BMP – Une danseuse

BMP – Une danseuse
C’est une inspiration qui m’est venue en voyant le vin couler. Je voulais essayer de peindre avec la couleur de la robe de ce vin, en rajoutant peut-être un peu de peinture aquarelle du même ton.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

C’est la première fois que j’utilise du vin à la place de la peinture classique. Je me demandais si j’arriverais à faire apparaître des dégradés.
C’est le mouvement du vin qui coule qui a provoqué l’idée de la danseuse. Légèreté et élégance. Cet ensemble qui me donnerait des ailes pour faire danser encore plus mon pinceau.
C’était aussi une autre façon d’intégrer cette couleur rouge, couleur qui reste très présente en moi par moment, mais là je vais l’intégrer à quelque chose de plus aérien, de moins violent.
Une fois mon esquisse terminée, j’ai commencé par déposer une petite goutte de vin rouge, pour voir si je pouvais essayer de faire apparaître des dégradés. Sur le coup, je n’ai pas trouvé la bonne méthode pour cela, mais je vais continuer à travailler cette matière nouvelle. Rien qu’à déposer ce vin sur ma feuille, sous mon pinceau je sentais la légèreté, même parfois je me demandais si j’avais bien déposé la couleur du vin sur ma feuille.
J’ai continué à recouvrir mon esquisse avec ce vin rouge, en rajoutant une pointe de peinture aquarelle de couleur rouge. Mais vraiment une goutte en mélangeant avec un peu d’eau, je pouvais faire paraître un léger dégradé sur ma production.
C’est ainsi que ma découverte a pris forme et place sur ma feuille. Ce premier essai est un peu comme une mise en bouche et j’irai certainement plus loin avec ce liquide.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Production conçue sur feuille blanche 36 x 48 cm. Crayon à papier HB, peinture aquarelle de couleur rouge, et du vin rouge.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

J’ai aimé m’essayer à cette découverte avec ce vin rouge. Il y avait l’odeur qui stimulait mes narines. Cette couleur, la couleur du vin, n’a rien à voir avec la couleur rouge de mes aquarelles, qui me permet de faire apparaître cette légère violence quand j’en ai besoin pour mes créations. La couleur du vin est plus apaisante et dans ma tête la violence n’apparaît pas.

BD – Atelier d’arts plastiques à la Table de Jeanne-Marie – Pyrogravure

BD – Atelier d’arts plastiques à la Table de Jeanne-Marie – Pyrogravure
Atelier d’arts plastiques en ce mardi 29 Janvier 2021 à La Table de Jeanne-Marie.
Avec les personnes, autour des tables, nous avons continué l’atelier que nous avions commencé vendredi dernier : la pyrogravure.
En cette deuxième séance les personnes ont savouré un peu plus cet instant de partage et de cette découverte qui au début ont été légèrement délicats. Mais avec de l’accompagnement, un peu de patience, un peu plus de vouloir et un peu plus de se laisser-aller dans une nouvelle découverte peut, par moment, faire des miracles. Toutes ces situations sont d’une grande aide.
Mais une fois que toutes les personnes ont eu compris comment bien tenir le pyrograveur ça a été tout seul, au point que d’autres souhaitaient faire une deuxième production.
Plusieurs sujets de conversation sont apparus, ce qui a permis d’ouvrir un vrai débat d’échange plus approfondi par rapport à l’atelier du mardi.
Comme le vendredi le groupe est plus petit cela a permis à des personnes de pouvoir prendre la parole.
C’est pour cela que nous avons organisé, le vendredi, un atelier plus restreint, afin de permettre aux personnes les plus timides, les plus discrètes ou autres à pouvoir s’ouvrir aux autres avec plus de sécurité.
Il ne faut pas perdre de vue que dans cette association beaucoup de personnes sont traumatisées et ont un suivi psychiatrique quand il est possible d’en mettre un en place. Une situation compliquée car le manque de place chez un spécialiste est important ou alors ce sont les personnes qui ne le veulent pas.
C’est ainsi que petit à petit les productions ont été recouvertes de leur manteau de couleur. Toujours aussi coloré.
Concernant ce deuxième atelier les personnes se sont senties plus à l’aise.
Comme d’habitude nous avons tout rangé ensemble. Puis nous avons pris du temps pour échanger sur ce qu’a apporté cet atelier aux uns aux autres, les difficultés… C’est important pour moi, car cela me permet de revoir éventuellement les ateliers et les thèmes. Nous avons échangé sur les futurs et nouveaux thèmes.
Une fois que le groupe de français a eu terminé son atelier, nous nous sommes tous retrouvés pour partager un goûter bien copieux sans oublier les gestes barrières etc.