BMP – Travail sur les émotions :  L’aversion : émotion légère

Sentiment qui fait qu’on se détourne d’une personne : haine, antipathie. Le peuple l’avait en aversion. Prendre quelqu’un en aversion. Inspirer à quelqu’un de l’aversion pour un autre.
En parlant des choses, répugnance extrême. Aversion pour le travail.
Etymologie : Aversio, de a, désignant éloignement, et vertere, tourner (voy.) : mot à mot, détournement.

L’aversion, est un mot qui ne fait pas partie de mon vocabulaire. Quand j’en ai lu la définition, je me suis rendue compte que l’aversion me parle. Ce qui est alors venu en moi, ce sont les mots : rejeter, renier et aussi colère, nausée, envie de vomir. Je me disais si j’ai de l’aversion envers une personne c’est que je ne la supporte pas, qu’elle m’insupporte. J’ai du mal à ressentir cela dans ma tête.
Ce mot répugnant qui est donné dans la définition, je le mettrais avec le mots visqueux, gluant et nauséabond.
Cette émotion je la mettrais également avec les mots : « stop on ne bouge plus, ne t’approche pas, plus loin. Ne viens plus m’ennuyer, j’ai besoin d’espace », créer un espace entre cette personne et moi, lui interdire de s’approcher.
Pour moi ce mot aversion n’a rien ni de gentil ni d’aidant pour une personne et envers une personne. Je trouve même qu’il fait mal, et qu’il est blessant.
J’ai eu du mal à en comprendre le sens la première fois. Du coup j’ai voulu aussi connaître le contraire de cette émotion. J’ai trouvé les mots :  affection, aimant, amitié, désir, attachement. J’avais besoin de ne pas retenir simplement que le mauvais côté, je voulais en connaître sa globalité.
Quand je coupe cette émotion l’aversion, je perçois le mot « version » ce qui m’a tout de suite angoissée, je ne sais pas pourquoi mon attention a repéré ce mot. Je sais juste que dans ma tête j’avais du mal à rassembler mes mots et mes idées. Mais ce mot « version » me fait penser, à dire, s’expliquer, se justifiée etc. pour éviter d’être coupable.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Donc pour concevoir mon esquisse, pour représenter cette émotion dans un dessin, j’ai retenu les mots : « stop ne t’avance pas plus de moi, je te rejette, je te renie” et cette envie de vomir.
Mais dans ma tête je me disais que c’est terrible d’avoir une telle attitude, c’est à la limite rabaisser une personne dans l’image qu’elle peut nous faire connaître d’elle.
Mais je me dis que si nous ressentons ce mot aversion, c’est qu’il y a eu un problème, et que peut-être en parler avec la personne serait nécessaire.
J’ai donc commencé par dessiner en premier plan ce visage qui vomit, qui se sent peut-être mal devant une personne car sa compagnie la dérange. Je ne veux pas revenir sur le passé mais cela pourrait aussi représenter le mot sperme dans la bouche.
Puis j’ai ensuite dessiné les deux mains, pour faire comprendre la situation : « stop ne vas pas plus loin, reste loin de moi”.
J’ai regardé dans la roue des émotions pour observer si l’aversion s’exprimait dans une couleur et effectivement elle y était présente, ainsi que le mot dégoût et donc je m’en suis servie pour concevoir le début du manteau de mon esquisse. Pour le reste, je trouvais également que la couleur grise en dégradé aux divers crayons de papiers étaient bienvenue.
Dans ma tête finir le manteau de mon esquisse ainsi me parlait bien, car en ce qui me concerne cette émotion n’apporte pas quelque chose de véritablement positif.

Matériaux utilisés :

Dessin sur feuille de format de 50 x 70 cm à grain fin. Aquarelle, crayon papier HB, 2B, 3B

Que ressentez-vous face à ce dessin ?

En observant mon dessin, je ne me sens pas à l’aise, et c’est l’expression : « attitude déplacée envers l’autre » qui me perturbe. Après c’est à nous de ne pas mettre cette émotion en place, en action. Comme une moralité qui était présente !

BMP – Emotions – 1-L’intérêt


Pour moi cette émotion l’intérêt est importante, c’est comme un pilier, qui permettrait au mot de « comprendre » de surgir petit à petit en passant avant par les différentes étapes, qui sont :
1 – s’intéresser à quelque chose
2 – réfléchir pour pouvoir travailler sur le fonctionnement
3 – comprendre une situation
Et tout cela permet d’avancer mais aussi d’évoluer.
Je mettrais cette émotion l’intérêt avec les mots : découvrir, curiosité, observer, apprendre, voyager.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Je me suis dit : ne perds pas de vue ces deux mots fonctionnement et comprendre.
• J’ai commencé par dessiner ce visage qui représente la personne qui a compris une chose, un événement.
• J’ai ensuite agrandi mon esquisse en faisant apparaître ce petit bonhomme avec sa loupe, qui cherche à travailler sur le fonctionnement, il observe pour voir ce qui se passe pour agrandir ses réflexions et sa recherche, pour travailler dessus.
• J’ai mis à plat sur ma feuille ce mot « intéressé » en reproduisant cette espèce de spot qui bouge dans tous les sens, situé dans l’œil qui repère une situation. Celui-ci a été attiré par quelque chose, il a été captivé, il est intéressé, par une couleur ou une forme par exemple.
Pour concevoir le manteau de mon esquisse, je me suis servie des couleurs « intérêt » de la roue des émotions de Plutchik.
Je devais m’approcher au maximum de cette échelle ce qui n’a pas été pas facile pour moi. Mais je devais faire au mieux. Même si j’ai du mal, je trouve cette roue rassurante, mais j’en oublie vite les couleurs, mon cerveau ne retient pas encore suffisamment, je dois donc revenir régulièrement dessus.
Parfois je vois cette palette bouger dans tous les sens.
Par moment je crois que c’est du orange alors que c’est du rouge.
Mais je vais y arriver petit à petit.

Matériaux utilisés :

Dessin sur feuille de format de 50 x 70 cm à grain fin. Peinture aquarelle, finition crayons de couleurs.

Qu’avez-vous ressenti ?

• Au début je me suis perdue dans les étapes de cette première émotion, j’avais tendance à me mélanger les pieds. Je voulais comprendre avant et être intéresser.
• C’était important pour moi de bien comprendre cette émotion je devais la consolider et ne plus l’appeler « mot ».
• Je me faisais cette réflexion, quand je ne comprends pas tout de suite, je râle, mais qu’ensuite c’est un vrai bonheur d’apprendre et de mieux comprendre.
• J’avais cette angoisse de ne pas bien réussir ma couleur, surtout que je trouvais celle-ci agréable. Je me montre sévère, comme un interdit de faire parler ce mot échec !
• Par moment je ne reconnaissais pas mes gestes. Je les trouvaient lourds dans mes mains.
• Par moment je me suis sentie honteuse.
• Je me suis sentie intriguée devant mon dessin ce qui m’a déstabilisée.
• Par moment je n’arrivais pas à réfléchir, je me sentais dans le noir dans ma tête.
• Je me suis perdue dans ma tête, je trouvais celle-ci trop grande.
• J’ai ressenti de fortes angoisses, cette impression de ne pas toujours comprendre, alors que ce mot il me semblait justement l’avoir mieux compris.
• J’ai eu quelques moments ou je me suis perdue dans mon dessin, mais rien de très grave, même si cela me paraissait long.
• J ‘ai eu ce mot curiosité qui me taquinait, mais j’aimais bien.
• Je ne me rappelle pas d’avoir eu de grosses dissociations.

Que ressentez-vous face à ce dessin ?

En regardant mon dessin, c’est le mot épuré qui me vient en tête, et je trouve les couleurs chaudes. Le fait d’avoir mis une forme dans les étapes de cette émotion intérêt, m’a permis de mieux comprendre. Je dois juste ne pas m’emêler les pédales et tout mettre à l’envers.