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Confection de boules de Noël.
Mon idée pour cet atelier, en ce mardi après-midi du 8 décembre, était de confectionner des boules de Noël afin que les personnes puissent les ramener chez elles.
Dans le groupe beaucoup de personnes vont se retrouver seules à Noël. Pourquoi ne pas ramener un peu de couleur chez elles ?
Dans le matériel de l’année dernière il me restait des boules transparentes. J’en ai rajouté un petit peu et cela m’a permis de pouvoir mettre en place cet atelier.
Nous étions 8 autour des tables + Moi. J’avais positionné celles-ci en un grand carré ce qui permettait de respecter les gestes barrières et l’espace. Évidemment sans oublier les masques, et le lavage des mains !
Une fois les tables installées, j’ai sorti tout mon matériel : des plumes blanches, les boules de couleurs, de la peinture, de la colle, des paillettes, des cristaux blancs, les petites feuilles d’arbre aux dégradés de couleur d’automne etc. Il y avait de quoi remplir toutes ses boules.
Tout le monde était impatient de commencer après mon explication. Je n’avais pas besoin de mettre un fond de musique car l’ambiance était très bien installée autour des tables. Nous avons échanger sur des sujets plus sérieux qui touchent plus.
Par exemple, certaines personnes ont abordé cette solitude pendant les fêtes, la perte d’un travail. Ou encore le sujet concernant la continuité des ateliers pendant les fêtes.
De mon côté je les ai rassurées que j’allais continuer. Il m’est difficile de m’arrêter et ceci encore plus pendant cette crise sanitaire qui est très difficile à vivre pour des personnes.
Avec le responsable des ateliers, M. et moi-même nous allons mettre un planning, avec dedans une séance de cinéma. Peut-être aussi un après-midi jeux en bois. Ou encore un après-midi danse avec un gouté. Également un après-midi théâtre et pour terminer les arts plastiques. Tout cela est en pourparler.
A ce moment-là j’ai senti les personnes plus rassurées. Ce lien avec cette association qui pour eux était si important n’allait pas s’interrompre. Les points d’interrogation qui étaient dans leur tête avaient une réponse.
Les échanges étaient présents et les boules prenaient petit à petit leurs couleurs. De mon côté, je passais voir les personnes une par une pour voir si elles avaient besoin d’aide, car c’est à ce moment-là qu’elles se confient par moment à voix basse et ça je le respecte ce moment à chaque fois pour chacune des personnes. Finalement l’atelier se faisait tout seul. Les personnes l’appréciaient et l’exprimaient.
Cette confection de boules était la bienvenue. Toutes les personnes avaient leurs idées et leur boule serait déposée chez eux. Pour une personne cette boule sera mise dans la chambre. Pour une autre elle serait déposée près d’une bougie ou encore accrochée au sapin.
Cette décoration de Noël était à peine finie qu’elle avait déjà trouvé sa place. En plus elle serait unique.
C’est ainsi que l’atelier s’est terminé dans la douceur, dans les couleurs et dans la détente.
Comme d’habitude nous avons rangé, nettoyé et nous avons terminé par un goûter tous ensemble. nous avons pu ainsi échanger sur les prochains ateliers. Les personnes sont donc reparties avec leur décoration. Le merci était dans les regards et attitudes. Quoi demander de plus ? rien 🙂
BMP – Le doute
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“Le doute”. Collage réalisé avec des épluchures de courge, de clémentine, de citrouille et de crayon.
Il n’y a pas longtemps, j’ai écouté une vidéo qui m’avait beaucoup plu, car les explications données allaient dans un mouvement positif et pour moi le positif est une nourriture forte et saine pour notre cerveau.
Je souhaitais mettre ce mouvement en œuvre aujourd’hui, grâce à une production sur le « doute », car le doute est bien présent dans mon cerveau. Le doute permet ou oblige à revenir sur notre façon de voir, de percevoir et cela peut aller jusqu’à changer certaines décisions. Pour moi, ceci est toujours source d’angoisse et peut aller jusqu’à me faire perdre la tête. Le doute me renvoie à la fragilité. C’est ce que je veux exprimer dans ce travail, transformer ce qui le fait mal en une production colorée, apaisante mais aussi plus détendue. Du positif !
Voici le lien de la vidéo :
Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre collage ?
Dans cette production, je souhaitais rester sur les couleurs d’automne et de les trouver avec les épluchures de fruits. Ces couleurs étaient sur une citrouille, sur les clémentines, sur la courge et aussi avec les copeaux de crayons. Les divers tons étaient à ma disposition, il me fallait trouver une forme à mettre sur ma feuille.
J’avais en moi, l’image d’une femme, avec le visage baissé, visage accompagné de cette expression de tristesse. Quand le doute s’installe, on est triste, car on ne sait pas vraiment ce que l’on veut et ce que l’on souhaite. C’est comme un yoyo dans notre cerveau, on n’est pas stable sur nos deux pieds…
Je devais retranscrire la fragilité et là c’est l’image d’un petit papillon qui est venue, car dans ma tête, il y avait ce lien : voler, être libre. Or quand le doute est là, on est comme enchaîné, dans un espèce de filet ou la sortie ne nous paraît pas possible et la liberté n’est pas possible. Alors que non c’est encore dans notre tête ceci !
Une fois mes idées mises à plat et dessinées sur ma feuille, je suis passée à l’étape de déposer les couleurs sur mon ébauche, pour transformer mon collage en une production qui pourrait nous faire oublier le sujet du début de ma production. Je comptais que les épluchures m’aideraient à faire cela.
J’ai donc commencé par le collage, avec les épluchures des couleurs de la courge, des clémentines, de la citrouille et des copeaux de crayon. Même pour les cheveux, j’ai pris tout cela, en rajoutant une touche de peinture aquarelle. J’ai fini mon esquisse au crayon à papier. Les quelques finitions qui restaient ont été faites aux crayons de couleur.
Quels matériaux avez-vous utilisés ?
Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm. Crayon de papier HB, peinture aquarelle. Épluchure de légumes, crayons de couleur, colle.
Que ressentez-vous en regardant votre production ?
Je regarde ma production et, dans ma tête, un bien-être est présent. Le doute est beaucoup moins fort, et l’odeur des clémentines est présente, ce qui est fort agréable.
