BMP – L’entraide

BMP – L'entraide
Une attitude que j’ai beaucoup observée dans les associations, pendant le confinement et même encore maintenant : s’aider les uns et les autres. Je l’ai aussi observée aussi pendant ces trois jours 27,28 et 29 novembre 2020 pendant lesquels j’ai participé à la collecte de la banque alimentaire. Les personnes donnaient même si ce n’était qu’une boite ; ils/elles donnaient y compris les personnes démunies. Par exemple, un monsieur avait acheté des gâteaux, avec son ticket restaurant, car il ne lui restait plus beaucoup de sous pour finir le mois.
L’entraide ce n’est pas donner de l’argent ; non c’est beaucoup plus profond et humain : c’est se lever, c’est se bouger, c’est donner de soi, partager, aider. Mais pour moi, c’est aussi aider en respectant la dignité des individus. Par moment je mettrais aussi les mots de fraternité, de solidarité avec l’entraide. C’est cela qui est enrichissant.
Je me dis que l’entraide peut nous aider à percevoir des situations autrement que dans le jugement. Cela peut nous permettre d’apprendre à être plus tolérant. C’est aussi être capable de recevoir et de donner et ce, sans attendre un résultat ou un merci. Les mercis, il me semble qu’on les perçoit dans les sourires, les mots gentils, une attitude, un geste. C’est bien plus que le banal “merci madame”.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Pour concrétiser mon esquisse, j’avais en tête de faire apparaître une composition avec des mains, deux mains qui se tiennent l’une à l’autre.
Je souhaitais aussi retranscrire le fait qu’une des mains rattrape l’autre : faire comprendre à l’autre que je suis là, que je désire l’écouter, l’aider, prendre du temps avec lui.
Pour les couleurs, j’en souhaitais des “vives » dans ma tête.
J’ai donc dessiné les deux mains, dont l’une est plus en avant, plus présente dans la forme pour montrer le fait que la personne est là pour l’autre.
Ensuite je suis passée aux couleurs et là, ces tons chauds et vifs, mais entre temps le jaune s’est fait entendre sur le moment présent. Tout comme un bleu légèrement dégradé qui nous ramène vers le calme et l’apaisement et cette écoute entre les deux personnes qui s’entraident.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm
Crayons graphic 6B, 3B. Peinture aquarelle.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

J’observe ma production, je ne me sens pas angoissée et j’apprécie encore plus cette situation d’entraide, tout comme la solidarité. Je suis persuadée que c’est très enrichissent. Pour cette collecte du week-end, je n’ai pas osé me lancer, l’endurance etc. Mais je l’ai fait car pour moi cela fait partie du bénévolat que je fais et puis cette collecte c’est une aide précieuse qui va aider beaucoup de personnes pendant cette crise sanitaire. Je ne le regrette pas.

BMP – Défi n°4 – De l’humour avant toute chose

BMP – Défi n°4 – De l’humour avant toute chose
Défi 4 : De l’humour avant toute chose

Étant donné que nous n’approchons pas vraiment de la fin de ce confinement, et que créer est toujours permis, continuons à prendre les arts.
« S’il est vrai que l’humour est la politesse du désespoir, s’il est vrai que le rire, sacrilège blasphématoire que les bigots de toutes les chapelles taxent de vulgarité et de mauvais goût, s’il est vrai que ce rire-là peut parfois désacraliser la bêtise, exorciser les chagrins véritables et fustiger les angoisses mortelles, alors, oui, on peut rire de tout, on doit rire de tout. De la guerre, de la misère et de la mort. »

Pierre Desproges. Tribunal des flagrants délires sur France Inter 29.09.1982

Vous l’aurez compris le thème de ce quatrième défi sera placé sous le signe de l’humour plus que jamais vital et nécessaire !
A vos arts !
Je me suis un peu amusée avec vos créations de la semaine dernière en les assemblant. J’ai mis du mouvement dans le mouvement. J’espère que vous ne m’en voudrez pas de ces collages et mariages.

Catherine Jubert.

Ma réaction a été : « Et bien dis-moi elle a fait fort Catherine pour ce défi ! » Je riais en moi-même, car je me disais, non elle ne nous aura pas, on va lui faire des belles surprises ! L’envie était toujours là et je devais trouver mon idée pour faire ma production. J’ai laissé passer la nuit et c’est dans mon lit, ce matin, que j’ai trouvé le fil conducteur pour faire naître ma création.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Avec les jeunes de l’association de la Table de Jeanne-Marie nous avons travaillé sur l’histoire du petit Prince. Mon idée était de me servir de celle-ci mais en la détournant à la façon de Béatrice sur le chemin de « l’humour”. Dans ce conte il y a ce passage où le Petit Prince demande à l’aviateur : « S’il te plaît, dessine-moi un mouton”.

https://www.youtube.com/watchv=JOWw5OaaZf8&ab_channel=FilmsActu

Mon idée était donc d’écrire comme une histoire :
J’ai dessiné une petite fille à la place du Petit Prince, qui se promène avec un très grand crayon plus grand qu’elle. Elle va demander à ce monsieur qui est un drôle de chercheur aux grandes seringues, de lui dessiner le vaccin contre le coronavirus. Elle va même lui demander d’inventer ce vaccin afin de tuer ce Coronavirus !
Un drôle de “luron” ce chercheur, il vient d’une autre planète, ça c’est sûr !
Je lui ai donné une forme de corps plus qu’intrigante, à la fois rigolote, un corps spécial avec comme organe, un taille-crayons, une grosse seringue, des espèces de pieds palmés, sans oublier les deux dents qui lui restent. Ce n’est pas pour rien que je l’ai surnommé : « le chercheur aux grandes seringues, car il n’emploie que cela… avec des doigts légèrement tordus. Un luron qui aurait tendance à nous faire courir très loin, si on le rencontrait !
La petite fille, elle, est toute menue avec des grandes chaussures, mais elle très forte. Elle a, avec elle, ce grand crayon très important qu’elle emporte partout durant son voyage.
Pour terminer mon esquisse, je devais donc faire apparaître ce coronavirus en colère.
Maintenant, allez savoir ce qui va se passer avec ce chercheur, au corps si spécial ?
Pour les couleurs, je voulais un mélange de tons divers, mais pas forcément trop rationnels. J’avais juste envie de couleurs gaies, qui apportent une touche de bonne humeur à ma composition. Puis c’est l’humour qui se fait entendre.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm. Peinture aquarelle, crayon à papier HB, feutres à pointes fines.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

En ce qui me concerne, je peux dire que je me suis amusée, en particulier pour imaginer le thème de mon esquisse.
Ce fut un vrai moment de détente.