BMP – L’arbre de l’accordage pour l’exposition de Beaulieu-lès-Loches


Pour commencer ce travail j’ai, au départ, rencontré pas mal de difficultés à bien comprendre le principe, mais c’est toujours avec un peu de recul que je comprends.
Une fois après avoir réfléchi, une première idée a surgi, mais celle-ci n’était pas bien définie encore dans ma tête.
Je me suis donc dirigée dehors, et je me suis mise à observer le feuillage et les branches que j’avais ramassés dans le jardin pas loin de chez moi. Mon regard a fait le tour de mon « jardin » car je ne sais pas, je trouvais ce feuillage pas vraiment top. Je trouvais les branches pas assez fortes, solides, et épaisses.
Et là subitement mon regard s’est arrêté sur un vieux rosier, et c’est à cet instant que mon idée de départ a grandi.
Je me suis dit : et si je faisais un mélange, avec le feuillage que j’avais ramassé, et ce rosier.
J’en fais ressortir un petit duo sympa. Donc je suis passée à l’action car je voulais voir ce que pouvait rendre ce mélange qui, ma foi, me plaisait bien. J’ai ensuite retiré quelques feuilles, car je trouvais qu’il y en avait un peu trop.
Emmanuelle  m’avait proposé de mettre de la couleur dans cette réalisation, à cet arbre de l’accordage.
Donc la veille je m’étais mise à la recherche de celles-ci pour voir ce qui me restait comme bombes de couleur et si je pouvais éventuellement m’en servir pour ma production.
Il y avait parmi elle la couleur cerisier, et j’ai flashé dessus, au point de vouloir l’utiliser, et en vaporiser sur les branches et sur celles du rosier.
J’avais aussi repéré les couleurs framboise et olive, que j’ai aussi utilisées. Je souhaitais faire ressortir un petit dégradé de couleurs. Une touche d’automne.
J’ai laissé sécher. Et donc après, je suis passée à travailler les feuilles, qui devaient aller dessus.
Mon idée étaient d’accrocher mes différentes parties émotionnelles, sur cet arbre, l’idée d’Emmanuelle me plaisait bien :

« Vous vous accordez entre les gens et vous accordez vos différentes personnalités »

Je devais la travailler un peu plus… et mettre dans cet arbre de l’accordage mes personnalités, plus les personnes de l’extérieur et de l’intérieur qui m’entourent.
Donc j’ai pris des feuilles blanches en papier aquarelle, sur lesquelles j’ai dessiné mon esquisse de feuille, que j’ai découpée, en 7 fois. Donc sept feuilles.
Je les ai recouvertes d’une couche d‘aquarelle, mais je me suis servie des couleurs qui correspondent à chacune de mes personnalités que voici :
1 – béatrisse, Bleu céruléum (535),
2 – Béaa, Orange ( 23 ) ,

3 – Béa, Violet (336),
4 – BG, Vert vessie (623),
5 – Grr Grr, Rouge carmin (318),
6 – BEaTriCE LS, Couleur Jaune (200) plus un peu de jaune ocre (227). Donc un jaune à ma façon.

Plus une de plus, qui sera la feuille qui représentera le côté intérieur. Pour l’extérieur ça serait les feuilles qui le représenteraient.
Une fois mes feuilles toutes sèches, j’ai inscrit mes parties émotionnelles. j’y ai accroché un petit galon, celui-ci servira à les accrocher à l’arbre, mon étape suivante était celle-ci :
Une fois fini d’accrocher mes feuilles, j’ai rajouté un petit cordon pour faire ressentir cet « accordage », j’ai donc passé celui-ci, je l’ai relié dans toutes mes parties émotionnelles, y compris, la partie intérieure, et extérieure qui représentaient les personnes que je croise ou qui m’entourent.
La finalisation de ce travail était que Béatrice et ses parties émotionnelles s’accordent avec elle et le monde qui l’entoure, comme pour un mélange homogène.
Lors de ce travail, il y eu cette hésitation, cette question qui ne me quittait pas, je me demandais si j’avais bien compris ce travail et son but.
Ma pensée était que si mes parties émotionnelles pouvaient le comprendre, et l’entendre j’aurais ce petit ouf de soulagement. Je serais rassurée.
En me concentrant sur ce travail, le mot « paix » est apparu, sérénité. Une espèce de légèreté dans ma tête.
Je suis passée par des moments d’angoisse et d’égarement dans ma tête.
Pour terminer je dirais que travailler sur cet accordage, cette idée d’Emmanuelle, cet autre regard, cette autre approche sur mes parties émotionnelles m’a séduite.

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Conséquences – Reviviscence – La « Tuerie de Tours » – pour l’exposition de Beaulieu-lès-Loches

La « Tuerie de Tours » – lundi 29 octobre 2001

Les troubles psychotraumatiques (dont l’état de stress post-traumatique ESPT ou PTSD en anglais) sont définis comme des troubles psychiques complexes organisés autour de symptômes de reviviscence de traumatismes (mémoire traumatique) associés à des symptômes d’évitements, des symptômes dissociatifs, des symptômes dysphoriques et des symptômes d’hyperactivation survenant à la suite de la confrontation d’un individu à un ou plusieurs événements stressants vécus comme particulièrement agressifs ou dangereux, impliquant le plus souvent une menace vitale (Louville et Salmona 2013). Ces troubles psychotraumatiques sont des réponses normales et universelles à des traumatismes majeurs, toutes les victimes qu’elles que soient leur âge, leur sexe, leur milieu socio-culturel, leurs origines, leur histoire et leur personnalité peuvent en être atteintes. Le risque de survenue d’un psychotraumatisme existe pour des traumatismes de toute sorte (catastrophes naturelles, accidents, violences) mais il est plus élevé après certains types d’événement, et notamment après les différentes formes d’agression interindividuelle. En dehors de situations de conflits armés, les violences qui vont avoir le plus d’impacts traumatiques sont les violences intra-familiales, conjugales et surtout sexuelles qui touchent principalement les enfants et les femmes, c’est pour cela qu’en population générale les femmes sont bien plus nombreuses que les hommes à présenter un ESPT.

Docteur Muriel Salmona

Le jeudi 17 août 2017 a eu lieu un attentat à Barcelone en Espagne.
Béatrice va mal. Elle revoit en flash le tueur de la « Tuerie de Tours.

BMP – Le tueur de la « Tuerie de Tours » – 27 août 2017

BMP – L’oignon que l’on pèle pour trouver la vacuole – 29 août 2017

BMP – Plan de la « Tuerie de Tours » – 30 août 2017


Hors exposition

BD – Je me situais où lors de la « Tuerie de Tours » ? – 31 août 2017

Dessin de la petite fille de Béatrice – Une partie émotionnelle dissociée, celle qui était là lors de la tuerie, celle qui se souvient de ce qui s’est passé.

« La Tuerie de Tours » par BMP – 12 septembre 2017


BMP – Trou dans mon ventre – 15 septembre 2017

Etant donné que l’événement a eu lieu au mois d’octobre, l’art-thérapeute a demandé à Béatrice de retourner sur place au lieu de contourner l’endroit pour se le réapproprier avec les couleurs réelles et non celles du feu que le drame a laissé sur son passage.

BMP – Le boulevard Béranger – 21 septembre 2017