BMP – Défi n° 6 – Choisir un mot : observer

BMP – Défi n° 6 – Choisir un mot

Bonjour à tous 🥰
Nous sommes de plus en plus nombreux sur le groupe Aux arts etc… C’est un vrai bonheur de voir vos publications chaque semaine 👏.
Pour ce sixième défi, je vous propose de choisir un mot. Ce peut-être un mot qui vous tient à cœur, que vous aimez pour ces sonorités ou tout au contraire que vous détestez, qui correspond à ce que vous ressentez en ce moment, qui vous fait vibrer.
Dans un premier temps, sur une feuille à part, déployez ce mot. Écrivez tout ce qui vous vient à l’esprit à son sujet. Laissez-vous aller. Exprimez-le, comme on peut le faire d’un citron.
Ensuite, vous avez comme d’habitude le choix des arts pour exprimer ce qu’il vous inspire : écriture, photographie, dessin, peinture, collage, gravure, vidéo, chanson…
Vous avez jusqu’au mardi 28 à minuit pour poster vos créations. 🥳
Merci de respecter autant que possible le thème.

Quel mot ? J’en avais tellement dans ma tête qui faisaient la queue pour sortir que je ne savais pas que choisir.
Mais avant tout, je souhaitais revenir à l’amertume du citron. J’avais trop envie de dessiner des citrons pour accompagner les mots. De plus les citrons j’en raffole, que cela soit pur directement dans la bouche, accompagné d’un peu de sucre ou bien encore mélangé avec mon eau, pour remplacer le sirop que je trouve trop sucré. Pour finir j’apprécie son côté et son odeur. De plus, le citron a des effets de vertus pour la santé.
Pour revenir à ce 6ème défi, j’ai donc décidé de choisir le mot Observer.
C’est ce qui m’est venu immédiatement, même si ensuite le mot entraide était là lui aussi. En effet je trouvais que ces deux mots reflètent bien la situation actuelle que nous vivons tous et toutes ensemble.
Observer car en ce qui me concerne c’est ce que je vais faire encore plus que d’habitude dans les mois à venir.

Alors l’observation pour moi, c’est quoi ?

Je pense qu’observer et ne pas agir, c’est par moment une attitude sage.
C’est comme une méthode de “recherche” avec laquelle on observe, on écoute simplement ce que les gens autour de nous, font et disent.
Je pense aussi qu’en faisant cela, on apprend beaucoup, et cela évite de porter un jugement trop hâtif.
Être dans l’observation, nous permet de prêter attention au comportement et à la gestuelle des personnes. Il est intéressant de voir comment les gens réagissent dans certaines situations, quel comportement elles adoptent, etc. Cela peut nous aider à comprendre un peu une personne et parfois nous aider à nous remettre en question.
Par moment je me dis que l’observation peut aider dans les échanges : ils seront plus dans le constructif et dans un état d’apaisement.
Oui j’observe, et c’est une vraie sagesse. Ce qui me permet également de tourner sept fois ma langue dans ma bouche avant de dire une ânerie.
Mais il y a une observation qui est malsaine, agressive et il faut vraiment y faire attention. Je dirais aussi que cette mauvaise observation, qui donne comme une main mise sur l’autre, peut obliger quelqu’un à dépasser ses limites et à se mettre en danger, donc c’est important d’y prendre garde. C’est pour cela aussi que je dirai qu’il y a plusieurs sortes d’observations, une qui serait plus passive : regarder, écouter, pour comprendre et une plus active qui peut faire du mal.
Pour mon travail, je vais garder le côté bienveillant de l’observation.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Je voulais pour faire apparaître cela, dessiner un visage, et de remplacer son l’œil par un corps allongé. Ceci permettant de montrer que j’observe dans le silence mais dans une attitude positive, mais discrète pour ne pas perturber.
Pour les couleurs, je souhaitais des couleurs très neutres. Pour rester dans la discrétion du fait d’observer sans déranger ou blesser ni agresser.
J’ai donc juste souligné un peu plus les parties du nez de la bouche et de ce corps qui est en position d’observation à la place de l’œil.
Pour le fond de mon dessin, du jaune et de l’orangé, pour montrer que l’entourage est beau.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm
Crayons graphic 7B,3B. Peinture aquarelle.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

Je regarde ma production et je me demande comment observer la suite de cette crise sanitaire sans trop d’angoisses pour la suite. Alors observer et garder le positif de ce qui tu ressens comme bon autour de toi.

BMP – Défi n° 5 – Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?

BMP – Défi n° 5 – Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?

Objets inanimés, avez-vous donc une âme
Qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ?

Alphonse de LAMARTINE, 1790 – 1869, Milly ou la terre natale


Pour ce 5ème défi, je vous propose de vous intéresser aux objets qui vous entourent et peuplent votre quotidien de confinés.
A quel(s) objets êtes-vous attachés ? Que disent-ils de vous ? Quelles histoires racontent-ils ? Quels souvenirs vous évoquent-ils ? Quel rapport entretenez-vous avec eux ? Ordre, désordre ? Et si les objets pouvaient parler, que diraient-ils ? Et s’ils se transformaient ?

Cadavre exquis, nature morte, ready made, sculpture, peinture, dessin, collage, récit, poésie, chanson, photo, photomontage… comme d’habitude, toutes les médiations sont les bienvenues.


Après réflexion, j’ai choisi de dessiner, un pinceau, un crayon, un verre, un taille-crayon, un cahier le « pense bête ».
Ce sont des objets qui pour moi, sont importants et qui m’accompagnent chaque jour. Ils peuplent mon quotidien.
Ce sont des objets qui font partie de mon bien-être et qui prennent place tous les jours dans la pièce principale, ils sont là pas toujours rangés, mais ils restent toujours dans mon coin dessin sur la table blanche rectangulaire.
Ces objets m’aident à mettre en valeur sur une feuille, des formes, une histoire, un instant présent. Je rajouterai que le pinceau a une âme, qui se montre dès qu’il se met en mouvement, quand il prend son envol sur ma feuille et quand il se met à faire danser les couleurs. Il donne la vie.
Si les objets pouvaient parler ils me diraient de ne pas les laisser sur le côté, qu’ils sont des chefs d’orchestre pour faire apparaître des nouvelles naissances. Un peu comme une équipe. Pour le pinceau, j’écrirais que c’est une longue histoire qui est née.
Maintenant comment je pourrai mettre en valeur ces matériaux ?
J’avais cette idée de jouer avec les ombres, mais aussi j’avais en tête l’image d’une sorte de nature morte, qui je trouve, apporte dans une composition une beauté à part. C’est le côté sans couleur qui me plaisait et qui m’attirait fortement en ce jour.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Même si je voulais jouer avec les ombres, un peu en 3D ce n’était pas suffisant. Je devais trouver un petit truc en plus.
En attendant que le petit “truc” se déclenche dans ma tête, j’ai dessiné les premiers objets : le verre, le taille crayon, le cahier. Puis le pinceau et puis un stylo.
Ce n’est qu’après avoir posé mon esquisse sur le chevalet et l’avoir observée de loin que mon idée a pris forme.
Pourquoi est-ce que je ne dessinerai pas cette petite déformation, une réfraction que l’on peut voir quand une forme est dans l’eau. J’apporterais cette impression que mon pinceau est coupé en deux, comme mon crayon.
Maintenant mon idée était bien présente, je devais finir de la dessiner sur ma feuille.
Puis je suis passée aux couleurs.
J’ai commencé en mettant mes couleurs sur le verre, et en faisant apparaître cet effet d’optique, cette réfraction. Comme je ne le percevais pas trop sur ma feuille, j’ai pris le dessin en photo pour le reprendre si nécessaire. J’avançais à petits pas, mais cela me semblait bien, j’ai donc continué ma création en mettant des couleurs et des nuances sur le cahier et j’ai terminé par le taille-crayon. En jouant avec les dégradés de gris et les ombres.
Ma « nature morte » était là sur ma feuille enfin pour moi, avec juste une petite pointe de couleur légère.
C’était une première, de faire apparaître une composition de cette façon. Même si je n’étais pas sûre de moi, j’ai passé un bon nomment avec mes crayons et avec mon idée.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm. Crayon de papier HB, 3B, 6B, feutre noir et de couleur, rouge, orange.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

Mon éternelle question est là. Suis-je dans le défi demandé ? Pour moi oui, mais c’est un tout petit oui, un peu timide.
Mais je ne regrette pas d’avoir essayé, et d’avoir passé un moment de détente à dessiner. J’en ai besoin.