BD – Atelier dessin peinture et écriture pour les personnes migrantes à Tours

Atelier spécial pour préparer le printemps des poètes dont le thème cette année est le Courage.Jonquille
L’année dernière nous avions passé un moment fort pour préparer et participer à ce printemps des poètes dont le thème était la beauté.
https://artherapievirtus.org/RAIVVI/bd-le-printemps-des-poetes-voix-dailleurs-soiree-lundi-18-mars-a-tours/

Affiche le courage printemps des poètes

Cette année je me suis dit qu’il fallait se lancer. Les jeunes ont leur place dans cette manifestation.
Mon idée est donc de faire faire des dessins qui montreront comment les personnes perçoivent ce mot “courage”. Mais aussi l’expliciter par les mots. L’idée est d’en faire un travail d’équipe. Les mots de tous seront utilisés.
Il est certain que si certains désirent rédiger un texte seul, ce sera possible. Chacun pourra choisir.
Les dessins seront exposés normalement dans des lieux pour lesquels j’attends des confirmations, suite à mes démarches. Alors patience.
Donc pour commencer cet atelier en ce lundi 10 février, nous avons partagé un premier petit moment de lecture.
J’ai recherché de mon côté des textes qui abordent le courage.
Je voulais que les personnes puissent découvrir les différentes facettes de celui-ci, en plus de leur façon personnelle d’aborder cette notion. Je souhaitais apporter un enrichissement. Mais le courage les personnes migrantes l’ont déjà eu pour venir en France et tout quitter. Toujours avancer avec le sourire alors que la précarité est présente etc.
Donc j’ai choisi un livre de Jacques Salomé :
« le courage d’être soi”.

https://www.conscience-et-eveil-spirituel.com/courage-detre-soi-salome.html

Ainsi qu’une petite médiation sur le courage écrite par un scout.
Le courage d’un scout :

http://textoscout.weebly.com/textes/le-courage-un-scout

Puis nous avons cherché ensemble des adjectifs et des synonymes, pour enrichir leur vocabulaire.

Et ce n’est qu’après cet échange et cette lecture, que l’atelier dessin et peinture a pu commencer. Des premières formes sont nées. Chacun à faire apparaître à sa façon ce “Courage. »
Cet atelier n’est pas fini et donc tout reste en attende pour l’instant, mais je peux écrire que travailler sur ce mot a bien plu à tout le monde. Les échanges ont été très enrichissants.
J’ai hâte de voir la naissance des écrits. Des mots ont commencé à se faire entendre dans la pièce.
Les premiers dessins ont vu le jour en ce lundi après-midi de février 2020.
Nous avons rangé ensemble, et nous avons terminé par un goûter.

BMP – Création avec ce que j’ai sous la main

De toute façon, si on  essaie de le reproduire, il n’y aura jamais cette touche de sincérité et donc il n’y aura pas d »émotions vraies.  Ou alors elles seront fausses ! et donc cette composition ne sera pas vivante. Quand on manque de respect à ce blogue et qu’on fait n’importe quoi de ce travail qui s’y trouve , celui-ci sort les griffes ! Et c’est ce qu’on va faire  car on doit prendre soin de toutes ces empreintes ! et de cet avancement sur la recherche  tant que je respirais et que je serais dessus !


BMP – Création avec ce que j’ai sous la main
Un peu de mayonnaise, un peu de peinture aquarelle, un mouvement d’un rouleau pour enlever les poussières, un petit peu de vinaigre d’alcool et voilà une composition qui surgit.
Je voulais juste finir la journée de ce samedi 8 février, avec une note de couleur, juste pour essayer de donner un peu de paix à l’intérieur de ma tête.
J’aime bien créer ainsi, surtout quand les journées sont longues.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre création ?

Pour concrétiser ma composition, j’ai pris des produits qui étaient là. Il n’y a pas eu de recherche. J’ai ouvert le frigidaire. Mes yeux tombent sur la mayonnaise et de l’alcool en spray, l’idée étant de les mélanger.
Cela donnait une base. A moi ensuite d’en faire quelque chose en le mélangeant avec la peinture aquarelle.
Je voulais juste passer un agréable moment en étant une petite sorcière, ou pas.
Mais ce qui est certain c’est que j’étais bien dans le présent quand j’ai pris les produits pour faire naître une composition.
J’ai commencé par déposer de la mayonnaise sur ma feuille et avec un pinceau assez gros je l’ai étalée. Puis j’ai rajouté de la peinture aquarelle, diverses couleurs, que j’ai mélangées à la mayonnaise.
Par moments je rajoutais un peu de spray d’alcool directement sur la peinture aquarelle et par moment je visais à côté. Comme si j’attendais d’observer une autre découverte.
Parfois, je tenais ma feuille et je la tournais dans tous les sens. Le surplus en eau et en aquarelle glissait sur celle-ci, ce qui créait des mélanges de couleur. Ce n’est qu’après que je les retravaille si cela ne me plaît pas vraiment, car là je sais qu’on ne me dira rien !
Une fois ma feuille remplie de toutes les couleurs, j’ai donc pris le rouleau qui sert à enlever les peluches et je l’ai passé sur ma feuille, en appuyant légèrement sur le côté. Ceci a fait apparaître des traits qui m’ont permis de faire évoluer ma création. Je travaillais dans le présent, sans trop savoir ou j’allais exactement.
Une fois mes traits terminés j’ai donc continué en faisant évoluer ma production en une composition fleurie. Les couleurs présentes faisant penser à cela.
Par moment j’avais l’impression que on ne peut pas mettre de fin, que j’étais dans un monde infini. Ou rien ne peut venir m’ennuyer.
Voilà, j’ai passé un agréable moment et c’est ce que je voulais.
Quant au dessin lui-même, il est dû au hasard des produits choisis, des mélanges qui en sont nés, du mouvement du pinceau, du mouvement de mon poignet.
Pour le reste c’est le temps présent qui me l’a offert. Je préfère écrire le temps présent !

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin fait sur feuille de format de 50 x 70 cm à grain fin.
Peinture aquarelle, rouleau contre les pluches.
Mayonnaise de couleur jaune pale.
Spray au vinaigre d’alcool.