BD – Peinture au sable

Un ennui total dans ma chambre, ambiance agitée partout des cris des pleurs j’aime pas ça. Ça me rappelle que j’étais en psychiatrie.

Alors j’ai pris mon MP3 et je me suis mise au dessin dans ma chambre. J’avais acheté depuis un moment dans mon magasin que j’aime beaucoup quelques petites choses nouvelles que je voulais essayer mais je n’avais pas eu l’occasion de le faire.

Pour réaliser ce dessin, il faut une feuille blanche granuleuse, un tampon de peinture noire, du sable de couleur noir foncé, de la colle exprès pour faire tenir le sable, un pochoir, et un pastel noir.

J’ai tout fait au hasard je voulais juste découvrir et voir ce que cela pouvait donner.

J’ai pris le pochoir avec des formes rondes à trous, que j’ai posé sur la feuille blanche granuleuse, et j’ai passé dessus le tampon peinture toujours au hasard sur le pochoir. Une fois sèche, j’ai déposé de la colle toujours au hasard sans trop savoir où, je n’en avais aucune idée, j’ai ensuite versé dessus le sable de couleur, une fois terminé et sec j’ai passé dessus le pastel noir que j’ai ensuite frotté avec mon doigt un peu partout.

J’ai ensuite recommencé la même chose du début pour remettre des taches de sable encore plus grosses.

Je ne sais que quoi dire dessus sauf que de faire cela ce soir là m’a énormément excitée, énervée, je n’ai pas vraiment pris plaisir à le faire je pense que peut-être cela aurait été le lendemain mon ressenti aurait été différent, cela m’est déjà arrivée une situation comme cela.

BG-– Peinture-n°32-–-Peinture-au-sable

Intégration du Cycle de la Vie : thérapie des troubles de l’attachement, de la dissociation et du trauma

Trauma-et-résilienceCatherine Clément, Joanna Smith, Dorinda Bernardo
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Dans son travail thérapeutique avec les adultes, Peggy Pace a noté elle-même l’effet « désastreux » des carences affectives, négligences, traumatismes survenus avant l’âge de 2-3 ans. Reprenant l’hypothèse neuroscientifique selon laquelle un attachement sécure, qui permet de créer un sens de cohérence du soi chez le tout petit, va pouvoir se mettre en place à partir de la construction mutuelle pour le parent et l’enfant des récits autobiographiques de l’enfant (Cozolino 2002), elle propose au patient adulte de montrer à son moi nouveau-né le récit de sa vie et ce, lors de nombreuses répétition au cours desquelles il y aura progressivement intégration de son histoire, avec des changements notables dans sa vie d’adulte.

Pour reprendre la métaphore de la maison, aujourd’hui nous savons renforcer, voire donner des fondations, à des édifices qui en manquaient. La thérapie par intégration du Cycle de Vie, notamment le protocole de la naissance au présent, semble faire ce même travail : construire un attachement là où il manque. Il permet au patient de retrouver son récit de vie, de réaliser que l’histoire passée est réellement passée, qu’il n’est plus dans le temps du trauma. Il y aura, avec cette réalisation, la libération d’une énergie mentale et psychique au profit d’une bien meilleure efficience dans sa vie présente, avec une fenêtre de tolérance et de résolution face aux situations actuelles qui va s’élargir et une capacité à profiter des événements heureux de façon beaucoup plus pleine et consciente. C’est à travers une stimulation neuronale répétée que ces changements vont se faire, en regardant le « film » de sa vie un nombre de fois au cours des séances, que se développera la cohésion du soi.