BD – Atelier « Petit prince »


Il s’agit toujours de continuer à illustrer avec les jeunes, le livre du Petit Prince, et à en comprendre les différents chapitres.
Ce projet est porté par les deux associations : La table de Jeanne-Marie et l’Amac.
Un atelier bien calme avec peu de monde, ce qui pour moi est bien, car ce projet demande beaucoup plus de travail.
Toujours accompagnée de M., nous avons préparé la mise en place des tables et comme d’habitude sorti le matériel. Puis nous avons demandé aux jeunes de venir s’installer.
Avant de commencer l’atelier, M. a relu les deux chapitres du livre, afin que les jeunes puissent se remémorer l’histoire et nous sommes en même temps arrêté sur les idées de dessin pour continuer à illustrer le livre de cette histoire de ce petit prince.
Aujourd’hui donc nous allons travailler sur les chapitre 5 et 6, dont voici les résumés.

Chapitre 5

Ce chapitre parle des baobabs, des arbres énormes comme des églises. Le Petit prince est content parce que le mouton va manger les herbes de sa planète. Alors il parle avec l’aviateur de mauvaises herbes et de bonnes herbes.
Ils arrivent à une conclusion : sur chaque planète il y a de mauvaises herbes et de bonnes herbes et il faut supprimer les mauvaises.

Chapitre 6

Quand le Petit prince est triste il regarde un coucher de soleil. Le Petit prince veut voir un coucher de soleil mais il ne peut pas parce qu’il n’est pas dans sa planète. Il raconte à l’aviateur comment il se sent quand il regarde un coucher de soleil, il se sent triste.


Ce n’est qu’après que l’atelier a pu commencer, les jeunes sont toujours aussi motivés et s’appliquent consciencieusement à faire leurs propres dessins, en y laissant leur empreinte, que ce soit dans le choix des couleurs ou dans le dessin lui-même.
Pendant l’atelier dessin, je laisse à leur disposition deux livres du “Petit Prince », ce qui permet également aux jeunes de relire seuls les chapitres si l’envie leur en prenait.
Cela les aide aussi pour leurs dessins.
De notre côté nous laissons les jeunes s’organiser dans la mise en place dans leur travail. Une fois qu’ils ont leurs idées, nous les laissons commencer seuls, poser les premiers traits sur la feuille et ce n’est qu’après que nous allons les voir.
Il est important de toujours leur laisser une liberté dans l’organisation de leur travail. Pour certains d’entre eux, c’est un apprentissage et le dessin reste une découverte.
C’est pour cela que nous restons en retrait au début, tout en les rassurant, et que nous nous approchons vers eux petit à petit, pour les écouter parler de la naissance de leur dessin et pour éventuellement pouvoir les guider.
L’atelier s’est déroulé dans le calme et dans la concentration, quelques échanges se sont faits sur les dessins qui se créaient.
Une fois les dessins terminés ils ont étés tous mis dans le livre que nous créons.
Nous avons rangé ensemble et terminé par un goûter (crêpe au chocolat et au beurre de caramel, fruit, café et thé).

BMP – Les hérons de couleur


Pourquoi des hérons, cela reste un mystère ? mais le héron au long bec emmanché d’un long cou, comme le dit Lafontaine, me fait penser au cygne et à son côté majestueux.
Peut-être l’effet du printemps allez savoir…
Je voulais changer un peu. D’habitude je me transforme en petite sorcière avec mes divers mélanges qui sortent de mon coffre à malice, parfois je dessine des visages, des corps. Mais là, je souhaitais changer et partir d’une forme choisie à l’avance : ici des hérons.
Mais j’ai eu envie d’en savoir plus sur cet oiseau qui appartient à la famille des Ardéidés et j’ai été surprise par ce que j’ai découvert :

http://oiseaux-birds.com/page-famille-ardeides.html

Selon les différents continents et pays, le Héron est symbole de force, de pureté, de patience et de longue vie en Chine, alors qu’en Afrique, il parle avec les Dieux.
Les Égyptiens honorent cet oiseau en tant que créateur de la lumière, et les Amérindiens font de lui le symbole de la sagesse.
Considéré comme un signe de chance chez les Iroquois, le Héron est finalement reconnu comme un expert de la chasse et de la pêche. Ces deux qualités sont communes aux espèces de la Famille des Ardéidés, et de plus, ces oiseaux sont beaux, gracieux et élégants.


Mon idée était donc de représenter des hérons, mais je voulais que chacun d’entre eux, soit unique, avec un plumage coloré.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

J’ai donc dessiné des formes de hérons, en essayant de faire apparaître leur côté majestueux, puis leur plumage coloré, quitte à ne plus trop reconnaître la forme de base.
Ce n’est qu’après que je me suis lancée dans les couleurs. J’ai vraiment pris plaisir à faire apparaître comme un grand arc-en-ciel. Je voulais qu’il soit illimité, avec par moment des couleurs plus claires, des couleurs qui allaient en se fondant discrètement les unes dans les autres. Mais je ne cherchais pas non plus à me centrer sur la perfection du détail, je voulais juste être au présent dans un temps de calme, pour me poser dans ma tête.
Avec toutes ces couleurs, il me semblait ramener un peu de soleil dans ma tête.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Aquarelle sur feuille de format de 50 x 70 cm à grain fin.
Peinture aquarelle, crayons de papiers HB, feutres couleurs aquarelles.

Que ressentez vous en regardant votre production ?

Quand je regarde mon dessin, je pense aux personnes qui me sont chères : voler, liberté, aimer, respecter, douceur, légèreté, pleurer, souffrir, mais aussi fierté, veiller, attentionné, empreinte, force, forte, magique, magnifique, éternelle, arc-en ciel, perfection, figure de femme, patiente, patienter, soleil, affection, aimer, chaleur, sourire, larmes, racine, « tuteur » bienveillance, attachement, avoir le sens humain, écoute…
Mais je ne mettrais pas les situations suivantes : survivre et vivre, je mettrais juste le temps présent, l’ici et maintenant.