Livre – Border line – « Je tu(e) il »

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« Je tu(e) il »
par Michel Cautaerts
Date de parution 20/01/2010
Editeur De Boeck
Collection Carrefour des psychothérapies
ISBN 978-2-8041-1568-5
EAN 9782804115685
Format Poche
Présentation Broché
Nb. de pages 460
pages Poids 0.73 Kg
Dimensions 16,0 cm × 24,0 cm × 2,5 cm


Résumé

La perversion étonne, trouble, inquiète, fascine, blesse et parfois tue. Mis en sa présence, on n’en croit pas ses yeux ni ses oreilles. Forte est la tentation, pour l’entourage des victimes comme pour les professionnels (médecins, psychothérapeutes, juristes, enseignants…), de minimiser sa dangerosité et de banaliser ses conséquences.

Pour décrire la perversion, il faut en saisir l’origine, située dans la petite enfance, la replacer dans le contexte du développement et la comprendre comme une défense contre la psychose.
L’auteur examine les perversions à la lumière des théories de S. Freud, O. Kernberg, M. Mahler, D. Anzieu, R. Roussillon, mais aussi de C.G. Jung et P. Solié. Il décrit non seulement les avant-plans mais aussi les arrière-plans inconscients à l’oeuvre dans ces pathologies.

Cet ouvrage – Border line – « Je tu(e) il » – précise divers angles menant à la compréhension en profondeur des perversions, leurs formations, leurs conséquences et les traitements, tant des pervers que de leurs victimes. L’ouvrage est destiné non seulement aux spécialistes mais aussi aux personnes cultivées confrontées à ce que l’on peut considérer comme la peste du XXIe siècle.


Au sujet de l’auteur

Michel Cautaerts est médecin psychiatre, psychanalyste et membre didacticien de la Société belge de psychologie analytique dont il a été président. Chercheur, clinicien et conférencier, il propose dans cet ouvrage trente ans d’expérience de psychanalyse, de thérapies de couple, de rencontres avec les familles et les groupes de lectures ou de pratiques des arts. Il organise régulièrement des formations à la psychanalyse et aux théories de C.G. Jung. Il a publié, en 1999, Couples des dieux, couples des hommes aux éditions De Boeck Université.

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Art-Thérapie – Line, 42 ans : « J’ai pris soin de moi grâce à mon double d’argile »

Art-Thérapie – Line, 42 ans : « J’ai pris soin de moi grâce à mon double d’argile »
décembre 1998
« Je me suis intéressée à l’art-thérapie suite à un traitement que j’ai suivi pour guérir d’un cancer du sein. Durant ma convalescence, dans l’espoir d’expulser définitivement la tristesse qui m’habitait, j’ai fréquenté un stage de thérapie par le modelage. J’ai vécu mon expérience la plus forte lorsqu’il m’a été demandé de façonner dans l’argile, les yeux bandés, un personnage me représentant. Le résultat final m’a horrifiée et m’a fait fondre en larmes. Maigre, le corps marqué de trous, la tête partagée en deux, cette représentation sentait les métastases et la souffrance. J’étais persuadée que cela présageait une mort prochaine. L’art-thérapeute m’a alors écoutée vider toutes les peurs que j’avais accumulées en moi.
Sa recommandation ? “Mets cette statue dans un chiffon mouillé et emmène-la chez toi pour lui donner l’allure que tu souhaites.” J’ai ainsi retravaillé durant six semaines. A mon rythme, j’ai bouché les trous, lissé les surfaces… Masser cette poupée de terre était une façon détournée de prendre soin de moi. Mais le plus agréable à mes yeux était cette joie qui me gagnait au fur et à mesure du rétablissement de mon personnage, de ce prolongement de moi. »

Indication

Evidemment, l’art-thérapie est particulièrement indiquée pour les enfants chez lesquels l’introspection est souvent difficile, comme pour les adolescents, souvent réfractaires à l’approche psychothérapeutique classique. Chez les adultes, outre le fait qu’elle permette dans tous les cas d’accéder à une meilleure connaissance de soi, la méthode se révèle très bénéfique pour les personnes éprouvant des difficultés à fouiller leur problématique par la parole ou qui, au contraire, parlent facilement d’eux sans jamais progresser.
L’art-thérapie donne aussi d’excellents résultats avec les grands malades qui expriment alors leurs douleurs, avec les toxicomanes, les détenus ou les marginaux pour qui la création d’une œuvre induit une revalorisation d’eux-mêmes, mais aussi les personnes âgées dont la création répond, entre autres, à un besoin de reconstruction par la rétrospective de leur vie avant de mourir.

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Salima

Salima, 32 ans, souhaite renouer avec ses émotions et sa créativité. Ariane Walker, thérapeute, l’y a aidé (Atelier Le fil d’Ariane. Rens. : 01.48.59.44.98.)

Première séance :

« Il y a six pièces, explique Salima, et on est six enfants… — Moi, j’en compte sept, répond la thérapeute, il y a celle où tu as signé. — C’est vrai. Nous étions sept. Un frère est mort avant ma naissance. On ne parle jamais de lui… »

Deuxième séance :

Salima décrit ce dessin comme un visage alors qu’il est fragmenté, en vrac. Un trait noir et épais entoure chaque élément mais ne contient ni ne délimite aucun visage.

Troisième séance :

« C’est le mal/mâle qui pleure », commente Salima. Une structuration du visage apparaît mais toujours pas de contenant. Les émotions surgissent. « Mon père ne voulait pas qu’on pleure, il nous a élevées comme des garçons. »

Sixième et dernière séance :

Pour la première fois, le visage se reconstruit. Le trait, allégé, le contient et le limite en le rattachant, d’un seul geste, à une ébauche de corps. « Je suis endormie, il faut que je me réveille », dira-t-elle.

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