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L’atelier du 21 août à La Table de Jeanne-Marie : Travailler des formes avec les crayons graphiques ou avec la peinture.
Ce fut une autre découverte, ce vendredi après-midi autour des tables, un voyage qui nous a emmené dans les formes de divers objets.
Le thème proposé, est maintenant attendu impatiemment par les personnes. C’est comme une bonne surprise, même si celui-ci est un peu plus dur que les précédents. J’entends toujours ce petit « whoua-a » suivi de ce petit silence de réflexion. J’observe les personnes qui réfléchissent à ce thème.
Je leur laisse toujours un petit moment, ce n’est qu’après que je passe les voir pour échanger avec elles sur les idées et je suis toujours surprise d’entendre leurs réflexions. Même si un modèle est nécessaire, très vite leur manière de percevoir augmente et même les personnes qui sont là pour juste découvrir l’atelier sont pris dans le mouvement.
Comme d’habitude, avec mon équipe de choc, nous avons préparé le matériel, puis nous avons échangé avec les personnes sur la semaine. Nous sommes ensuite, passés sur le thème des arts plastiques. C’était donc de dessiner des formes, par exemple des chaussures, des fleurs, des fruits, mais en travaillant avec des crayons graphiques et en rajoutant des nuances de tons sur sa production. C’est la même consigne pour la peinture.
Tout le monde a essayé. Un thème est plus difficile cette fois-ci, c’est une autre découverte. Certaines personnes ont eu plus de mal, mais elles ont été jusqu’au bout, une petite nuance de gris bien timide est même là sur leur dessin, mais elle est là.
Mon autre but était que ces personnes prennent du plaisir, même si la consigne n’a pas été bien comprise, car ça c’est le plus important, prendre plaisir à… Profiter de ce temps qui leur est proposé, profiter de ce rendez-vous. Pour les personnes présentes, cela a bien été le cas.
Après, petit à petit, la découverte se fera doucement comme le mouvement du crayon et du pinceau, tout ne s’apprend pas d’un seul coup.
Quand le plaisir est là, l’apprentissage se fait tout seul. On ne s’en rend même pas compte. C’est ce que je voulais, que le plaisir passe en priorité et que les personnes apprennent à dessiner comme si de rien n’était, en douceur.
Comme d’habitude nous avons accroché les productions aux tableaux, nous avons tout rangé, nettoyé et nous avons terminé par un goûter.
Nous avons pris le temps avec mon équipe et les personnes d’échanger sur cet atelier. Ça aussi c’est important, de prendre ce temps, d’écouter les divers avis etc.
Ce fût un atelier convivial, les personnes ont apprécié cette nouvelle découverte qui les a emportées dans une autre ambiance.
BMP – Pleurer à chaudes larmes
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Cela m’est déjà arrivé de pleurer ainsi.
Pleurer à chaudes larmes, quand on souffre trop, quand on a trop mal.
Quand les larmes coulent et qu’elles ne cessent de couler, que l’on suffoque.
Quand on a du mal à reprendre sa respiration.
Quand on a les yeux qui piquent. Quand on se retrouve avec les yeux gonflés.
Qu’on a juste envie de hurler bien fort.
Quand on a envie de faire n’importe quoi pour oublier nos larmes. Par contre pleurer à chaudes larmes quand on est heureux ça je ne suis pas sûre, mais pourquoi pas !
Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?
Pour retranscrire l’effet de pleurer à chaudes larmes, mon idée était de dessiner en premier un visage, puis de continuer en faisant apparaître à la place des yeux de la personne, deux robinets, grands ouverts, qui coulent à flot sans s’arrêter. Je voudrais juste retranscrire avec ma forme de dessin, que si un jour il nous arrive de pleurer ainsi un jour on peut rester marquer.
J’ai donc fait apparaître le visage, d’une femme, puis j’ai dessiné les deux robinets à la place des yeux. J’ai ensuite fait apparaître, la bouche, les deux mains pour apporter une touche un peu plus humaine à ma production et un début de corps puis les cheveux.
Pour les couleurs, c’est la couleur jaune aquarelle qui m’a attirée sur le moment présent, je souhaitais quelque chose qui égaille ma production et qui soit la couleur dominante.
Un peu de rouge pour les lèvres.
Du jaune, de la couleur verte, de l’orange, du rose timide pour les robinets pour ne pas qu’ils ne soient pas comme les autres.
Mais plus j’avançais, plus je souhaitais mélanger la couleur de mon crayon de papier dans mon aquarelle, pour apporter une petite touche de foncé et de naturel. J’apprécie de faire ainsi par moment et cela me permet de me salir les doigts.
Pour les finitions, je me suis donc servie des crayons de couleur, je suis revenue vers plus de neutralité, ce qui me permet de ne pas trop m’afficher, de ne pas me mettre en avant.
Quels matériaux avez-vous utilisés ?
Production conçue sur feuille blanche 36 x 48 cm. Crayon de papier HB. Peinture aquarelle, crayons de couleur.
Que ressentez-vous en regardant votre production ?
Je regarde ma production. Je me sens un peu loin dans le temps et vaseuse. Ça doit être l’eau ! Pourtant je me sens bien dans le présent et dans l’instant.
Les angoisses, ne sont pas trop présentes, mais peut-être aussi que j’évite de trop les écouter.
On dit aussi que pleurer fait du bien. Mais, je sais que rire fait du bien, et là j’ai envie de rire !
