BMP – Dentelle de papier

BMP – Dentelle de papier
Un arbre, réalisé en découpe de papier.
C’est une découverte pour moi. Il y a longtemps que je souhaitais essayer, mais cela me semblait complexe et demandant beaucoup de minutie, donc beaucoup de concentration, ce qui parfois reste problématique pour moi. Comme je devais me faire hospitaliser pour au moins une semaine, je me suis dit que c’était le moment de me lancer. Je n’ai pris que cela avec moi, ainsi qu’un livre : « la thérapie de la dernière chance, une patiente et son psy qui témoignent), livre que je vous recommande.
Pour en revenir à cette découverte, celle-ci s’appelle : L’art du papier. Paper Cutting Old. La découpe de papier est une forme d’art magnifique et polyvalente qui a été appréciée depuis l’invention du papier il y a des milliers d’années. Voici deux liens pour en savoir plus sur cette découverte :

https://en.wikipedia.org/wiki/Papercutting

Cette réalisation demande, de la minutie, de la précision, de l’observation et de la patience.
Au cours de cette découverte, j’ai pu voir que l’on pouvait faire également apparaître ses propres motifs. Cela sera à explorer ultérieurement.
Pour cette première fois, j’ai choisi un arbre. Je n’ai pas choisi le plus simple mais j’aime bien la complication et je trouve que c’est aussi plus intéressant pour moi, que de commencer par du trop simple.
Le principe de base est qu’il faut tenir le cutter comme un stylo et couper toujours les points internes et les coins de votre forme en travaillant lentement et en essayant de maintenir une pression uniforme.
Il n’y a pas de manière définie d’aborder une coupe de papier, mais je trouve que la découpe des petites zones « médianes avant » est bien. Ensuite on peut continuer doucement pour découper le reste de la forme choisie. Il faut faire attention aux angles, car cela peut vite se déchirer. Quand cette phase est terminée, on peut choisir un papier de couleur pour l’arrière plan, donc utiliser quelques gouttes de colle.
C’est une première forme que je découpe ainsi, je la laisse donc nature et blanc sur un fond de papier noir que j’ai mis en dessous. J’ai l’impression d’avoir fait apparaître une dentelle, mais je vais essayer pour mon deuxième d’y incorporer de la peinture aquarelle, je réfléchis donc à la manière de m’y prendre.
Peut-être aussi que j’ajouterai des « remplissages », ce qui revient essentiellement à colorer mon papier découpé.
Pour l’instant tout cela reste sur le chemin de la découverte.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Des cutters à plusieurs grosseurs et formes, une planche à découpe, des feuilles de couleurs, un tapis de découpe auto-réparant.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

Je trouve génial de pouvoir s’enrichir ainsi par de nouvelles découvertes et de pouvoir également y laisser son empreinte. Une infirmière dans le service où j’ai été hospitalisée a commandé une « broderie », une plume. C’est chouette 🙂

BMP – Impression de profondeur

BMP – Impression de profondeur
Cette fois-ci, je ne souhaitais pas proposer un monument, mais faire apparaître la profondeur. Cette profondeur qui nous emmènerait très loin, à nous en faire tourner la tête. Créer le tournis, conduire au vide, mais à un vide coloré. Tomber d’une grande hauteur et se sentir libre et léger.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Pour cette ébauche, il me faillait faire partager cette grande sensation créé par la profondeur et la faire partager.
Il me fallait aussi essayer de percevoir ce vide au plus profond de lui, mais ne pas le laisser-là, accepter de se faire entraîner par lui, trouver cette sensation de frisson, le tout avec de grandes couleurs, car ma création ne dégage aucun danger.
J’ai donc commencé par faire apparaître sur ma feuille, au crayon de papier, le centre de ma production, qui est exprimé par un rond qui nous envoie dans la profondeur du dessin. Puis j’ai continué en faisant naître autour de lui, les façades qui seraient colorées, mais qui n’ont rien à voir avec des monuments.
Je voulais me lancer à utiliser de la peinture aquarelle, mais d’un coup j’ai fait marche arrière : je me suis repliée. Une angoisse, une peur de je ne sais pas trop quoi, mais ça bloquait. Je pense que se sont mes tremblements qui m’ont fait reculer, ce geste incertain ! Peut-être une prochaine fois. Donc là je me suis servie de gros marqueurs et de crayons à pointe fine.
Des couleurs, du vif, mais des couleurs dont les tons se mélangent. Quant aux finitions, elles ont été faites au crayon noir.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm. Crayon à papier HB, gros feutre de couleur.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

J’observe ma production, mon désir apparaît, la profondeur, le lointain. Je suis attirée vers le fond, à voir défiler toutes ces couleurs d’une grande gaité. Il ne faut pas avoir l’angoisse du vide !