BMP – Le spray Carolin aux odeurs de citron

BMP – Le spray Carolin aux odeurs de citron
Parfois, je suis attirée par quelque chose, un petit détail, parfois je suis surprise de ressentir comme un appel à faire, à découvrir.
Alors quoi de mieux à faire, que de faire justement un tour dans sa cuisine et de prendre au hasard un produit d’entretien en spray pour remplacer l’eau, avec un glaçon pour s’en servir pour faire apparaître une nouvelle production ?
J’ai choisi le spray au Carolin ultra dégraissant à la senteur citron, sauf que là, bien sûr ce n’est pas moi qui fais quoique ce soit avec des citrons, mais l’odeur de ce produit est agréable. J’aime la fraîcheur et l’odeur de propre qu’il laisse derrière lui, quand on s’en est servi.
Après voilà, je partais quand même un peu à l’aventure avec ce produit.
Je prenais cela comme une nouvelle découverte, comme avec les autres produits que je m’amuse à employer. Mais il y avait ce soleil, l’odeur du citron, la couleur jaune et cette chaleur qui commence à se faire sentir… rien qu’à écrire cela on imagine une création.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Ce qui m’intriguait là, c’était un peu le « ultra dégraissant” j’imaginais de la graisse sur la feuille.
Alors ce que j’ai fait et ce fut ma première étape, c’est que j’ai laissé une première trace d’une pulvérisation au plein centre sur ma feuille blanche. Effectivement, il y a eu une grosse auréole qui est apparue. Pourtant quand je passais mon doigt dessus il n’y avait aucune trace comme dépôt sur mon doigt, mais ça glissait sur ma feuille.
J’y ai déposé ma première couleur aquarelle de couleur bleue, ce qui a produit une petite bulle. Je trouvais celle-ci originale, je ne voulais pas qu’elle éclate, alors j’en prenais soin, au fur et à mesure que je rajoutais mes autres couleurs : le vert, le jaune et le orange, tout cela étalé avec une petite spatule.
Comme j’appréciais ce côté glissant sur ma feuille j’ai alors rajouté ce produit au citron mais avec une goutte d’eau de mon glaçon qui commençait à fondre sur ma feuille, accompagnée de la couleur blanche.
Je ne sais pas ce qui s’est passé, mais j’ai levé les yeux et j’ai vu que ma petite bulle bleu de départ avait disparu subitement sans raison. Ce petit côté original s’était fondu, caché dans toutes les couleurs. L’inattendu, la surprise avaient pris le contrôle du mouvement de mes couleurs.
C’était à moi d’y apporter un peu plus de force et de coloris, mais aussi une autre forme, donner naissance à une autre vie toujours avec mon produit nettoyant, aux odeurs de citron, puis avec mon autre idée de rajouter une petite nuance de pastel, n’y vue n’y connue.
Plus j’avançais en rajoutant des tons de coloris en travaillant ma forme, j’avais cette impression de voir apparaître comme un feu volant en forme d’animal volant qui s’éclatait.
Avec les couleurs on peut toujours partir dans un monde inimaginable, insolite, mais surtout inconnu et c’est ça aussi qui fait apparaître un certain mystère inattendu. En décrivant cela, j’ai envie de rire, car il y a tout de même ce petit plus, qui est à chaque fois mon petit secret qui est caché dans les couleurs de mes compositions. C’est comme les chefs cuisiniers !
C’est l’inattendu, le non maîtrisable. Dans la vie de tous les jours, cela m’inquiète, mais là, c’est le monde de la peinture, alors  là, ça va.  Mais sinon, ce serait, je pense, plus ambiguë, voilà pourquoi j’apprécie prendre mon pinceau c’est pour cela aussi, pouvoir lâcher un peu prise mais bon pas trop non plus, car j’irais où ?

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm. Crayon de papier, peinture aquarelle. Produit Carolin dégraissant au citron. 1 glaçon. Pastels gras.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

Je ne sens pas mes angoisses, mais je tremble et ce n’est pas la première fois.
J’ai passé un bon moment avec cette spatule et les couleurs. Personne ne vient m’ennuyer, personne ! A part ce qui se trouve dans ma tête. Mais ça c’est un autre monde ! J’aurais voulu que les couleurs de ma production soient plus violentes et aussi chaudes que notre soleil d’aujourd’hui. Là, je ne les trouve pas assez présentes.

BMP – Dessiner… Écouter des notes de musique

BMP – Dessiner…Écouter des notes de musique
Quand je dessine j’ai l’impression par moment d’écouter de la musique dans mes oreilles, les notes seraient exprimées, retranscrites par les différentes couleurs que je dépose sur ma feuille.
A chaque fois que je termine une nouvelle production, je crée, je fais naître une nouvelle partition.
Quand vous allez vous promener sur le blogue, vous avez de quoi choisir, car celui-ci fait apparaître des millions de musiques diverses, mais aussi des danses, car les couleurs peuvent faire danser. Pour moi, les deux vont ensemble : soit on écoute, soit on danse au son des couleurs par rapport aux diverses créations. Cela peut passer du rock, à la mélodie douce, à la valse, au tempo, au folklore, au tango ; de Vivaldi, à Mozart ou Beethoven.
Tous ces choix font des panoplies de couleurs, de formes, de sons et de mouvements, c’est fantastique mais aussi unique !
Voilà c’est cela que je vais représenter aujourd’hui.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Pour concrétiser mon esquisse, je devais retranscrire :
– Les couleurs
– Les mouvements du pinceau
– Le son
– Les notes de musique
– Les formes
– Un corps, un être humain.
L’idée : dessiner un tourne-disque, une platine vinyle. La forme du disque serait remplacée par ma palette de peinture, et je ferais apparaître au-dessus, des tubes de peinture aquarelle et des couleurs.
Le son de la musique résonnerait par le biais des couleurs et le fait de peindre en même temps sur ce disque transformé en une palette tourne.
Le mouvement serait exprimé par le mouvement du poignet et par cette main qui peint, mais aussi le fait que la palette tourne comme un disque de vinyle.
Il ne manquait plus aussi que d’y rajouter une forme, un corps, la personne, puis les formes : un carré, un rond etc. Ceci retranscrit ce que l’on trouve dans mes productions.
Les idées étaient là et j’ai donc commencé par dessiner, le corps de la personne, puis le tourne-disque et les matériaux dessus. Les petits détails, comme les notes de musiques et les formes, viendront à la fin, une fois l’essentiel du dessin terminé.
Pour les couleurs du gai, du gai et encore du gai !
Le jaune se faisait entendre dans ma tête, le côté pétant. Puis par moment de la douceur, alors ce fut la couleur violette bien diluée dans l’eau, pour apporter un effet plus pâle.
J’essayais de m’imaginer cette scène que je décrivais, j’avais cette envie de la vivre en même temps, je voulais plus que le fait de peindre. Je souhaitais entendre ces notes de musique et imaginer les danses.
Une fois ma production recouverte de son manteau de couleurs, j’ai pu donc rajouter les notes et les formes. Les finitions ont été faites avec la légèreté des crayons de couleurs.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm. Crayon de papier HB, 3B, peinture aquarelle.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

Je regarde ma production sur le chevalet, et je me suis dis que j’aurais pu agrandir cette crétion encore et encore comme sans fin.
Les angoisses sont là par moment, mais elles ne sont pas envahissantes, c’est déjà beaucoup. Donc je prends ce que ce moment présent me donne : ce rendez-vous avec mon pinceau. On est dimanche, la journée se termine, il est 20h14 et je poste sur le blogue.