BMP – Le doute

BMP – Le doute
“Le doute”. Collage réalisé avec des épluchures de courge, de clémentine, de citrouille et de crayon.
Il n’y a pas longtemps, j’ai écouté une vidéo qui m’avait beaucoup plu, car les explications données allaient dans un mouvement positif et pour moi le positif est une nourriture forte et saine pour notre cerveau.
Je souhaitais mettre ce mouvement en œuvre aujourd’hui, grâce à une production sur le « doute », car le doute est bien présent dans mon cerveau. Le doute permet ou oblige à revenir sur notre façon de voir, de percevoir et cela peut aller jusqu’à changer certaines décisions. Pour moi, ceci est toujours source d’angoisse et peut aller jusqu’à me faire perdre la tête. Le doute me renvoie à la fragilité. C’est ce que je veux exprimer dans ce travail, transformer ce qui le fait mal en une production colorée, apaisante mais aussi plus détendue. Du positif !
Voici le lien de la vidéo :

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre collage ?

Dans cette production, je souhaitais rester sur les couleurs d’automne et de les trouver avec les épluchures de fruits. Ces couleurs étaient sur une citrouille, sur les clémentines, sur la courge et aussi avec les copeaux de crayons. Les divers tons étaient à ma disposition, il me fallait trouver une forme à mettre sur ma feuille.
J’avais en moi, l’image d’une femme, avec le visage baissé, visage accompagné de cette expression de tristesse. Quand le doute s’installe, on est triste, car on ne sait pas vraiment ce que l’on veut et ce que l’on souhaite. C’est comme un yoyo dans notre cerveau, on n’est pas stable sur nos deux pieds…
Je devais retranscrire la fragilité et là c’est l’image d’un petit papillon qui est venue, car dans ma tête, il y avait ce lien : voler, être libre. Or quand le doute est là, on est comme enchaîné, dans un espèce de filet ou la sortie ne nous paraît pas possible et la liberté n’est pas possible. Alors que non c’est encore dans notre tête ceci !
Une fois mes idées mises à plat et dessinées sur ma feuille, je suis passée à l’étape de déposer les couleurs sur mon ébauche, pour transformer mon collage en une production qui pourrait nous faire oublier le sujet du début de ma production. Je comptais que les épluchures m’aideraient à faire cela.
J’ai donc commencé par le collage, avec les épluchures des couleurs de la courge, des clémentines, de la citrouille et des copeaux de crayon. Même pour les cheveux, j’ai pris tout cela, en rajoutant une touche de peinture aquarelle. J’ai fini mon esquisse au crayon à papier. Les quelques finitions qui restaient ont été faites aux crayons de couleur.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm. Crayon de papier HB, peinture aquarelle. Épluchure de légumes, crayons de couleur, colle.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

Je regarde ma production et, dans ma tête, un bien-être est présent. Le doute est beaucoup moins fort, et l’odeur des clémentines est présente, ce qui est fort agréable.

BMP – Expérimentation picturale

BMP – Expérimentation picturale
Vu le temps tristounet, la pluie, le froid, c’est le moment d’aller faire une autre découverte dans le milieu des couleurs et donc me mettre en mode « petite sorcière ».

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation votre création ?

Mon idée était de faire apparaître une production, avec comme ingrédients, de l’encre de Chine, du ketchup, du coulis de tomates et pour terminer une goutte de peinture aquarelle.
Un petit temps de réflexion et je me suis lancée, histoire de m’éclater, d’être un peu dans la folie.
Ma feuille devant moi, je commence par verser le coulis de tomates, que je mélange avec de l’eau pour rendre la couleur plus pâle. Avec mon pinceau je fais des petits motifs. Je rajoute ensuite de la couleur blanche aquarelle que je mélange tout de suite avec une goutte d’encre de Chine. Le tout en rajoutant pas mal d’eau à chaque fois dans les mélanges. Ensuite ça a été de la peinture aquarelle, d’abord du rouge, puis du violet et du blanc.
Plus j’avançais et plus ma production prenait une couleur bien claire. Mais je ne savais pas si j’appréciais vraiment ce clair. J’ai pourtant continué un peu. En fait j’ai rempli ma feuille de cette façon, mais en rajoutant en plus une goutte de ketchup par moment.
Ma production finie, je l’ai posée sur le chevalet et là, je me suis dit que je ne voulais pas une couleur aussi claire. Du moins ça me parlait ainsi dans ma tête, à cet instant présent.
Il me fallait quelque chose de plus pétant. Ma composition manquait de couleurs, elle ne vivait pas. Le tonus était absent ! Ce n’était pas possible !
Je me suis donc amusée, à reprendre les couleurs sur ma production, mais en en rajoutant d’autres comme un peu plus de noir d’encre de Chine, noir que j’ai mélangé avec du noir de la peinture aquarelle, sans oublier de faire ressortir mes petits motifs.
Puis j’ai ensuite rajouté une petite dose de vert et de jaune, que j’ai mélangée avec mes autres tons, toujours au pinceau.
J’ai parfois l’impression de percevoir une légère couleur de forêt quand les tons apparaissaient plus fortement de ma production. Mais cela ne restait pas. Mais j’appréciais.
Pour terminer j’ai mis une touche de couleur blanche. Mais pour moi ce n’était pas assez suffisant. Alors j’ai repris mon pinceau, pour pouvoir le repasser sur ma composition, pour en faire apparaître plus de formes, un peu comme des coulures. Il y avait des couleurs et du mouvement. Voilà ce que je voulais !

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm. Ketchup peinture aquarelle, encre noir de Chine.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

J’observe ma production, et je me dis, que l’on ne peut pas toujours tout maîtriser, comme là pour le mélange des tons. Ça ne se disputait plus dans ma tête, c’est le calme, un bon calme, dont je profite !