BD – Atelier de décoration pour le plafond de la salle principale

D – Atelier de décoration pour le plafond de la salle principale
Atelier d’arts plastiques à l’association La Table de Jeanne-Marie.
Comme prévu en cet après-midi du mardi 22 septembre nous avons continué l’atelier de décoration pour le plafond de la salle principale.
Il y a eu un peu plus de monde que pour le premier atelier. J’ai pu observer que de nouvelles idées sont apparues.
Il y a aussi un autre souci : comme le virus et très violent en Indre-et-Loire la préfecture nous a donné l’ordre de prendre plus des mesures draconiennes pour la sécurité de tous.
Donc tout ce qui concerne les ateliers de l’après-midi, le petit déjeuner du matin et le déjeuner a été complètement bousculé.
Les personnes ont du mal pour certaines. Les personnes fragiles sont perturbées  par tout ce changement et ont du mal avec leurs repères et dans leurs habitudes. De ce fait on les sent plus angoissées.
Pour en revenir à l’atelier, nous avons donc installé une personne par table avec masque. Celles-ci, quand elle se déplacent dans la salle, doivent garder leur masque et c’est une situation pas toujours facile à faire comprendre. Nous essayons donc de le faire comprendre avec beaucoup de douceur, car il y a certaines personnes qui deviennent vite agressives voir violentes. Mais nous arrivons pour l’instant à gérer avec beaucoup diplomatie.
Une fois les personnes installées autour des tables nous avons sorti tout le matériel avec mon équipe, M et Q.


Avant de commencer cet atelier, j’ai montré beaucoup d’autres idées afin d’apporter plus de couleur à ce plafond de cette salle principale.
Cette décoration restera en place jusqu’à l’année prochaine. Ça sera à l’arrivée du printemps 2021 que je devrais trouver une autre idée avec les personnes. Celles-ci se sont mises vite en mouvement.
J’apprécie de mettre en place ce genre d’atelier car cela permet à toutes les personnes de faire travailler leur imagination. Ce qui reste encore fragile pendant les ateliers pour certaines d’entre elles.
Pour cet atelier, j’ai mis en place un peu de musique. Ce qui a permis aux personnes étrangères de découvrir les musiques françaises.
Dans ce groupe de cet après-midi il y avait des Français.e.s et des personnes étrangères et donc divers échanges se sont faits. Tout cela dans la langue française ce qui a permis aux personnes étrangères de travailler leur français dans une bonne ambiance et dans les couleurs.
Plusieurs nouvelles idées de formes sont apparues, des idées très colorées.
Certaines personnes, dans ce groupe, découvraient pour la première fois le mouvement du pinceau. Une situation où mon équipe et moi on se montrait observateurs afin de pouvoir bien les accompagner. C’est très important, ce qui permettra à la personne plus tard dans garder un bon souvenir et de ne pas avoir peur de la peinture ou autre.
Pour mettre en place la  décoration au niveau du plafond, les personnes pouvaient utiliser : le collage,  la peinture, les gros crayons feutre, les pastels. Il y avait de quoi découvrir avec tous ces médium.
Autour des tables on constatait que les personnes prenaient plaisir et prenaient leur temps. Mon équipe et moi c’est tout ce que l’on souhaitait.
C’est ainsi petit à petit que nous avons pu voir naître plusieurs formes et collages accompagnés de gaieté et de jolis tons dans les couleurs.
Comme d’habitude, à la fin de l’atelier nous avons rangé ensemble puis nous avons suspendu toutes les créations au plafond et nous avons terminé par un goûter.
Avant de partir nous avons échangé tous ensemble sur cet atelier qui a plu et qui a permis à des personnes à se détendre. Pour les personnes qui ont pris pour une première fois le pinceau elles ont été ravies et elles reviendront. Nous restons malgré tout vigilents avec mon équipe.

BMP – Une femme qui porte son bébé

BMP – Une femme qui porte son bébé
Je me suis mise trop rapidement au travail concernant le thème enfance sans avoir bien réfléchi, car je n’avais pas compris que cette production devait évoquer ma propre enfance, mais je continue quand même.
Je me disais que c’était important de terminer cette création. Celle-ci sera habillée et ne restera pas nue.
Le lien maternel se crée beaucoup dans le corps à corps entre la maman et son bébé. J’ai voulu retranscrire la force de ce lien en dessinant une femme qui porte son bébé.
Cette façon de faire de la maman qui porte son enfant dans le dos comme dans une espèce de cocon, je l’ai vue à l’association la TJM. La maman était africaine. Une situation qui m’avait marquée et qui m’avait étonnée, car moi, j’avais peur que le bébé tombe. La maman m’avait expliqué qu’en Afrique, les bébés sont portés sur le dos avec un pagne, qui ressemble à un morceau de tissu rectangulaire, que la mère place son bébé sur le dos, au creux des reins. Elle se penche en avant et recouvre le dos de l’enfant avec le pagne. Ensuite, elle en noue les extrémités au dessus de sa poitrine et sous ses seins.
Elle m’expliquait que la sensation était très agréable, aussi bien pour elle que pour son bébé, tout comme pour la sécurité de son enfant. Que cela avait rien à voir avec les portes bébés que nous connaissons en Europe. Elle disait aussi qu’elle pouvait porté son enfant assez longtemps ainsi quand il grandissait. Que c’était important pour ce ce lien avec la maman et le bébé. Une sécurité importante pour l’extérieur, mieux qu’une poussette, qu’elle trouvait très froide. A ça façon à elle, l’enfant restait  bien collé, blotti contre sa maman.
Voilà ce que je voulais exprimer : porter son bébé à l’africaine.
Pour moi c’est important de bien porter son enfant et de laisser la place aux sensations et aux émotions, car cela contribue au confort du l’enfant et de la maman.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Mon idée était d’exprimer à travers cette composition, ce que moi j’ai senti en observant cette maman, qui portait ainsi son bébé, ses regards envers son bébé, la place de ce bébé au creux de ses reins.
De même, je souhaitais retranscrire cette gaîté des couleurs des tissus que portait cette maman. Cela allait avec aussi avec sa posture à elle.
J’ai donc commencé à faire naître mon esquisse en me rappelant de tous ces évènements, mon observation… J’avais en moi l’image de cette maman et son bébé, ce qui m’a aidée à faire apparaître une production harmonieuse, mais aussi porteuse d’émotions.
Pour déposer les couleurs, là tout de suite, ce fut dans la direction du soleil, de la lumière, et la chaleur de cette chaleur qui donne envie de se blottir, des couleurs qui attirent.
Les finitions ont été faites par ci,  par là, aux feutres de couleurs à pointe fine, mais en aucun cas dans un mouvement carré et strict.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm. Crayon de papier HB, peinture aquarelle. Crayons de couleur.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

Je regarde ma production, et je me dis voilà, les couleurs sont là, mais aussi l’observation de la maman envers son bébé. L’amour ! Rien d’autre et c’est cela que j’ai pu voir concernant cette maman envers son bébé. Sans oublier la sécurité. Il y a des événements qui nous touchent et là ça a été le cas.