mon crayon à papier. Puis, je décide de faire une petite pause. Un peu plus tard, je reprends la couleur, mais par les pétales de la fleur. Là, je me promène dans le jaune-orangé et je termine par le corps plus dans un marron clair mélangé dans du vert clair avec beaucoup d’eau. Je finis par des finitions au crayon à papier et par des feutres à pointes fines.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Création conçue sur une feuille de 36 x 46 cm. Comme médium : crayon HB pour mon esquisse, de la peinture aquarelle. Des feutres pour les finitions.

Que ressentez-vous face à votre création ?

J’observe ma production, dans mon cerveau, je me sens penchée sur un côté. J’essaie de chercher le milieu pour rester en équilibre qui me semble par moment perdu dans ma tête.
Mais voilà une drôle de fleur non ? La transformation est là et elle vit.
Joyeuses fêtes de Pâques 😉