BD – Atelier dessin-collage au jardin du Botanique avec les jeunes migrants


Petit pique-nique en ce jeudi 18 Avril et dans l’après-midi atelier collage sur place, dans ce magnifique jardin…
Nous étions nombreux à profiter de ce beau soleil.
La veille nous avons tout préparé pour le repas du pique-nique du midi et de mon côté, j’ai aussi préparé le matériel pour le collage et le dessin.
Arrivés au jardin Botanique, nous nous sommes installés pour le repas du midi, sur la pelouse, mais à l’ombre. Nous avons pris notre temps. Puis nous sommes partis faire le tour de ce jardin, où les couleurs des fleurs sont magnifiques en ce moment.
Beaucoup de jeunes ne connaissaient pas ce jardin ; nous avons donc pris notre temps en nous arrêtant pour lire les pancartes, prendre des photos, admirer les fleurs et puis nous nous sommes arrêtés dans la partie du jardin où se trouve une petite ferme. Une fois le tour terminé, nous nous sommes installés pour démarrer l’atelier de cet après-midi.
Nous avons eu la chance d’avoir trouver une belle table ronde en bois, en plein milieu du jardin, parmi les animaux. Comme on dit, on était bien placé.
Pendant notre balade, les jeunes ont pu également ramasser des feuilles, des fleurs, des fougères, des plumes. Tout cela servant à rajouter du relief aux dessins que les jeunes allaient faire.
Ils étaient tous très emballés ; ils se sont installés autour de la table, et de mon côté j’ai sorti le matériel avec leur aide. Je leur ai donné une seule consigne : faire apparaître un dessin qui rappellera cette journée pique-nique.
Je voulais que cet après-midi reste pour eux quelque chose d’agréable, dans la continuité de la matinée qui venait de s’écouler.
C’est ainsi que tout le monde a pris son crayon et a commencé à faire apparaître les premiers traits sur leur feuille. D’autres ont commencé par trier ce qu’ils venaient de ramasser, pour les incorporer à leur dessin. Tout le monde s’organisait chacun à sa façon dans une bonne ambiance. Les passants étaient intrigués de voir un atelier de collage et de dessin en plein milieu de ce parc. Certaines personnes ont même commencé un dialogue avec nos jeunes. Les personnes s’invitaient à cet atelier, et c’était sympathique.Plus on avançait dans l’après midi et plus les formes apparaissaient et prenaient leurs manteaux en couleurs. Certaines personnes revenaient même pour percevoir la suite des dessins.
Les jeunes étaient vraiment ravis de cet après-midi dehors, mais aussi d’avoir pu voir des animaux de très près et même pour certain pouvoir les toucher. C’était pour eux une vraie découverte. Les jeunes ont apprécié de dessiner dehors et de pouvoir parler avec des personnes qu’ils ne connaissaient pas et d’échanger sur leur dessin.
Par moment cela me donnait cet impression d’être un atelier ouvert 🙂 Pour terminer cette journée, nous avons partagé un grand goûté et nous avons aussi apprécié de manger des œufs de Pâques. Ce fut un après-midi rempli d’échanges très riches, très différents de ce qui se passe à l’association. Les jeunes étaient très détendus et ont apprécié la sortie de même que l’atelier. Ils nous ont demandé si cela était possible de recommencer cette expérience. Nous avons répondu pourquoi pas ! De notre côté nous sommes conscients que des toutes sorties demande beaucoup d’organisation et de vigilance. Nous gardons en tête que ce sont des jeunes migrants mineurs et que nous devons également veiller à leur sécurité etc. Mais pourquoi pas.

BMP – La Cathédrale de Notre-Dame de Paris brûle


Le chagrin des Français devant la Cathédrale de Notre-Dame de Paris.
Je pense qu’il n’y a pas grand-chose à rajouter.
Les images, depuis hier soir, parlent d’elles-même. De mon côté je voulais mettre cette douleur sur feuille. Cela restera un événement marquant dans l’histoire. Il faut que toutes les personnes pensent à sa reconstruction, c’est un monument qui représente la France, mais aussi tout une histoire, mais aussi des histoires des uns et les autres.
Me concernant j’ai été émerveillée devant sa grandeur quand je l’ai vue la première fois, mais aussi devant la beauté de son architecture et dans ce qu’elle faisait apparaître même quand on la regarde de loin.

Je mets un lien qui retrace la naissance de notre Cathédrale de Notre-Dame de Paris.
https://www.notredamedeparis.fr/la-cathedrale/histoire/historique-de-la-construction/


Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Dans mon dessin, je souhaitais faire apparaître cette fragilité, ce côté bancal mais aussi la violence qu’a laissé cet incendie derrière lui.
Je voulais dessiner cette cathédrale qui malgré ses blessures a réussi à rester debout et c’est cela qu’il faut retenir. En regardant la télévision, je me suis fait cette réflexion que des souvenirs se sont envolés avec ce feu. Mais en dessinant l’esquisse, avec du recul, ma façon de voir a changé, les souvenirs sont là, car ils sont marqués dans le fond de mon cœur.
C’est très difficile de dessiner un monument, mais pour moi il était important que j’essaie, comme pour lui rendre et lui laisser sa force mais aussi sa beauté dans ce qu’elle fait apparaître elle et dans son « imposante » architecture mais aussi dans les détails de sa construction qui nous transmet cet émerveillement. Ça a été cela me concernant, lors de ma première rencontre avec cette Dame de Pierre.
Même avec les traces de sa souffrance, de ses blessures béantes, elle reste notre Cathédrale de Paris, sa force d’avoir voulu tenir debout face à ce feu, avec l’aide des Pompiers de Paris nous le prouve bien.
J’ai donc commencé par faire naître la « bâtisse » avec un geste fragile, comme si je déposais en même temps ma peine sur ma feuille.
Une fois mon esquisse terminée, j’ai commencé par faire apparaître un peu plus de force dans le geste de ma main, pour pourvoir retranscrire cette puissance qui se trouve dans ces pierres de notre Cathédrale, je devais absolument lui laisser cette vie qui est toujours présente devant nos yeux malgré ses lésions.
Plus j’avançais dans les traits, et plus la Cathédrale prenait vie.
Dans ma tête je me disais que cette cathédrale avait toujours cette vitalité, cette  intensité et cette énergie en elle. Que son âme était toujours présente.
J’avais besoin de cela, car après avoir terminé mon dessin au crayon, l’étape suivante était de mettre de la couleur. Je devais faire apparaître ce feu ravageur et destructeur.
J’ai donc utilisé des couleurs rouges, noires, et jaunes, avec une touche de blanc. Tout cela avec un mouvement qui partait un peu dans tous les sens, comme pour faire parler ce tourbillon infernal de cet anéantissement face à cet événement.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm
Crayons graphic 7B,3B, peinture aquarelle.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

En regardant mon dessin, la peine est là, mais mon regard envers sa beauté et de tout ce qu’elle dégage, cette Cathédrale n’a pas changé et elle est toujours en vie.
Une situation importante également à retenir, il n’y a pas eu de morts.